Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2403730(TA95-2403730)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen sérieux, et d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2404209(TA95-2404209)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant pakistanais, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas droit à la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que l'intéressé justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de huit ans et d'une insertion professionnelle significative, avec plus de trois ans et neuf mois d'expérience salariée. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2403275(TA95-2403275)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 12 février 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé que M. A justifiait d'une présence continue de neuf ans en France et d'une insertion professionnelle stable et significative, notamment par un contrat à durée indéterminée et de nombreux bulletins de salaire. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
N° TA95-2403040(TA95-2403040)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'examen de leur demande fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 14 de la loi du 26 janvier 2024. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2402497(TA95-2402497)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A C, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur l'avis du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C.
N° TA95-2403947(TA95-2403947)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et leur interdisant le retour pour un an. Les requérants invoquaient notamment un défaut d’examen de leur demande fondée sur l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 14 de la loi du 26 janvier 2024. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2404208(TA95-2404208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant pakistanais, contre un arrêté préfectoral du 10 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que M. A justifiait d'une résidence continue en France depuis plus de neuf ans et d'une activité salariée stable et réelle depuis 2019, ce qui constituait des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 435-1 du CESEDA, qui permet la délivrance d'une carte de séjour temporaire pour des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels.
N° TA95-2404212(TA95-2404212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une assignation à résidence. Le tribunal a annulé ces arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine, estimant que la menace pour l'ordre public invoquée, fondée sur une condamnation pour abus de faiblesse, n'était pas caractérisée en raison de l'ancienneté des faits et du respect des obligations judiciaires par le requérant. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les conditions n'étaient pas remplies.
N° TA95-2404580(TA95-2404580)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 janvier 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait obligé M. A à quitter le territoire français. Le requérant, bien que né en Mauritanie, a justifié posséder la nationalité française, ce qui constitue une erreur de fait entachant la décision. Le tribunal applique l'article L.110-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui réserve ces mesures aux personnes n'ayant pas la nationalité française. La requête en excès de pouvoir est donc accueillie, et l'arrêté est annulé en toutes ses dispositions.
N° TA95-2404583(TA95-2404583)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de sa carte de résident et les mesures d'éloignement prises par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la demande de titre de séjour, présentée après l'expiration de la carte de résident et hors des délais légaux, devait être regardée comme une première demande, soumise à l'appréciation de l'autorité préfectorale. Il a estimé que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre, et que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et proportionnées, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 433-2 et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2403649(TA95-2403649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le requérant, ayant déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour hors délai, devait justifier d'un visa de long séjour conformément à la convention franco-ivoirienne du 22 septembre 1992 et au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les mesures d'injonction.
N° TA95-2410361(TA95-2410361)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui proposer un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative étant expiré, et car le tribunal avait déjà statué sur une demande identique par une ordonnance du 4 octobre 2022. La décision de la commission de médiation du 13 octobre 2021 reste néanmoins valable.
N° TA95-2409411(TA95-2409411)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de lui proposer un logement adapté à ses besoins, en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la commission de médiation avait reconnu son caractère prioritaire le 4 août 2023, et le délai de recours de quatre mois, courant à compter du 4 février 2024, expirait le 5 juin 2024, alors que sa requête n’a été postée que le 24 juin 2024. Le tribunal a donc rejeté la demande sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative, tout en précisant que Mme A conserve le bénéfice de la décision de la commission de médiation.
N° TA95-2205786(TA95-2205786)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le refus de Pôle Emploi d’octroyer à la SARL Casa Verde l’aide « emplois francs » pour l’embauche de Mme B C. La décision initiale du 29 octobre 2021, retirée et remplacée le 13 mai 2022, a été jugée sans objet pour la première requête et irrecevable pour la seconde. Le tribunal a rejeté les conclusions contre la décision du 13 mai 2022, validant la compétence du signataire et la régularité de la décision. Il a appliqué les articles 5 et 6 du décret n° 2018-230 du 30 mars 2018, confirmant que le contrat à durée déterminée initial de moins de six mois ne remplissait pas les conditions d’éligibilité à l’aide.
N° TA95-2412585(TA95-2412585)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Versailles d'inscrire son fils en classe de seconde professionnelle. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, dès lors que M. A avait été informé de la possibilité de formuler de nouveaux vœux d'inscription à compter du 4 ou 5 septembre 2024. En conséquence, la demande de suspension et d'injonction a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2409955(TA95-2409955)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l’arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé M. B, ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour de vingt-quatre mois. La décision est annulée pour défaut d’examen sérieux de la situation personnelle de l’intéressé, le préfet ayant mentionné des motifs inadaptés relatifs aux ressortissants de l’Union européenne. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente, et d’effacer son signalement au fichier européen de non-admission. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2307314(TA95-2307314)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme E, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 mai 2023 refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2206441(TA95-2206441)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Lias Coiffure contestant les sanctions pécuniaires (contribution spéciale de 14 600 euros et contribution forfaitaire de 4 248 euros) infligées par l'OFII pour l'emploi de deux salariés marocains sans titre de travail ni de séjour. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée au regard de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a rappelé que les contributions prévues aux articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sanctionnent objectivement l'emploi irrégulier, sans nécessité d'un élément intentionnel, et que la société n'établissait pas avoir satisfait à ses obligations de vérification. La demande d'annulation et de décharge a donc été rejetée.
N° TA95-2412916(TA95-2412916)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 août 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2412885(TA95-2412885)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la cessation de violations alléguées de ses droits parentaux par l'Aide Sociale à l'Enfance de Vauréal. Le juge a estimé que M. A n'établissait pas l'existence d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour faire droit à sa demande. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen au fond des griefs invoqués.