Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412007(TA95-2412007)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police du 15 août 2024 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de vingt-quatre mois. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme était inopérant et que la décision n’était pas entachée d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la situation irrégulière de l’intéressé, de son absence d’attaches en France et de son comportement. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction.
N° TA95-2413038(TA95-2413038)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant résidait à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet le dossier au tribunal administratif de Montreuil, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2312357(TA95-2312357)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître son droit à un logement prioritaire et urgent. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens, le tribunal a constaté son désistement d’office en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 12 septembre 2024, il a été donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA95-2315823(TA95-2315823)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par ordonnance du 12 septembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci contestait le rejet implicite de ses demandes de prestation de compensation du handicap, d'allocation aux adultes handicapés, d'affiliation gratuite à l'assurance vieillesse et de carte mobilité inclusion. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond (code de l'action sociale et des familles, code de la sécurité sociale) n'a été appliqué au fond du litige.
N° TA95-2314200(TA95-2314200)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les conditions de prise en charge de Mme E par le centre hospitalier Simone Veil lors d'un infarctus du myocarde, en raison de l'utilité de cette mesure pour un éventuel litige en responsabilité. En revanche, la demande d'expertise distincte pour évaluer les répercussions psychologiques de cet état sur son époux, M. A, a été rejetée, faute d'éléments probants établissant un préjudice personnel et distinct de celui de Mme E. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative régissant les mesures d'expertise utiles.
N° TA95-2407829(TA95-2407829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour trouble à l'ordre public et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés. Elle a également jugé que les moyens de légalité interne, faute de précisions suffisantes, ne permettaient pas d'en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2413091(TA95-2413091)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête d'une famille demandeuse d'asile qui sollicitait des conditions matérielles d'accueil et un hébergement d'urgence. Le juge estime que la condition d'urgence particulière, justifiant une intervention sous 48 heures, n'est pas établie en l'état, malgré la situation de précarité et la présence d'une enfant mineure. La demande d'aide juridictionnelle provisoire et les frais de justice sont également rejetés.
N° TA95-2413067(TA95-2413067)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 juillet 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas établie, la simple précarité liée à une situation irrégulière étant insuffisante. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais irrépétibles ont également été rejetées, de même que la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA95-2412941(TA95-2412941)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, étudiant en Master 2. Ce dernier demandait au juge des référés d'ordonner à l'université CY Cergy Paris d'accepter un mémoire de recherche en remplacement d'un stage obligatoire non réalisé, afin de valider son diplôme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'étudiant était convoqué à la session de rattrapage de septembre 2024, ce qui ne compromettait pas immédiatement l'obtention de son diplôme. La requête a donc été rejetée comme mal fondée.
N° TA95-2413092(TA95-2413092)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 2 juillet 2024 prolongeant le congé maladie ordinaire de M. B, agent hospitalier, dans l'attente de l'avis du comité médical. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée ne modifiant pas par elle-même sa situation financière puisqu'elle le maintient à demi-traitement, et le comité médical étant saisi. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais.
N° TA95-2413014(TA95-2413014)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A B contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Melun, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.
N° TA95-2412486(TA95-2412486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour, afin de pouvoir débuter un contrat d'apprentissage. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant n'est pas en situation irrégulière et ne pouvait obtenir l'attestation de prolongation qu'à l'expiration de son précédent titre, le 12 septembre 2024. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2312927(TA95-2312927)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’une demande de remise de dette de prime d’activité d’un montant initial de 3 944,89 euros. En cours d’instance, la caisse d’allocations familiales du Val-d’Oise a accordé une remise totale du solde actualisé de la dette (1 469,13 euros) et procédé à un reversement partiel des retenues effectuées. Constatant que la demande de la requérante était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412884(TA95-2412884)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante mexicaine, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit à la formation, en raison du classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre. Le juge a estimé que les circonstances invoquées ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA95-2409449(TA95-2409449)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... qui contestait le rejet implicite de son recours amiable visant à faire reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Le juge constate que le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, les pièces justificatives nécessaires pour établir sa situation administrative, notamment la preuve de la régularité de son séjour en France exigée par les articles L. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. En l'absence de ces éléments, les moyens soulevés sont considérés comme manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête. La requête est donc rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2412508(TA95-2412508)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la suspension des décisions d’affectation de sa fille au collège Alfred de Vigny. La requérante invoquait l’urgence liée à la rentrée scolaire, à des frais périscolaires et à la séparation d’avec sa sœur, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité des décisions. Le juge a estimé que ces circonstances ne caractérisaient pas une urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’enfant n’étant pas privée d’affectation et l’établissement n’étant pas situé dans une autre commune. La requête a été rejetée sans examen du fond.
N° TA95-2406180(TA95-2406180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... pour contester un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 7 242 euros réclamé par la CAF des Hauts-de-Seine. En cours d’instance, la CAF a procédé à l’effacement intégral de cette dette en raison de la situation de surendettement de la requérante. Constatant que le litige avait perdu son objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2405098(TA95-2405098)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... qui contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître son caractère prioritaire et urgent pour un logement. La commission avait motivé son rejet par des incohérences dans les informations fournies, notamment concernant la présence de son époux. Le juge constate que la requérante n'a pas contesté ce motif et n'a pas apporté les précisions nécessaires pour démontrer le bien-fondé de sa demande, malgré une invitation à régulariser. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, les moyens soulevés sont jugés inopérants ou insuffisamment étayés.
N° TA95-2409249(TA95-2409249)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B... contestant le refus du département des Hauts-de-Seine de lui verser le revenu de solidarité active (RSA). Le juge, statuant en plein contentieux, écarte comme inopérants les moyens relatifs aux vices propres de la décision attaquée (incompétence, défaut de contradictoire). Sur le fond, le tribunal constate que le requérant, qui admet effectuer de nombreux séjours à l'étranger, n'apporte aucune précision ni pièce pour démontrer sa résidence stable et effective en France, condition posée par les articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation est rejeté car manifestement insusceptible de venir au soutien de la requête, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409005(TA95-2409005)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. La solution retenue est un rejet sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précisés. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l’habitation (articles L. 300-1, L. 441-2-3, R. 441-14-1) et le code de justice administrative.