Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2316384(TA95-2316384)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 30 juillet 2024, a donné acte du désistement de M. A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois et l'obligation de se soumettre à une visite médicale. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois, malgré une demande en ce sens adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Cette solution a été retenue en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406020(TA95-2406020)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait un prétendu refus de regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a jugé que le courrier du 27 février 2024 de l'OFII, classant le dossier sans suite pour incomplétude, ne constituait pas une décision de refus du préfet, lequel ne peut statuer qu'après dépôt d'un dossier complet. En l'absence de décision administrative attaquable, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les articles R. 434-7 et R. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA95-2405510(TA95-2405510)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant la taxe sur les logements vacants (TLV) pour trois logements à Garges-les-Gonesses au titre de 2023. Le requérant soutenait que les logements étaient occupés, mais n’a fourni aucun justificatif précis à l’appui de ses allégations. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen était dépourvu de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2405462(TA95-2405462)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023. Le requérant n’avait pas déposé dans les quatre-vingt-dix jours suivant l’achèvement des travaux la déclaration obligatoire auprès de l’administration fiscale, mais seulement en mairie, ce qui est inopérant au regard de l’article 321 G de l’annexe III du code général des impôts. La bonne foi invoquée est sans incidence sur l’application des règles légales. La requête a donc été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA95-2410587(TA95-2410587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine obligeant M. B à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Montreuil, territorialement compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2410630(TA95-2410630)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour prise par le préfet des Yvelines, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, compétent car la requérante résidait dans les Yvelines au moment de la décision attaquée.
N° TA95-2410268(TA95-2410268)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant une attestation de demandeur d’asile et obligeant à quitter le territoire, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Drancy (Seine-Saint-Denis) à la date de la décision attaquée, il transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.
N° TA95-2410735(TA95-2410735)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, la résidence de la requérante à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) relève du ressort du Tribunal Administratif de Melun. Par conséquent, le dossier a été transmis à cette juridiction pour qu’elle statue sur la demande d’annulation de l’arrêté du 23 juillet 2024.
N° TA95-2207276(TA95-2207276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Les Amis O'Grill d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 36 500 euros et une contribution forfaitaire de 4 248 euros pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire préalable, prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a rappelé que, selon les articles R. 8253-3 et R. 8253-4 du code du travail, l'employeur doit être mis à même de présenter ses observations avant que la sanction ne soit prononcée. En l'espèce, la société requérante n'ayant pas été informée des griefs ni invitée à présenter ses observations avant l'édiction de la décision du 31 mars 2022, le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière. Par conséquent, il a annulé la décision de l'OFII et déchargé la société du paiement des sommes réclamées.
N° TA95-2404866(TA95-2404866)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant de lui délivrer un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Les éléments produits par la requérante (certificats de scolarité et bulletins de salaire récents) ont été jugés insuffisants pour démontrer une erreur manifeste d'appréciation. Enfin, les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6.5 de l'accord franco-algérien ont été rejetés faute de précisions suffisantes. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409236(TA95-2409236)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 18 juin 2024 de la préfète de l'Essonne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA95-2409284(TA95-2409284)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant à Mme B, demandeur d'asile géorgien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de précarité extrême de la requérante, et que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406590(TA95-2406590)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, qui demandait au juge de lui "expliciter les fondements et motifs" d'une décision préfectorale de refus de regroupement familial. Le tribunal rappelle qu'il n'a pas compétence pour répondre à une telle demande, son office se limitant à statuer sur des conclusions en annulation ou en indemnisation. En conséquence, la requête est jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
N° TA95-2403272(TA95-2403272)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 30 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La décision s'appuie sur les textes précités ainsi que sur l'article L. 435-1 du même code.
N° TA95-2403695(TA95-2403695)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant son pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité délégataire compétente et qu'il comportait les considérations de droit et de fait requises. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire et à la fixation du pays de renvoi, ont été rejetés comme insuffisamment précis. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2403698(TA95-2403698)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la rupture de la vie commune avec son conjoint français n'était pas imputable à des violences conjugales, faute d'éléments suffisants pour établir la réalité des violences alléguées, et que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 423-3, L. 423-5 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2114417(TA95-2114417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, agent titulaire de l’AP-HP, contre son arrêté de suspension sans traitement pris le 15 septembre 2021 pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait la légalité de cette mesure, fondée sur les articles 12 à 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que la procédure prévue par la loi, notamment l’information préalable et la suspension, avait été régulièrement appliquée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 5 août 2021, sans écarter l’application des conventions internationales invoquées.
N° TA95-2114762(TA95-2114762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à l’hôpital Louis-Mourier, qui contestait son arrêté de suspension sans traitement du 14 septembre 2021 pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante invoquait un vice de procédure et l’absence de proposition de congés ou de télétravail. Le tribunal a jugé que la procédure prévue par l’article 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 avait été respectée, l’employeur ayant informé l’agent des moyens de régularisation et de la possibilité de poser des congés payés. La suspension a donc été validée sur le fondement des articles 12 à 14 de cette loi, du code de la santé publique et du décret n°2021-1059 du 7 août 2021.
N° TA95-2109615(TA95-2109615)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté la requête de la société SWISSLOG FRANCE, qui demandait l'annulation du refus de l'inspectrice du travail d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé. Le tribunal a jugé que les faits de vol reprochés, bien que matériellement établis par la vidéosurveillance et l'interpellation, ne présentaient pas une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu des irrégularités de la procédure interne (enquête insuffisante, délai de consultation du CSE) et du doute subsistant au profit du salarié, conformément à l'article L. 1235-1 du code du travail. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative de refus d'autorisation de licenciement.
N° TA95-2402499(TA95-2402499)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, car M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, faute de preuves suffisantes pour l'année 2021. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté.