Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409670(TA95-2409670)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante algérienne d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de changement de statut. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a convoqué l'intéressée, rendant sa requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407015(TA95-2407015)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 18 avril 2024 par lequel le directeur général de la police nationale a révoqué M. A, brigadier-chef de la police nationale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les difficultés financières invoquées par le requérant ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat pour justifier une suspension. En outre, aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, incompétence, vice de procédure, méconnaissance du droit de se taire, erreur de fait, disproportion de la sanction) n’a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2409232(TA95-2409232)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A et l'a obligé à quitter le territoire français. La condition d'urgence a été écartée, le juge estimant que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 433-1 et L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA95-2403696(TA95-2403696)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante turque, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur de fait, dès lors que l'intéressée était inscrite pour la troisième année consécutive dans le même diplôme universitaire sans progression démontrée. L'illégalité du refus de titre n'étant pas établie, l'obligation de quitter le territoire français n'était pas fondée sur une décision illégale. La requête a été rejetée dans son ensemble, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2114417(TA95-2114417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, agent titulaire de l’AP-HP, contre son arrêté de suspension sans traitement pris le 15 septembre 2021 pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante contestait la légalité de cette mesure, fondée sur les articles 12 à 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021. Le tribunal a rejeté sa demande, jugeant que la procédure prévue par la loi, notamment l’information préalable et la suspension, avait été régulièrement appliquée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et de la loi du 5 août 2021, sans écarter l’application des conventions internationales invoquées.
N° TA95-2114762(TA95-2114762)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe administrative à l’hôpital Louis-Mourier, qui contestait son arrêté de suspension sans traitement du 14 septembre 2021 pour non-respect de l’obligation vaccinale contre la Covid-19. La requérante invoquait un vice de procédure et l’absence de proposition de congés ou de télétravail. Le tribunal a jugé que la procédure prévue par l’article 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 avait été respectée, l’employeur ayant informé l’agent des moyens de régularisation et de la possibilité de poser des congés payés. La suspension a donc été validée sur le fondement des articles 12 à 14 de cette loi, du code de la santé publique et du décret n°2021-1059 du 7 août 2021.
N° TA95-2207276(TA95-2207276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Les Amis O'Grill d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui infligeant une contribution spéciale de 36 500 euros et une contribution forfaitaire de 4 248 euros pour l'emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire préalable, prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a rappelé que, selon les articles R. 8253-3 et R. 8253-4 du code du travail, l'employeur doit être mis à même de présenter ses observations avant que la sanction ne soit prononcée. En l'espèce, la société requérante n'ayant pas été informée des griefs ni invitée à présenter ses observations avant l'édiction de la décision du 31 mars 2022, le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière. Par conséquent, il a annulé la décision de l'OFII et déchargé la société du paiement des sommes réclamées.
N° TA95-2107086(TA95-2107086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la société Sedifrais Montsoult Logistic qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail et de la ministre du travail refusant l'autorisation de licencier M. B, salarié protégé membre suppléant du CSE, pour motif disciplinaire. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de fait en considérant que la matérialité des faits reprochés n'était pas établie, et que ces faits n'étaient pas d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement. La solution s'appuie sur les articles L. 2411-10 et L. 1235-1 du code du travail, relatifs à la protection des salariés mandatés et à l'appréciation du motif réel et sérieux de licenciement.
N° TA95-2406402(TA95-2406402)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que les moyens soulevés sont soit manifestement infondés (motivation insuffisante, défaut de saisine de la commission du titre de séjour), soit insuffisamment précis (violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 435-1, L. 421-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). En conséquence, la requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2314824(TA95-2314824)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme B contestant une saisie administrative à tiers détenteur de 2 654 055 euros pour des cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux de 2016-2017. La saisie étant restée improductive, les requérants étaient sans intérêt à agir, rendant leur demande de décharge manifestement irrecevable. Leur demande d'indemnisation pour frais bancaires de 180 euros a été rejetée faute de preuve suffisante. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2107085(TA95-2107085)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Sedifrais Montsoult Logistic, qui demandait l’annulation des décisions de l’inspectrice du travail et de la ministre du travail refusant l’autorisation de licencier pour motif disciplinaire M. B, salarié protégé membre suppléant du CSE. Le tribunal a estimé que les faits reprochés n’étaient pas d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement, conformément aux articles L. 2411-10 et L. 1235-1 du code du travail. La solution retenue confirme le refus d’autorisation de licenciement, au bénéfice de la protection exceptionnelle dont bénéficient les représentants du personnel.
N° TA95-2409181(TA95-2409181)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant malien, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet du Val-d'Oise a délivré à l'intéressé un récépissé valable du 8 juillet au 7 octobre 2024. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA95-2409174(TA95-2409174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, fonctionnaire territoriale, qui demandait la suspension de l’arrêté du maire de Boulogne-Billancourt la plaçant d’office en congé de longue maladie du 27 novembre 2023 au 26 novembre 2024. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (procédure irrégulière, méconnaissance de l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986, erreur manifeste d’appréciation) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La demande d’injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées, de même que la demande reconventionnelle de la commune.
N° TA95-2403477(TA95-2403477)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. La requête ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité n'étant plus régularisable, le juge a prononcé le rejet sans examiner le fond.
N° TA95-2407763(TA95-2407763)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, étaient manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407831(TA95-2407831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait une délibération du conseil municipal de Châtenay-Malabry approuvant le remplacement d’un véhicule thermique par un véhicule électrique. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable, faute pour le requérant, simple contribuable local, de démontrer que cette décision aurait des conséquences directes et suffisamment importantes sur les finances communales. La qualité de militant écologiste invoquée n’a pas été jugée suffisante pour lui conférer un intérêt à agir. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général des collectivités territoriales.
N° TA95-2407733(TA95-2407733)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requérante avait adressé sa demande par courrier postal, alors que, conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 31 mars 2023, les demandes de carte de résident doivent être effectuées via un téléservice. En l'absence de preuve d'une impossibilité d'utiliser ce service, la demande postale n'a pas régulièrement saisi l'administration, empêchant la naissance d'une décision implicite de rejet. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404086(TA95-2404086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la violation de l'accord franco-tunisien, étaient manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés.
N° TA95-2407839(TA95-2407839)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait au juge de l'assister dans ses démarches administratives pour un regroupement familial. La juridiction a considéré que cette demande ne relevait pas de l'office du juge administratif, lequel ne peut statuer que sur des conclusions tendant à l'annulation d'une décision ou à la condamnation d'une personne publique. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407961(TA95-2407961)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait un refus de titre de séjour. La décision attaquée était en réalité un classement sans suite pour dossier incomplet, fondé sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé qu'un tel classement ne constitue pas une décision faisant grief et que les conclusions étaient dirigées contre une décision inexistante, donc irrecevables. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.