Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2111765(TA95-2111765)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 15 juillet 2021 par laquelle le directeur adjoint de l'EHPAD "Maison de retraite du Parc" a licencié M. A pour insuffisance professionnelle. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature accordée ne mentionnant pas les décisions de licenciement dans la liste limitative des actes autorisés. Le tribunal applique les principes généraux de la compétence des autorités administratives, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés. Les conclusions de M. A au titre des frais de justice sont rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2114363(TA95-2114363)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par un agent hospitalier et un syndicat contre une décision de suspension sans traitement, prise le 15 septembre 2021, pour défaut de présentation d'un justificatif de vaccination contre la Covid-19. La requête visait à contester cette suspension, fondée sur les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la suspension était légalement justifiée par l'obligation vaccinale imposée aux personnels de santé et par le constat de l'absence de justificatif valide. La solution retenue confirme ainsi la conformité de la mesure aux dispositions législatives et réglementaires applicables, notamment la loi n°2021-1040 et le décret n°2021-1059.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-1810107(TA95-1810107)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, infirmier victime d’un accident de service à l’AP-HP, qui demandait la réparation intégrale de ses préjudices. La juridiction a écarté la responsabilité pour faute de l’hôpital, faute de preuve d’un défaut d’organisation. En revanche, elle a retenu la responsabilité sans faute de l’administration, permettant l’indemnisation des préjudices personnels (souffrances, préjudice esthétique, troubles dans les conditions d’existence) sur le fondement des lois n°83-634 et n°86-33. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande d’indemnisation pour perte de revenus, car M. A bénéficie déjà d’une pension de retraite pour invalidité, et a renvoyé l’affaire pour évaluation des autres préjudices.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2115045(TA95-2115045)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, salarié protégé de La Poste, qui contestait la décision de l'inspection du travail du 23 octobre 2018 autorisant son licenciement pour faute. Le tribunal a jugé que, bien que la notification de cette décision n'ait pas comporté les mentions obligatoires, M. B en avait eu connaissance au plus tard le 13 novembre 2018, date de réception de son licenciement. En application du principe de sécurité juridique, le recours contentieux, introduit plus de trois ans après cette date, excédait le délai raisonnable d'un an, et le recours hiérarchique tardif n'avait pu interrompre ce délai. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2205286(TA95-2205286)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé que l'administration avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que les éléments fournis (scolarité, présence de sa fille et de son compagnon) ne démontraient pas une insertion stable ou une communauté de vie effective justifiant un droit au séjour. La décision a donc été confirmée comme légale au regard des textes applicables.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2113262(TA95-2113262)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de la Sarl XPERBAT contestant les décisions de l'OFII du 18 mai 2021 lui infligeant une contribution spéciale de 18 250 euros (article L. 8253-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 2 309 euros (articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il juge que la matérialité des faits est établie, l'infraction étant constituée par le seul fait d'employer un étranger non autorisé, sans qu'un élément intentionnel soit nécessaire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2316327(TA95-2316327)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de rétablissement de cotisations retraite par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire enregistré le 15 décembre 2023. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par ordonnance du 29 juillet 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2302275(TA95-2302275)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société La Poste d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre du travail refusant d’autoriser le licenciement de M. A. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 24 novembre 2023. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 29 juillet 2024.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2300120(TA95-2300120)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, était saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre la décision "48 SI" du 28 juin 2022 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" et le retrait de points du 22 avril 2020, ces décisions ayant été retirées par l’administration. Il a rejeté comme irrecevables les conclusions contre les retraits de points des 17 avril 2018, 16 octobre 2019 et 23 juillet 2020, les points ayant été restitués. Enfin, il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux infractions des 9 mai 2018, 6 février 2020, 23 février 2020 et 6 juin 2020, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et de l’article 529-2 du code de procédure pénale, au motif que les moyens soulevés étaient manifestement infondés.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

N° TA95-2214721(TA95-2214721)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise donne acte du désistement de M. A, qui contestait une contrainte de Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 1 737,18 euros. Le tribunal avait informé le requérant qu’un accord avait été trouvé en sa faveur et l’avait invité, sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai d’un mois, M. A est réputé s’être désisté de sa requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410245(TA95-2410245)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, à la demande de Hauts-de-Seine Habitat - Oph. Cette mesure vise à constater l'état des immeubles avoisinants avant des travaux de réhabilitation de deux bâtiments HLM à Vaucresson, puis à déterminer les causes et l'étendue des dommages éventuels pendant leur exécution. La juridiction a rejeté la demande de dépôt d'un calendrier et d'un coût prévisionnel, faute de base légale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2410157(TA95-2410157)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 5 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et les vices de procédure tirés de la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et (CE) n° 1560/2003. Il a également jugé que le requérant n'établissait pas l'existence de défaillances systémiques en Croatie justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement Dublin, ni un risque de violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les règlements européens précités et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2410154(TA95-2410154)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le requérant invoquait des défaillances systémiques en Italie au sens de l’article 3 du règlement (UE) n° 604/2013, mais le tribunal a estimé que ses allégations étaient trop générales et non étayées. La solution retenue confirme la légalité du transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409854(TA95-2409854)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme A, ressortissante chinoise, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette mesure était devenue sans objet car le préfet des Hauts-de-Seine lui avait finalement délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 9 octobre 2024. En revanche, le juge a rejeté les conclusions indemnitaires de la requérante, estimant que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires et non une condamnation pécuniaire. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409850(TA95-2409850)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré un récépissé à M. A, ressortissant éthiopien reconnu réfugié, et pris une décision favorable à sa demande de carte de résident. Cette délivrance a implicitement rapporté la décision implicite de rejet contestée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, la condition d’urgence et le doute sérieux sur la légalité n’étant plus en litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409809(TA95-2409809)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant bangladais, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier de démarches préalables suffisantes ou d'une impossibilité d'utiliser la plateforme en ligne prescrite par la préfecture des Hauts-de-Seine. La condition d'utilité de la mesure n'était pas non plus remplie, le demandeur n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une nécessité immédiate d'obtenir un rendez-vous. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'astreinte ou les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409802(TA95-2409802)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 28 mai 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et ordonnant son expulsion. La requérante, condamnée à 14 ans de réclusion pour violences ayant entraîné la mort d'un mineur, n'a pas démontré de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, le préfet ayant pu légalement considérer sa présence comme une menace pour l'ordre public. La condition d'urgence n'a pas été examinée, les moyens soulevés étant jugés infondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2409801(TA95-2409801)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident par le préfet du Val-d'Oise. Ce désistement fait suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction régularisant temporairement sa situation. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409800(TA95-2409800)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant sri-lankais, à un rendez-vous sous huit jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a retenu que l'absence de réponse de l'administration depuis le dépôt de la demande en novembre 2023 créait une situation d'urgence, notamment en raison de la nécessité pour l'intéressé de poursuivre ses études. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2409785(TA95-2409785)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait le transfert de Mme C, ressortissante turque, aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation de son époux, dont la demande d'asile était en cours d'examen en France, en méconnaissance de l'article 10 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme C une attestation de demande d'asile en procédure normale.

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