Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409813(TA95-2409813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 30 mai 2024 par laquelle le CNAPS a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. A, agent de sécurité. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation d'activité professionnelle et les difficultés financières invoquées ne présentant pas un caractère suffisamment grave et immédiat au regard de l'intérêt public. Les moyens soulevés, tirés notamment d'un défaut de procédure contradictoire et d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA95-2409812(TA95-2409812)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une avocate de nationalité camerounaise, Mme B, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’obtenir un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. Après avoir obtenu un rendez-vous, la requérante s’est désistée de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le bien-fondé de la demande. La décision applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé et celles du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2403980(TA95-2403980)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant arménien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’intéressé, dont le titre avait expiré depuis plus d’un an, n’avait sollicité son renouvellement qu’en février 2024 et n’apportait aucun élément probant sur les risques allégués (perte de droits sociaux, accès aux soins, logement). La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA95-2403830(TA95-2403830)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante guatémaltèque, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, malgré ses difficultés à accéder à la plateforme de prise de rendez-vous depuis 2021. La décision rappelle que, pour une première demande de titre de séjour, il incombe au demandeur de démontrer une urgence spécifique, ce qui n'a pas été le cas en l'espèce. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2408948(TA95-2408948)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions contestées étaient suffisamment motivées et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se considérant en situation de compétence liée. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que celui relatif à l'absence de notification de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2408472(TA95-2408472)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de Police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, du délai de départ volontaire et de la fixation du pays de destination, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408344(TA95-2408344)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de Police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé, après un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA95-2408334(TA95-2408334)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge écarte les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure est proportionnée. La décision est fondée sur le rejet de sa demande d'asile et l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France.
N° TA95-2408331(TA95-2408331)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité des décisions d'éloignement fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2408329(TA95-2408329)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’examen, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté pris sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2407827(TA95-2407827)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C, ressortissant marocain et conjoint d'une réfugiée, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un numéro étranger pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que la préfecture n'imposait pas un tel numéro et permettait le dépôt d'une demande via une rubrique dédiée sur le site de l'ANEF, sans que M. C ne justifie d'une impossibilité d'effectuer cette démarche. En conséquence, la requête a été regardée comme devenue sans objet, et il a été prononcé un non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2407813(TA95-2407813)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait au juge d'ordonner au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A avait contribué à sa propre situation d'urgence en effectuant ses démarches après l'expiration de son titre, et n'a pas démontré de circonstances particulières justifiant une mesure à très bref délai. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2408572(TA95-2408572)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen particulier de la situation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2401902(TA95-2401902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, invoquant l'urgence et l'utilité de la mesure. Le juge a constaté que la requête, signée par une juriste sans qualité pour représenter le requérant, était irrecevable faute de respect des règles de représentation prévues aux articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative.
N° TA95-2316848(TA95-2316848)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un référé-mesures utiles (article L. 521-3 du code de justice administrative) introduit par M. A, un ressortissant malien pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A n'ayant pas justifié avoir accompli les démarches nécessaires pour obtenir un rendez-vous dans un délai utile avant son dix-neuvième anniversaire.
N° TA95-2316779(TA95-2316779)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B C, ressortissant congolais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la demande de l'intéressé a été clôturée par l'administration le 10 mars 2023 pour cause de dossier incomplet, et qu'il ne justifie pas avoir déposé une demande complète depuis. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA95-2409640(TA95-2409640)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a ordonné le transfert de M. B, ressortissant mauritanien, aux autorités espagnoles. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 21 du règlement (UE) n°604/2013, en raison de l'absence de saisine des autorités espagnoles dans les délais impartis. Le juge constate que la responsabilité de l'examen de la demande d'asile incombe dès lors à la France.
N° TA95-2409690(TA95-2409690)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de l'assignation à résidence pris à l'encontre de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, dès lors que l'intéressé ne justifiait pas d'une situation personnelle ou familiale d'une particulière gravité justifiant une intervention rapide. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA95-2409962(TA95-2409962)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine l’assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait sa présence en France depuis treize ans, son mariage avec une Française, ses quatre enfants français et un emploi stable. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation et que l’assignation à résidence ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision a donc été jugée légale, sans erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2409965(TA95-2409965)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale de référés, a rejeté la requête de M. B C. Ce dernier demandait l’annulation d’un arrêté du ministre de l’intérieur du 23 juin 2024, modifié le 5 juillet 2024, lui imposant une mesure de contrôle administratif et de surveillance (interdiction de quitter sa commune et obligation de pointage quotidien) pour une durée de trois mois, sur le fondement des articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte, après avoir vérifié, dans le cadre de la procédure non contradictoire prévue à l’article L. 773-9 du code de justice administrative, la régularité de la délégation de signature.