Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409893(TA95-2409893)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur une demande de suspension d’un arrêté municipal d’opposition à déclaration préalable de travaux, a rejeté la requête de M. C. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant n’a pas justifié de la date de signature de l’acte de vente ni démontré que la perte de la vente était certaine et imminente. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2410159(TA95-2410159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sannois. La commune sollicitait une expertise pour constater l'état des immeubles voisins avant et pendant des travaux de démolition liés à un projet d'aménagement. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire l'état des propriétés avoisinantes, d'identifier les désordres préexistants, et de suivre l'évolution des dommages potentiels durant le chantier.
N° TA95-2202702(TA95-2202702)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, manipulatrice en radiologie au centre hospitalier Rives de Seine, qui contestait sa suspension de fonctions pour non-respect de l'obligation vaccinale contre la Covid-19. La décision de suspension, prise par la directrice de l'établissement, était compétente et suffisamment motivée en droit. Le tribunal a appliqué les articles 12 à 14 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, qui imposent cette obligation aux agents des établissements de santé.
N° TA95-2409915(TA95-2409915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision du 4 juin 2024 par laquelle le directeur académique du Val-d'Oise avait refusé l'affectation dérogatoire d'un élève au collège Jules Ferry. Le juge a constaté que l'administration avait, le 24 juillet 2024, fait droit à la demande en affectant l'enfant dans l'établissement souhaité. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction sont devenues sans objet, et il a été prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 2 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2110344(TA95-2110344)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité du 9 juin 2021 rejetant sa demande de pension militaire d'invalidité. La commission avait fondé son rejet sur la tardiveté de la demande, introduite le 12 octobre 2018, soit après la date limite du 14 juillet 2018 fixée par l'article L. 113-6 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, issu de la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018. Le tribunal a écarté le moyen du requérant, qui alléguait avoir déposé des demandes antérieures sans en apporter la preuve, et a confirmé le rejet pour tardiveté.
N° TA95-2409785(TA95-2409785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise ordonnait le transfert de Mme C, ressortissante turque, aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation de son époux, dont la demande d'asile était en cours d'examen en France, en méconnaissance de l'article 10 du règlement (UE) n° 604/2013. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à Mme C une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2302275(TA95-2302275)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société La Poste d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre du travail refusant d’autoriser le licenciement de M. A. La société requérante s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 24 novembre 2023. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 29 juillet 2024.
N° TA95-2316327(TA95-2316327)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de rétablissement de cotisations retraite par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. La requérante s’est désistée de son recours par un mémoire enregistré le 15 décembre 2023. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par ordonnance du 29 juillet 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA95-2114363(TA95-2114363)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par un agent hospitalier et un syndicat contre une décision de suspension sans traitement, prise le 15 septembre 2021, pour défaut de présentation d'un justificatif de vaccination contre la Covid-19. La requête visait à contester cette suspension, fondée sur les articles 12, 13 et 14 de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que la suspension était légalement justifiée par l'obligation vaccinale imposée aux personnels de santé et par le constat de l'absence de justificatif valide. La solution retenue confirme ainsi la conformité de la mesure aux dispositions législatives et réglementaires applicables, notamment la loi n°2021-1040 et le décret n°2021-1059.
N° TA95-2205286(TA95-2205286)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé que l'administration avait procédé à un examen suffisant de sa situation et que les éléments fournis (scolarité, présence de sa fille et de son compagnon) ne démontraient pas une insertion stable ou une communauté de vie effective justifiant un droit au séjour. La décision a donc été confirmée comme légale au regard des textes applicables.
N° TA95-2409854(TA95-2409854)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme A, ressortissante chinoise, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Cette mesure était devenue sans objet car le préfet des Hauts-de-Seine lui avait finalement délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 9 octobre 2024. En revanche, le juge a rejeté les conclusions indemnitaires de la requérante, estimant que le juge des référés ne peut ordonner que des mesures provisoires et non une condamnation pécuniaire. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 511-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2300120(TA95-2300120)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, était saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre la décision "48 SI" du 28 juin 2022 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision "48 SI" et le retrait de points du 22 avril 2020, ces décisions ayant été retirées par l’administration. Il a rejeté comme irrecevables les conclusions contre les retraits de points des 17 avril 2018, 16 octobre 2019 et 23 juillet 2020, les points ayant été restitués. Enfin, il a rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux infractions des 9 mai 2018, 6 février 2020, 23 février 2020 et 6 juin 2020, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et de l’article 529-2 du code de procédure pénale, au motif que les moyens soulevés étaient manifestement infondés.
N° TA95-2409850(TA95-2409850)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le préfet des Hauts-de-Seine avait, postérieurement à l’introduction de la requête, délivré un récépissé à M. A, ressortissant éthiopien reconnu réfugié, et pris une décision favorable à sa demande de carte de résident. Cette délivrance a implicitement rapporté la décision implicite de rejet contestée. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, la condition d’urgence et le doute sérieux sur la légalité n’étant plus en litige.
N° TA95-1810107(TA95-1810107)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, infirmier victime d’un accident de service à l’AP-HP, qui demandait la réparation intégrale de ses préjudices. La juridiction a écarté la responsabilité pour faute de l’hôpital, faute de preuve d’un défaut d’organisation. En revanche, elle a retenu la responsabilité sans faute de l’administration, permettant l’indemnisation des préjudices personnels (souffrances, préjudice esthétique, troubles dans les conditions d’existence) sur le fondement des lois n°83-634 et n°86-33. Toutefois, le tribunal a rejeté la demande d’indemnisation pour perte de revenus, car M. A bénéficie déjà d’une pension de retraite pour invalidité, et a renvoyé l’affaire pour évaluation des autres préjudices.
N° TA95-2409801(TA95-2409801)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de résident par le préfet du Val-d'Oise. Ce désistement fait suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction régularisant temporairement sa situation. Le tribunal a également admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2410156(TA95-2410156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait ordonné le transfert de M. C, ressortissant turc, aux autorités italiennes responsables de sa demande d'asile. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en prononçant ce transfert, car les parents du requérant résident en France où le père est en procédure d'asile, et que M. C n'a aucune attache en Italie. Cette solution se fonde sur le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, notamment ses articles 8 et 17, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer à M. C une attestation de demande d'asile en procédure normale.
N° TA95-2409252(TA95-2409252)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. B, ressortissant algérien, à quitter le territoire français. La juridiction estime que cette mesure porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une Française et de la naissance de leur enfant français. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que des décisions subséquentes (fixation du pays, interdiction de retour et assignation à résidence).
N° TA95-2409241(TA95-2409241)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 23 avril 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé que le requérant ne produisait pas l'arrêté contesté et que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'en avait aucune trace, indiquant qu'un arrêté distinct avait déjà été pris le 22 avril 2024 à l'encontre d'un individu se faisant passer pour M. C. En conséquence, les conclusions dirigées contre une décision inexistante ont été jugées irrecevables, sur le fondement des articles R. 312-8 et R. 611-7 du code de justice administrative.
N° TA95-2408452(TA95-2408452)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 8 juin 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. A, ressortissant congolais, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, qui était entré régulièrement en France à 12 ans, détenait un titre de séjour récent et avait une demande de renouvellement en cours. Cette annulation est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2408473(TA95-2408473)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 mai 2024 lui refusant une attestation de demandeur d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut d'examen sérieux, et a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du CESEDA, l'arrêté ne comportant pas de refus d'admission exceptionnelle au séjour. En application des articles L. 542-1 et L. 542-2 du CESEDA, le droit au maintien sur le territoire avait pris fin après le rejet définitif de ses demandes d'asile par l'OFPRA et la CNDA, rendant légale l'obligation de quitter le territoire.