Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2409011(TA95-2409011)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 avril 2024 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations avait prononcé le déréférencement de la société CAFPA de la plateforme "Mon compte formation" pour six mois, bloqué certains paiements et exigé des remboursements. Le juge a estimé que la condition d'urgence, invoquée par la société requérante en raison de ses difficultés financières, n'était pas établie, la situation étant antérieure à la décision contestée. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, erreurs de fait et d'appréciation, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 6333-6 et R. 6333-7 du code du travail.
N° TA95-2408971(TA95-2408971)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant égyptien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident prise par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 433-2 et R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée.
N° TA95-2409901(TA95-2409901)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant américain, de ses conclusions visant à modifier une précédente ordonnance du 20 juin 2024 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Le désistement est intervenu après que le préfet a convoqué l'intéressé pour exécuter cette injonction. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2410313(TA95-2410313)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. B, a examiné la légalité de l'arrêté du 21 juin 2024 par lequel le ministre de l'intérieur lui a imposé des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance sur le fondement des articles L. 228-1 à L. 228-7 du code de la sécurité intérieure. Le requérant contestait la proportionnalité de ces mesures, estimant qu'elles portaient une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir et à son droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, jugeant que les obligations prescrites (interdiction de quitter la commune d'Antony, présentation quotidienne au commissariat, justification du domicile) étaient adaptées, nécessaires et proportionnées à la menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics que constituait le comportement de M. B. La solution retenue s'appuie sur les dispositions précitées du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2406785(TA95-2406785)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant syrien, contestant un arrêté préfectoral du 12 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et signalement au système d'information Schengen. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le signalement Schengen, celui-ci n'étant pas une décision distincte de l'interdiction de retour. Sur le fond, le juge a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, des erreurs de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2408283(TA95-2408283)
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer Mme B A, ressortissante capverdienne, afin d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge a constaté l'urgence, l'intéressée étant en situation irrégulière depuis le 12 juillet 2024 et devant voyager, ainsi que l'utilité de la mesure face aux difficultés persistantes de prise de rendez-vous en ligne. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours.
N° TA95-2409623(TA95-2409623)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant algérien, dans un délai de quinze jours, afin qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans, expiré le 19 septembre 2023. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, face à l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de multiples tentatives. L'ordonnance s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Une somme de 800 euros a été mise à la charge de l'État au titre des frais de justice.
N° TA95-2408219(TA95-2408219)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine ayant convoqué l'intéressée, celle-ci s'est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel et a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2407093(TA95-2407093)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que la décision d'éloignement n'était entachée ni d'un défaut d'examen ni d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la présence récente et non autorisée de l'intéressé en France. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été validée au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2406742(TA95-2406742)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait la décision du 13 mars 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait déclaré sans objet son recours pour un logement prioritaire, au motif qu'une décision favorable existait déjà depuis 2017. Le juge a estimé que cette décision ne créait aucun grief nouveau pour la requérante et n'était donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La solution a été fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2012665(TA95-2012665)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, rédacteur territorial, qui contestait le refus de la commune de Malakoff de le réintégrer après une disponibilité et demandait réparation de ses préjudices. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le courrier du 8 août 2019, acte non décisoire, et a estimé que la requête était tardive pour contester l'arrêté du 6 octobre 2008 maintenant l'intéressé en disponibilité. Sur le fond, les demandes indemnitaires ont été rejetées, notamment en raison de la prescription quadriennale pour la période antérieure à 2015 et de l'absence de faute de la commune, qui n'était pas tenue de proposer un poste au-delà de son obligation de reclassement. Les textes appliqués incluent la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968.
N° TA95-2408821(TA95-2408821)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise du 18 avril 2024 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui travaille depuis sept ans, n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle et financière, la menace de licenciement étant conditionnée à un délai non échu. La solution retenue est fondée sur l'appréciation concrète de l'urgence au regard des circonstances de l'espèce.
N° TA95-2211808(TA95-2211808)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’une demande d’exécution du jugement n°1806261 du 14 août 2018, a constaté que cette décision, qui annulait un arrêté de reconduite à la frontière pris par le préfet de police de Paris, avait été exécutée. En l’absence d’éléments rapportés par les parties sur une inexécution partielle ou totale, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande. Cette solution est fondée sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA95-2400045(TA95-2400045)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 29 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. La juridiction a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation et l’erreur manifeste d’appréciation, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, considérant que la situation personnelle et familiale de M. C ne justifiait pas une admission exceptionnelle au séjour.
N° TA95-2201058(TA95-2201058)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en plein contentieux visant à contester le refus de l’Agence de services et de paiement de leur attribuer le « chèque énergie » pour 2021. Après que l’administration a fait droit à leur demande, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s’opposait à cette issue.
N° TA95-2312351(TA95-2312351)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d’office de la requête de M. B... tendant à l’annulation de la décision de la commission disciplinaire de l’université de CY Cergy Paris l’ayant exclu pour quatre mois. Ce désistement est fondé sur l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.
N° TA95-2317442(TA95-2317442)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune de Bezons à la société Greencity Immobilier pour un ensemble immobilier de 159 logements et commerces. Par un acte du 7 juin 2024, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la société défenderesse. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance et a rejeté les conclusions de la commune de Bezons au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA95-2400124(TA95-2400124)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... qui contestait le rejet implicite de sa demande de logement social prioritaire. La juridiction a constaté qu'une décision expresse de la commission de médiation, reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de sa demande, était intervenue le 27 septembre 2023, soit avant l'introduction du recours. Dès lors, la requête, dirigée contre une décision inexistante, a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401011(TA95-2401011)
Refus de reconnaissance du caractère prioritaire et urgent d’une demande de logement social par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité des moyens, le requérant n’ayant pas produit de jugement d’expulsion ni justifié de circonstances extérieures expliquant ses manquements, malgré une invitation à régulariser. Les textes appliqués sont les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que les articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2403287(TA95-2403287)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’attribution d’un logement sur le fondement d’une décision de la commission de médiation du droit au logement opposable. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation dont elle se prévalait, en méconnaissance de l’article R. 778-2 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.