Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400094(TA95-2400094)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val d'Oise. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a estimé que Mme A ne justifiait pas de liens suffisamment intenses en France et que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Sénégal, écartant également le risque d'excision allégué pour ses filles comme non démontré. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement de l'article 8 de la CESDH et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2312523(TA95-2312523)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’une demande de réduction de ses cotisations d’impôt sur le revenu pour 2020. La requérante s’est ensuite désistée de l’ensemble de ses conclusions par un mémoire enregistré le 29 avril 2024. Par ordonnance du 4 juillet 2024, le président de la 2e chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
N° TA95-2009770(TA95-2009770)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Janus Sécurité France, qui contestait la validité du lot n° 2 d'un accord-cadre de sécurité attribué par HDS-OPH à la société A2S Sécurité Privée et demandait réparation. Le tribunal a jugé que le contrat n'était pas soumis à l'obligation de reprise du personnel invoquée par la requérante, et que les moyens tirés de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement et de l'article L. 3 du code de la commande publique étaient infondés. En conséquence, les conclusions indemnitaires de la société Janus Sécurité France ont également été rejetées.
N° TA95-2213757(TA95-2213757)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal d’Enghien-les-Bains. Le requérant s’est désisté de l’ensemble de ses conclusions, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de la commune tendant à ce que M. A soit condamné à lui verser 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2317371(TA95-2317371)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a donc rejeté l'ensemble des demandes.
N° TA95-2317288(TA95-2317288)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant turc, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que M. B justifiait résider habituellement en France depuis plus de dix ans, ce qui imposait, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la consultation préalable de la commission du titre de séjour. En l'absence de cette consultation, la procédure est entachée d'un vice substantiel. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande après avoir recueilli l'avis de la commission et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA95-2309131(TA95-2309131)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant polonais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler en France pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'examen sérieux de sa situation, et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La décision se fonde sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA95-2312308(TA95-2312308)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 juin 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas établi la réalité des faits de trouble à l'ordre public invoqués, la seule inscription au fichier TAJ étant insuffisante, et que l'ordonnance de protection dont avait bénéficié l'ancienne concubine de M. B ne permettait pas non plus de caractériser une menace. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été annulées pour erreur d'appréciation. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2315681(TA95-2315681)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour "stagiaire", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 426-23 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs au stage, ainsi que des moyens de légalité externe et interne. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA95-2314362(TA95-2314362)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à la non-communication de l'avis de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que cette transmission constitue une garantie pour l'étranger, mais a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
N° TA95-2314995(TA95-2314995)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. H, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA95-2315089(TA95-2315089)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2315576(TA95-2315576)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA95-2316817(TA95-2316817)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de M. A, a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 novembre 2023. Ce dernier refusait la délivrance d'un titre de séjour "conjoint de français" et assortissait ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait et méconnu l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant à tort que M. A ne justifiait pas d'une vie commune de plus de six mois avec son épouse française.
N° TA95-2402980(TA95-2402980)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le permis étant désormais crédité de 5 points. Il a rejeté comme manifestement irrecevables les conclusions contre les retraits de points liés à des infractions inexistantes ou déjà restitués. Pour le surplus, le moyen tiré du défaut d'information préalable, fondé sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, a été examiné mais jugé non fondé, la requérante n'établissant pas que cette garantie essentielle n'a pas été respectée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2404258(TA95-2404258)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre de l'intérieur, le permis de M. B étant toujours affecté d'un solde nul. Il a ensuite jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le retrait de points pour l'infraction du 14 janvier 2023, cette décision étant inexistante. Enfin, le tribunal a rejeté comme manifestement infondé le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, au motif que les mentions légales figuraient sur le procès-verbal électronique.
N° TA95-2409533(TA95-2409533)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Paris, compétent car le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée.
N° TA95-2402901(TA95-2402901)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation, le permis étant désormais crédité de 9 points, et a rejeté comme irrecevables les conclusions contre les retraits de points antérieurs au 4 février 2021, ceux-ci ayant disparu de l'ordre juridique. Pour les retraits de points restants (12 mai 2021 et 4 septembre 2022), le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la réalité des infractions était établie. La solution s'appuie sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402837(TA95-2402837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a partiellement rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation "48 SI", le ministre ayant restitué des points après l'introduction du recours. Les conclusions dirigées contre les retraits de points pour les infractions des 3 et 16 mai 2022 et du 28 août 2020 ont été jugées manifestement irrecevables, ces retraits n'étant pas établis ou ayant été restitués avant la requête. Enfin, le moyen tiré du défaut d'information préalable (articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route) a été écarté comme manifestement infondé pour les infractions des 2 et 27 août 2020.
N° TA95-2402809(TA95-2402809)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. La requête a été jugée manifestement irrecevable concernant l'infraction du 21 octobre 2021, aucun retrait de points n'étant établi. Pour les infractions des 7 mai 2015 et 14 octobre 2019, le moyen tiré du défaut d'information préalable a été écarté, le paiement de l'amende forfaitaire par Mme B démontrant qu'elle avait reçu les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la route.