Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2313733(TA95-2313733)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a joint deux requêtes de Mme D, ressortissante congolaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a constaté que la décision explicite de refus du 9 octobre 2023 s'était substituée à la décision implicite née le 28 août 2023, rendant sans objet les conclusions dirigées contre cette dernière. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après instruction et audience publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314300(TA95-2314300)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 19 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée, le préfet ayant visé les textes applicables et précisé que M. A ne justifiait pas du visa de long séjour exigé par les articles L. 422-1 et L. 422-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour une délivrance en qualité d'étudiant. Les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du même code, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2314362(TA95-2314362)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de Mme B, ressortissante marocaine, contre un arrêté préfectoral refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à la non-communication de l'avis de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que cette transmission constitue une garantie pour l'étranger, mais a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2315576(TA95-2315576)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé l'arrêté suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E, confirmant la légalité de la décision préfectorale.

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N° TA95-2110954(TA95-2110954)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Ces impositions faisaient suite à la vérification de comptabilité de la SAS Almas Associates, dont M. A était le dirigeant, et portaient sur des revenus distribués au sens de l'article 109, 1, 1° du code général des impôts. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 57 du livre des procédures fiscales, et que l'administration avait apporté la preuve de la mise à disposition effective des sommes regardées comme distribuées. En conséquence, la demande de décharge a été rejetée.

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N° TA95-2111617(TA95-2111617)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a rejeté la requête de Mme D, infirmière, qui demandait l'annulation de la décision de l'AP-HP refusant de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 10 septembre 2019. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la délégation de signature était valide. Il a également précisé que les nouvelles dispositions sur le congé pour invalidité temporaire imputable au service, issues de l'ordonnance du 19 janvier 2017, n'étaient pas applicables à la date de l'accident, les anciennes dispositions de la loi du 9 janvier 1986 restant en vigueur jusqu'au décret du 13 mai 2020.

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N° TA95-2201264(TA95-2201264)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme B C, qui contestait les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge pour 2015 et 2016. L'administration avait requalifié en revenus distribués (article 111 c du CGI) des sommes perçues de la SAS Futura Internationale, initialement déclarées comme traitements et salaires, après avoir constaté que ces versements correspondaient à des factures fictives de sous-traitance. La requérante n'a pas apporté la preuve de la réalité de son activité d'apporteuse d'affaires, ni démontré que les sommes avaient déjà été imposées dans la catégorie des traitements et salaires. Par conséquent, le tribunal a jugé que l'administration avait correctement imposé ces sommes en tant que revenus distribués.

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N° TA95-2201265(TA95-2201265)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2015. L'administration avait requalifié en revenus distribués (article 111 c du CGI) une somme de 52 654 euros perçue par M. A via des factures fictives de sous-traitance. Le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve d'une double imposition, faute de justifier que cette somme avait été déclarée comme salaires. La solution retenue confirme le bien-fondé du redressement et des pénalités appliquées.

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N° TA95-2202457(TA95-2202457)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation de la proposition de rectification et l'expiration du délai de reprise. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales, l'absence de mention du fondement du délai de reprise étant sans incidence sur sa régularité. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.

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N° TA95-2112762(TA95-2112762)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du ministre du travail du 3 mai 2021 autorisant le licenciement de M. C, salarié protégé. Le ministre avait commis une erreur d’appréciation en estimant que les faits d’altercation imputés à M. C étaient d’une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Le juge a relevé que M. C était la victime principale des violences, comme l’attestaient ses blessures et la condamnation pénale de l’autre salarié. La décision s’appuie sur les articles L. 1235-1 du code du travail et les principes de protection des salariés mandatés.

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N° TA95-2203726(TA95-2203726)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait le classement sans suite de ses demandes de renouvellement de carte de résident par le préfet des Hauts-de-Seine. En cours d'instance, le préfet a délivré à l'intéressée une nouvelle carte de résident valable dix ans. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et n'a pas statué sur les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2217329(TA95-2217329)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les requêtes de M. A contestant la décision implicite, puis expresse du 17 janvier 2023, par lesquelles l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la première requête, la décision expresse s'étant substituée à la décision implicite. Sur le fond, il a rejeté la seconde requête, estimant que la décision de l'OFII était fondée sur le non-respect par M. A des exigences liées à sa demande d'asile, sans méconnaître les dispositions des articles L. 551-15, L. 551-16 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni la directive 2013/33/UE.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2109742(TA95-2109742)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le litige portait sur des sommes créditées sur un compte courant d'associé de la SARL Auto Action 92, que l'administration fiscale avait requalifiées en revenus distribués imposables sur le fondement du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que M. B n'apportait pas la preuve que ces sommes ne constituaient pas un revenu mis à sa disposition, les attestations de prêts familiaux produites étant insuffisamment probantes. En conséquence, les impositions supplémentaires et les pénalités de 40 % prévues à l'article 1729 du code général des impôts ont été maintenues.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2309716(TA95-2309716)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D épouse B, qui demandait l'annulation de la décision du 2 juin 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à sa fille C B. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 414-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des conventions internationales invoquées. La solution retenue s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA95-2109656(TA95-2109656)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Le litige portait sur la qualification de l'activité de soins de beauté de Mme A, que l'administration avait imposée dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non des bénéfices non commerciaux (BNC). Le tribunal a jugé que, compte tenu des conditions d'exploitation (utilisation de matériel, recours à une assistante et à un site internet), l'activité relevait bien des BIC, conformément aux articles 34 du code général des impôts et 110-1 du code de commerce. La décision a également validé la procédure de rectification et les pénalités pour manquement délibéré appliquées.

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N° TA95-2314091(TA95-2314091)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B, ressortissante arménienne et parent d'un enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser d'instruire la demande au seul motif que l'intéressée faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, une telle circonstance ne suffisant pas à caractériser un caractère abusif ou dilatoire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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N° TA95-2406684(TA95-2406684)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant péruvien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 7 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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N° TA95-2315666(TA95-2315666)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un jugement du 1er octobre 2020, constate que le préfet des Hauts-de-Seine n’a pas procédé au réexamen de la demande de regroupement familial comme enjoint. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 50 euros par jour de retard à l’encontre de l’État si l’exécution n’intervient pas dans un délai de deux mois. Concernant le paiement des frais de justice, le tribunal rejette la demande d’exécution forcée, faute pour M. A d’avoir préalablement saisi le comptable public compétent, conformément à la loi du 16 juillet 1980.

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N° TA95-2407402(TA95-2407402)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 5 mars 2024 par laquelle le maire de Nanterre a muté M. B, agent territorial, sur un poste d'adjoint du patrimoine. Le juge a considéré que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc opposé une fin de non-recevoir à la requête. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond. Les conclusions accessoires de M. B ont également été rejetées.

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N° TA95-2200102(TA95-2200102)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL CCT d’une demande de décharge des contributions spéciale et forfaitaire, d’un montant total de 102 795 euros, infligées par l’OFII pour l’emploi de cinq salariés étrangers sans titre de travail. La société soutenait que la procédure était irrégulière faute de communication préalable du procès-verbal de constat. Le tribunal a jugé que, bien que le code du travail ne l’exige pas expressément, le respect des droits de la défense et la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration imposent la communication du procès-verbal à l’employeur avant toute sanction. En l’espèce, l’OFII n’ayant pas communiqué ce document à la société avant d’édicter la sanction, la procédure était irrégulière. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 2 juin 2021 et prononcé la décharge des sommes réclamées.

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