Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2306767(TA95-2306767)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait d'une présence habituelle en France depuis plus de dix ans et d'une insertion professionnelle stable et continue. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.
N° TA95-2408777(TA95-2408777)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision invalidant son permis de conduire. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas présenté de requête distincte en annulation contre la décision attaquée, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette requête au fond, la demande de suspension était manifestement irrecevable. L’ordonnance a donc été rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2405987(TA95-2405987)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... qui contestait le refus implicite de la présidente du conseil départemental des Hauts-de-Seine de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles (articles L. 241-3, R. 241-12-1 et R. 241-15) et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d’attribution de cette carte.
N° TA95-2304507(TA95-2304507)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 23 mars 2023. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne méconnaissait pas ces stipulations. Les conclusions dirigées contre un précédent arrêté du 8 septembre 2022, abrogé avant l'introduction de la requête, ont été déclarées irrecevables.
N° TA95-2302234(TA95-2302234)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 juillet 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial demandé par Mme C pour son époux. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du mariage (depuis 1977), de l'âge avancé des époux (65 et 69 ans), de l'absence d'attaches familiales du mari en Russie et du contexte de conflit russo-ukrainien. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.
N° TA95-2201379(TA95-2201379)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Suresnes à la SAS Amelot Investissement pour la surélévation partielle d'un bâtiment à usage de bureaux. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de la notice architecturale et des documents photographiques du dossier de demande, ainsi que la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives aux limites séparatives et au stationnement. Le tribunal a examiné les moyens sans se prononcer sur les fins de non-recevoir, en application des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU de Suresnes. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA95-2406171(TA95-2406171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête contestant le refus du département du Val-d’Oise de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement pour personnes handicapées ». Le juge a rejeté la requête comme manifestement infondée, estimant que les éléments fournis par le requérant ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision a été rendue par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2406168(TA95-2406168)
La requête de M. A... visait à contester le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation des Hauts-de-Seine, lequel avait en réalité fait l'objet d'une décision explicite de rejet le 17 janvier 2024. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est que les moyens soulevés par le requérant, qui se bornaient à contester la légalité externe de la décision sans apporter d'argumentation propre à établir une méconnaissance de ses droits, étaient manifestement infondés. Les textes appliqués sont les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les articles R. 222-1, R. 772-6 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.
N° TA95-2115005(TA95-2115005)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société 2S2I DESIGN, qui demandait l’annulation du refus de l’Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder l’aide à l’embauche des jeunes pour le recrutement de M. B. La société soutenait avoir conclu un contrat de travail à durée indéterminée le 19 mai 2021, mais l’ASP s’était fondée sur un contrat signé le 13 juillet 2021, produit lors de la demande initiale. Le tribunal a jugé que ce contrat du 13 juillet 2021 ne respectait pas la période d’éligibilité fixée par le décret n°2020-982 du 5 août 2020 (entre le 1er août 2020 et le 31 mai 2021), justifiant ainsi le refus. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la fin de non-recevoir soulevée par l’ASP.
N° TA95-2314171(TA95-2314171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B... contestant le refus du département des Hauts-de-Seine de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) à compter d'avril 2023. En effet, en cours d'instance, le département a finalement alloué le RSA au requérant à compter du 1er avril 2023, rendant le litige sans objet. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer.
N° TA95-2105305(TA95-2105305)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société ANDOLU DISTRIBUTION, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2021 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour quinze jours pour emploi de trois salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les faits étaient établis, la société ne pouvant se prévaloir de sa bonne foi ou d'une délégation de vérification à un expert-comptable. Il a estimé que la proportion de salariés en situation irrégulière et la gravité des faits justifiaient la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 8272-2 et L. 8251-1 du code du travail. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de l'arrêté ont également été rejetées.
N° TA95-2406922(TA95-2406922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, assorti d'une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, dont la présence récente en France et l'absence de liens familiaux établis ne justifiaient pas une erreur manifeste d'appréciation. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a jugé que la préfète avait légalement tenu compte des critères prévus à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement prises par l'administration.
N° TA95-2104628(TA95-2104628)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Rives de Seine pour les préjudices subis suite à un accident de service survenu le 28 février 2014. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, la demande indemnitaire préalable ayant été implicitement rejetée le 20 septembre 2020 et la requête enregistrée le 6 avril 2021 étant hors délai, sans que la demande d'aide juridictionnelle du 16 novembre 2020 ait pu interrompre ce délai déjà expiré. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA95-2012015(TA95-2012015)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2017, relative à une indemnité transactionnelle de 120 000 euros perçue lors de la rupture de son contrat de travail. La requérante invoquait le principe de non double imposition et la convention fiscale franco-américaine, mais le tribunal a écarté ce moyen faute de preuve suffisante, la déclaration de revenus américaine produite étant non traduite et ne mentionnant pas cette indemnité. S'agissant de la qualification de l'indemnité, le tribunal a rappelé qu'en application des articles 79 et 80 duodecies du code général des impôts, seules les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse prévues par le code du travail sont exonérées, et que l'indemnité transactionnelle, versée dans le cadre d'un accord mettant fin à une contestation, constitue une rémunération imposable. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA95-1901168(TA95-1901168)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme C et M. A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2005 à 2008. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait qualifié à bon droit l'activité de Mme C d'occulte, justifiant l'application du délai de reprise de six ans et de la majoration de 80 %, dès lors que l'intéressée n'avait souscrit aucune déclaration en France. Il a également estimé que la méthode de reconstitution des bases imposables n'était pas radicalement viciée et que les moyens tirés de la méconnaissance de la convention fiscale franco-britannique et des droits fondamentaux étaient infondés. La décision se fonde notamment sur les articles L. 169 et L. 74 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur l'article 1728 du code général des impôts.
N° TA95-2408776(TA95-2408776)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert vers l'Italie, responsable de sa demande d'asile selon le règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen individuel, et d’erreur de fait. Il a également jugé que l’entretien individuel prévu à l’article 5 du règlement avait été régulièrement mené en français, langue comprise par l’intéressé, et que l’information prévue à l’article 4 du même règlement avait été délivrée via les brochures A et B. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de transfert.
N° TA95-2409082(TA95-2409082)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Aucune solution au fond n'a été retenue, la requête étant devenue sans objet en raison du désistement de la requérante.
N° TA95-2407086(TA95-2407086)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 5 mai 2023 par lequel le préfet de police obligeait une ressortissante sri-lankaise à quitter le territoire français. La décision a été jugée insuffisamment motivée, le préfet n'ayant pas tenu compte des démarches de renouvellement de titre de séjour engagées par l'intéressée, ce qui constitue un défaut d'examen de sa situation. En conséquence, la décision fixant le pays de destination a également été annulée. L'État a été condamné à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA95-2407245(TA95-2407245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son passé judiciaire et de l'absence de contribution à l'entretien de ses enfants. Les moyens tirés de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, la mesure étant jugée proportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA95-2400804(TA95-2400804)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante togolaise, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de son jeune âge, de son parcours universitaire et professionnel cohérent en France depuis 2013, et de la présence de ses frères sur le territoire. Le tribunal a ainsi fait droit au recours pour excès de pouvoir, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.