Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2112762(TA95-2112762)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du ministre du travail du 3 mai 2021 autorisant le licenciement de M. C, salarié protégé. Le ministre avait commis une erreur d’appréciation en estimant que les faits d’altercation imputés à M. C étaient d’une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Le juge a relevé que M. C était la victime principale des violences, comme l’attestaient ses blessures et la condamnation pénale de l’autre salarié. La décision s’appuie sur les articles L. 1235-1 du code du travail et les principes de protection des salariés mandatés.
N° TA95-2115454(TA95-2115454)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 19 novembre 2021 par laquelle l'hôpital Simone Veil a retenu sur le traitement de Mme B, auxiliaire puéricultrice, pour des absences du 9 au 17 novembre 2021. L'administration ne pouvait se fonder sur un avis médical du 9 novembre 2021 pour remettre en cause rétroactivement la prolongation de son arrêt maladie, régulièrement sollicitée jusqu'au 17 novembre. La solution retenue s'appuie sur l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et l'article 14 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, qui garantissent le maintien en situation régulière de l'agent tant que le bien-fondé du congé n'est pas contesté pour l'avenir.
N° TA95-2407402(TA95-2407402)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 5 mars 2024 par laquelle le maire de Nanterre a muté M. B, agent territorial, sur un poste d'adjoint du patrimoine. Le juge a considéré que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, et a donc opposé une fin de non-recevoir à la requête. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'ont pas été examinées au fond. Les conclusions accessoires de M. B ont également été rejetées.
N° TA95-2406772(TA95-2406772)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, contestant l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 4 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que le moyen tiré de la violation du droit d’être entendu, fondé sur l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, était inopérant car cette disposition ne s’applique pas aux États membres. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, après le rejet définitif de la demande d’asile de l’intéressé.
N° TA95-2301198(TA95-2301198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure au regard de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, de l'erreur d'appréciation concernant la menace à l'ordre public, et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2315646(TA95-2315646)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 mars 2021 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 313-11 (7° et 11°) et L. 511-4 (10°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur l'absence d'erreur manifeste d'appréciation et le respect de la procédure prévue par l'arrêté du 27 décembre 2016.
N° TA95-2315208(TA95-2315208)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 18 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Sur le fond, il a estimé que la présence habituelle en France depuis 2014 ne constituait pas, à elle seule, un motif d'admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendu applicable par l'accord franco-sénégalais du 1er août 1995. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA95-2315674(TA95-2315674)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier, jugeant l'arrêté régulier. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et au pays de renvoi.
N° TA95-2316174(TA95-2316174)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante sollicitait un certificat de résidence "visiteur" sur le fondement de l'article 7 a) de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que le refus était légal, car l'intéressée ne justifiait pas d'un visa long séjour, condition impérative posée par l'article 9 du même accord pour l'obtention de ce titre. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2008175(TA95-2008175)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A C et M. B C d’une demande d’indemnisation de 2 000 000 euros contre la commune de Levallois-Perret, en raison du refus de renouvellement d’un permis d’installation de terrasse pour leur établissement. Par un mémoire du 25 juin 2024, M. A C, seul requérant après le décès de son père, s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 1er juillet 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA95-2409129(TA95-2409129)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a constaté que M. B ne demandait pas l'annulation de la décision préfectorale, mais sollicitait un réexamen de son dossier, ce qui constitue un recours gracieux et non un recours pour excès de pouvoir. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2409178(TA95-2409178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours en excès de pouvoir de M. C, ressortissant tunisien, contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 15 juin 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours renouvelables, avec obligation de présentation quotidienne au commissariat, en vue de l'exécution d'un arrêté d'expulsion. Le tribunal a jugé que cette assignation, fondée sur le 6° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas soumise à la procédure contentieuse dérogatoire prévue à l'article L. 614-9 du même code, contrairement à ce que laissait entendre la désignation du juge. La solution retenue est que la requête doit être jugée selon la procédure de droit commun, et non selon le contentieux de l'éloignement accéléré.
N° TA95-2407902(TA95-2407902)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a pris une décision favorable en délivrant à l'intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des demandes.
N° TA95-2315998(TA95-2315998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté légalement fondé. Il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales conservées par le requérant au Pakistan. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA95-2316212(TA95-2316212)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour était fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, conformément à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA95-2408876(TA95-2408876)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, épouse B, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a estimé que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 20 février 2023, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La mesure sollicitée aurait eu pour effet de faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2409417(TA95-2409417)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, réfugiée soudanaise, qui contestait la clôture de sa demande de titre de voyage pour réfugié. Le juge a estimé que la demande d'annulation de la décision ministérielle était irrecevable, car elle ne présentait pas un caractère provisoire. Il a également jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un motif impérieux pour son voyage en Égypte. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 511-1, L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2406268(TA95-2406268)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant contribué à sa propre situation irrégulière en effectuant ses démarches après l'expiration de son titre de séjour. La décision retient également que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, le dépôt ayant été classé sans suite.
N° TA95-2409463(TA95-2409463)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 juin 2024 ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises dans le cadre de sa demande d'asile. La requête a été jugée tardive, car déposée le 28 juin 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quinze jours prévu à l'article L. 572-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA95-2300964(TA95-2300964)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant italien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 décembre 2022 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circuler d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de vice de procédure lié à l'absence de notification à son tuteur, et de méconnaissance de l'autorité de chose jugée. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision se fonde notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.