Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2307905(TA95-2307905)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 12 avril 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a retiré la carte de résident de M. B, ressortissant sri-lankais réfugié entré en France en 1992. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, car le retrait, bien que non assorti d'une obligation de quitter le territoire, met fin au droit au séjour de l'intéressé. Le tribunal retient que M. B réside en France depuis plus de trente ans avec sa famille, que son fils est français, et qu'il n'est pas impliqué dans un réseau d'immigration clandestine. L'arrêté est donc annulé sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, en application de l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la CESDH.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2307742(TA95-2307742)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant pakistanais, et a prononcé son éloignement. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en considérant que la société employeuse de M. A était fermée, alors qu'elle avait simplement déménagé, et qu'il n'a pas tenu compte de son expérience professionnelle de deux ans, révélant un défaut d'examen sérieux. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sont également annulées pour défaut de base légale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2306767(TA95-2306767)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 3 mai 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge estime que le préfet a fait une inexacte application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A justifiait d'une présence habituelle en France depuis plus de dix ans et d'une insertion professionnelle stable et continue. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2304507(TA95-2304507)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise le 23 mars 2023. La requérante invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a jugé que la décision attaquée ne méconnaissait pas ces stipulations. Les conclusions dirigées contre un précédent arrêté du 8 septembre 2022, abrogé avant l'introduction de la requête, ont été déclarées irrecevables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2302234(TA95-2302234)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 6 juillet 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le regroupement familial demandé par Mme C pour son époux. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du mariage (depuis 1977), de l'âge avancé des époux (65 et 69 ans), de l'absence d'attaches familiales du mari en Russie et du contexte de conflit russo-ukrainien. Il enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2201379(TA95-2201379)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Suresnes à la SAS Amelot Investissement pour la surélévation partielle d'un bâtiment à usage de bureaux. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de la notice architecturale et des documents photographiques du dossier de demande, ainsi que la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme relatives aux limites séparatives et au stationnement. Le tribunal a examiné les moyens sans se prononcer sur les fins de non-recevoir, en application des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme et des dispositions du PLU de Suresnes. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408776(TA95-2408776)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert vers l'Italie, responsable de sa demande d'asile selon le règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen individuel, et d’erreur de fait. Il a également jugé que l’entretien individuel prévu à l’article 5 du règlement avait été régulièrement mené en français, langue comprise par l’intéressé, et que l’information prévue à l’article 4 du même règlement avait été délivrée via les brochures A et B. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de transfert.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2105305(TA95-2105305)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société ANDOLU DISTRIBUTION, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2021 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour quinze jours pour emploi de trois salariés étrangers sans titre de travail. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les faits étaient établis, la société ne pouvant se prévaloir de sa bonne foi ou d'une délégation de vérification à un expert-comptable. Il a estimé que la proportion de salariés en situation irrégulière et la gravité des faits justifiaient la mesure, sans erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 8272-2 et L. 8251-1 du code du travail. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de l'arrêté ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2104628(TA95-2104628)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Rives de Seine pour les préjudices subis suite à un accident de service survenu le 28 février 2014. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, la demande indemnitaire préalable ayant été implicitement rejetée le 20 septembre 2020 et la requête enregistrée le 6 avril 2021 étant hors délai, sans que la demande d'aide juridictionnelle du 16 novembre 2020 ait pu interrompre ce délai déjà expiré. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2409482(TA95-2409482)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Montmorency fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a désigné une experte pour examiner un immeuble menaçant de s'effondrer, afin de déterminer s'il présente un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité urgentes. La mission de l'expert, qui doit être accomplie sous vingt-quatre heures, inclut la description des désordres et l'évaluation des risques pour les occupants et le voisinage. Cette ordonnance s'inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2012015(TA95-2012015)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2017, relative à une indemnité transactionnelle de 120 000 euros perçue lors de la rupture de son contrat de travail. La requérante invoquait le principe de non double imposition et la convention fiscale franco-américaine, mais le tribunal a écarté ce moyen faute de preuve suffisante, la déclaration de revenus américaine produite étant non traduite et ne mentionnant pas cette indemnité. S'agissant de la qualification de l'indemnité, le tribunal a rappelé qu'en application des articles 79 et 80 duodecies du code général des impôts, seules les indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse prévues par le code du travail sont exonérées, et que l'indemnité transactionnelle, versée dans le cadre d'un accord mettant fin à une contestation, constitue une rémunération imposable. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408548(TA95-2408548)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A, ressortissant tunisien, qui sollicite une injonction afin d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge rappelle que l'administration a l'obligation de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable pour l'enregistrement d'une demande de titre, et que le juge des référés peut intervenir en cas de dysfonctionnement avéré des services en ligne. La solution retenue est que la condition d'urgence est en principe caractérisée dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour, ce qui implique que le juge doit apprécier l'incidence immédiate du dysfonctionnement sur la situation de l'intéressé. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles L. 511-1, L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408579(TA95-2408579)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, ressortissante marocaine, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, sa demande portant sur une première admission au séjour et non sur un renouvellement de titre. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par le requérant. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2408626(TA95-2408626)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant sénégalais, qui sollicitait une injonction au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a rappelé que la condition d'urgence n'est pas présumée pour une première demande d'admission exceptionnelle au séjour, et que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. En l'absence d'urgence caractérisée, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407904(TA95-2407904)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant camerounais, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas que l'absence de réponse de la préfecture à sa demande de titre de séjour, déposée le 8 février 2024, lui causait un préjudice grave et immédiat, notamment au regard de l'expiration de son visa de long séjour le 30 avril 2024. La requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'utilité ou le défaut de contestation sérieuse de la mesure sollicitée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407903(TA95-2407903)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante camerounaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, en raison de l'absence de réponse à sa demande de titre de séjour déposée le 8 février 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions posées par cet article.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409462(TA95-2409462)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car déposée le 28 juin 2024, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de quarante-huit heures prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification de l'arrêté mentionnait clairement les voies et délais de recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la demande sans inviter le requérant à la régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2409509(TA95-2409509)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi par le maire de Goussainville sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, afin de désigner un expert pour examiner un abri de jardin menaçant ruine. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que la mesure entrait dans le champ d’application des dispositions invoquées. Il a désigné un expert chargé d’évaluer le danger imminent, de décrire les désordres et de proposer des mesures de sécurité, dans un délai de vingt-quatre heures. La décision s’appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2409495(TA95-2409495)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que le moyen invoqué, tiré de la méconnaissance de l'article L. 224-7 du code de la route relatif à l'accompagnateur, n'était manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2409440(TA95-2409440)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral de retrait d'attestation de demandeur d'asile et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Il constate que le requérant résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée, ce qui relève de la compétence du tribunal administratif de Melun. En conséquence, le dossier est transmis à cette juridiction.

Résumé IA