Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2409287(TA69-2409287)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, éducateur sportif, qui demandait la suspension d’une décision de la commission régionale d’appel disciplinaire de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de football lui infligeant une suspension de deux ans et une amende de 320 euros. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un préjudice grave et immédiat, la seule attestation d’un club évoquant une candidature non aboutie étant insuffisante. La requête a donc été rejetée selon la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA69-2409311(TA69-2409311)
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, détenu, qui demandait à être escorté pour se recueillir sur la dépouille de son père avant son transfert en Tunisie. Le juge a estimé que la requête, enregistrée le 18 septembre 2024, ne permettait pas, en raison des délais de la procédure contradictoire, de rendre une décision utile avant l'expiration de la période de sortie autorisée par le juge d'instruction (17 ou 18 septembre). Il a également relevé qu'il ne pouvait enjoindre à l'administration d'assurer une escorte en dehors de cette période fixée par l'autorité judiciaire. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA69-2409042(TA69-2409042)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 5 septembre 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, jugeant la décision fondée sur le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a appliqué la version de cet article issue de la loi du 26 janvier 2024, applicable au litige, et a considéré que l'éloignement de M. A demeurait une perspective raisonnable.
N° TA69-2408852(TA69-2408852)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé de Mme D, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme D, qui s'est maintenue en France malgré une obligation de quitter le territoire, n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, sa précédente demande de titre ayant été refusée. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA69-2409037(TA69-2409037)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 23 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme C, une ressortissante yéménite demandeuse d'asile. Le juge estime que l'absence de Mme C à un seul rendez-vous, le 26 juin 2024, était due à une méprise et qu'elle s'est présentée dès le lendemain, sans qu'il soit établi qu'elle ait été convoquée en temps utile pour un second rendez-vous. Cette absence isolée ne constitue pas un manquement caractérisant une volonté de se soustraire à ses obligations au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2409211(TA69-2409211)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 4 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et du défaut d'examen particulier de la situation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
N° TA69-2401963(TA69-2401963)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a informé le tribunal avoir accordé à M. B le bénéfice du regroupement familial pour son épouse. Le juge, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet. Par ordonnance du 18 septembre 2024, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2309830(TA69-2309830)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de l'association La Guifette et de plusieurs particuliers demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Saint-André-de-Corcy à la société Ax'Home Promotion pour un ensemble immobilier de 32 logements, ainsi que du permis modificatif subséquent. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance du dossier de permis, la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles UA 7, UA 10, UA 11, UA 12 du PLU) et l'illégalité de la dérogation fondée sur l'article L. 152-6-4 du code de l'urbanisme via une convention "Petites villes de demain". La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA69-2401126(TA69-2401126)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation du Rhône du 28 mars 2023 la reconnaissant prioritaire pour un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour tardiveté, car introduite le 5 février 2024, soit après l’expiration du délai de quatre mois prévu à l’article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission mentionnait pourtant clairement les voies et délais de recours. L’ordonnance se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2408902(TA69-2408902)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour ou, à défaut, de lui fixer un rendez-vous. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. B avait déjà obtenu une attestation de dépôt pour sa demande effectuée le 16 juin 2024, et qu'il ne démontrait pas de risque immédiat de perte d'emploi ou d'interruption de ses droits. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes relatifs au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2404093(TA69-2404093)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme C d’une requête en plein contentieux visant à obtenir une injonction à l’encontre de la préfète du Rhône pour l’attribution d’un logement adapté à M. A D, suite à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable. Par un mémoire du 17 mai 2024, Mme C s’est désistée de sa requête. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 septembre 2024. La solution retenue est donc un simple constat de désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA69-2204611(TA69-2204611)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de lui délivrer un procès-verbal de réception à titre isolé pour un véhicule d’importation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d’un vice propre de la décision de rejet du recours gracieux (défaut de motivation) était inopérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions du directeur régional de l’environnement, de l’aménagement et du logement. La solution s’appuie notamment sur les dispositions du code de la route et du décret n° 2004-374 du 29 avril 2004.
N° TA69-2405974(TA69-2405974)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui visait à déposer une "plainte simple" pour harcèlement moral et diffamation contre la mairie de Saint-Fons. La juridiction a considéré que cette prétention était manifestement irrecevable, car elle ne relève ni du recours pour excès de pouvoir ni du plein contentieux, et qu'il n'appartient pas au juge administratif de l'accueillir. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans invitation à régulariser.
N° TA69-2409151(TA69-2409151)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de Mme A. Celle-ci contestait la décision de l'Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes déclarant irrecevable son dossier d'inscription aux épreuves de vérification des connaissances (EVC) pour la session 2024. Le juge retient que la condition d'urgence n'est pas établie, car la requérante, qui exerce déjà en France via des stages, ne démontre pas que l'exécution de la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. La solution est fondée sur les dispositions du code de la santé publique et les arrêtés du 27 octobre 2014 et du 30 mai 2024 relatifs aux conditions d'inscription et à la justification du niveau de langue française.
N° TA69-2402524(TA69-2402524)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour obtenir, sous astreinte, son hébergement conformément à une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 29 août 2023. La préfète du Rhône a demandé un non-lieu à statuer, arguant que la requérante était hébergée depuis le 29 mars 2024. Le tribunal a constaté que la requête était privée d'objet, l'hébergement ayant été effectivement assuré. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA69-2305336(TA69-2305336)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester deux arrêtés du maire de Meximieux relatifs à son congé maladie. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions après que la commune a retiré les décisions attaquées et l'a placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Par une ordonnance du 18 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition légale n'a été appliquée au fond.
N° TA69-2306727(TA69-2306727)
Désistement de recours pour excès de pouvoir. Le Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement pur et simple de Mme B, qui contestait le refus du maire de Seyssel (Ain) d'accorder une dérogation à la carte scolaire pour son fils. Aucun texte de fond n'est appliqué, la décision se fondant uniquement sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement.
N° TA69-2408332(TA69-2408332)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur une requête de M. A, ressortissant marocain, a suspendu l'exécution des décisions implicites de la préfète du Rhône refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle "salarié" et la délivrance d'une carte de résident. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie en raison du non-renouvellement du titre de séjour, et a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation des décisions, en méconnaissance du code des relations entre le public et l'administration, était propre à créer un doute sérieux sur leur légalité. La suspension a été ordonnée sans que les autres moyens, notamment ceux fondés sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'aient été examinés au fond.
N° TA69-2400795(TA69-2400795)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Rhône de lui attribuer un logement adapté, sous astreinte. La préfète ayant informé le tribunal du relogement de l'intéressé, M. B s'est désisté de sa requête. Par ordonnance du 18 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA69-2400860(TA69-2400860)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation Droit au logement opposable du Rhône du 13 juin 2023, lui reconnaissant un caractère prioritaire et urgent. La préfète du Rhône a demandé un non-lieu à statuer, démontrant que M. B avait conclu un bail pour un logement adapté le 9 avril 2024. Le tribunal a constaté que la requête était privée d'objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.