Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2306791(TA69-2306791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité (206,88 euros) et d'aide personnelle au logement (574,02 euros). Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise gracieuse, conformément aux articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code. Le remboursement intégral des dettes par retenues en cours d'instance n'a pas privé le recours d'objet.
N° TA69-2308043(TA69-2308043)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les décisions de la préfète du Rhône leur refusant un titre de séjour et, pour M. A, une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués, dont les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2308185(TA69-2308185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 898,98 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire et des problèmes de santé. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité, les omissions déclaratives réitérées de ses ressources (pension de retraite) faisaient obstacle à la reconnaissance de sa bonne foi, condition nécessaire pour une remise de dette selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA69-2308342(TA69-2308342)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de sa dette de prime d'activité de 913,08 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l'intéressé, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de l'indu, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande de remise gracieuse.
N° TA69-2308349(TA69-2308349)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 960,85 euros, après que la métropole de Lyon n’en avait réduit le montant qu’à 2 826 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l’intéressé, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise intégrale de la dette, au regard de ses ressources et charges. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais sans obligation de remise totale.
N° TA69-2401183(TA69-2401183)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs retraits de points sur son permis de conduire et la décision "48 SI" du 19 décembre 2023 invalidant son titre pour solde nul. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions relatives au retrait d'un point pour une infraction du 10 janvier 2022 étaient irrecevables, ce point ayant été restitué avant l'introduction du recours. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.
N° TA69-2401185(TA69-2401185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions routières et la décision d’invalidation de son titre de conduite. Le tribunal a constaté que l’administration avait, après l’introduction de la requête, pris en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière et retiré la décision d’invalidation, rendant sans objet les conclusions sur ces points. Sur le fond, le tribunal a rejeté les autres moyens de la requête, notamment celui tiré du défaut d’information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en application des dispositions du code de la route et du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.
N° TA69-2401210(TA69-2401210)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la décision "48 SI" du 5 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision finale de perte de validité rend ces retraits opposables. Il a également estimé que le stage de sensibilisation effectué par la requérante les 17 et 18 janvier 2024, postérieur à la décision attaquée, était sans incidence sur la légalité de celle-ci. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA69-2401260(TA69-2401260)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de fait, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, le juge estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
N° TA69-2207108(TA69-2207108)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la société Bruneton Enlèvement, délégataire du service public de fourrière, pour des dommages causés à son véhicule lors de sa mise en fourrière. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre le préjudice et l'opération de fourrière n'était pas établi, M. A ayant utilisé son véhicule pour parcourir 600 km après l'avoir récupéré, et qu'aucune faute dans le remorquage n'était démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 325-1 et suivants du code de la route. M. A a été condamné à verser 1 400 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA69-2204016(TA69-2204016)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la famille C d’une demande d’indemnisation pour des fautes commises par les Hospices civils de Lyon dans le suivi psychiatrique de leur fille, Mme D C, entre janvier et mars 2021. Les requérants invoquaient notamment un défaut d’hospitalisation, un défaut d’information et un défaut de surveillance. Le tribunal a rejeté l’intégralité de leurs demandes, estimant que les décisions médicales contestées étaient adaptées à l’état de la patiente et que les conditions d’engagement de la responsabilité pour faute, au sens de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, n’étaient pas réunies.
N° TA69-2403555(TA69-2403555)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination) ont été rejetés.
N° TA69-2403615(TA69-2403615)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision de refus était légalement fondée sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que les autres décisions subséquentes étaient valides. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2404053(TA69-2404053)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 8 mars 2024 lui refusant un titre, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé la décision de refus de délivrance du récépissé, estimant que la préfète de l’Ain avait méconnu les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne remettant pas ce document à M. B après le dépôt d’un dossier complet. En revanche, il a rejeté les autres conclusions de la requête, considérant que le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes n’étaient pas entachés d’illégalité, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code précité.
N° TA69-2404447(TA69-2404447)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté du 4 avril 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA), la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal considérant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.
N° TA69-2405009(TA69-2405009)
Le Tribunal Administratif de Lyon annule les décisions du 26 avril 2024 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant congolais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur de droit en n'examinant pas la demande de M. A au regard des stipulations de l'article 2.1.3 de l'accord franco-congolais du 25 octobre 2007, qui régit spécifiquement la situation des ressortissants congolais souhaitant compléter leur formation par une première expérience professionnelle. En application de cet accord, les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables à M. A. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai d'un mois.
N° TA69-2405499(TA69-2405499)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant israélien, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a estimé que la décision de refus n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code. Par conséquent, les conclusions d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA69-2409273(TA69-2409273)
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie assignant à résidence M. A dans le département de l’Isère, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il estime que le litige relève de la compétence du Tribunal Administratif de Grenoble, lieu de résidence de l’intéressé. Par ordonnance du 17 octobre 2024, il transmet le dossier à cette juridiction.
N° TA69-2408658(TA69-2408658)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui demandait l’octroi d’un permis de visite pour un détenu. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, notamment l’article L. 911-1, inapplicable en l’espèce. La demande, ne relevant d’aucune disposition législative particulière, a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA69-2408512(TA69-2408512)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait le réexamen de son dossier dans le litige l’opposant aux Hospices civils de Lyon. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut, en dehors des cas prévus par le code de justice administrative, adresser des injonctions à l’administration ou à une personne privée chargée d’une mission de service public. La demande de Mme A n’entrant pas dans ces prévisions, notamment celles de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, elle a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.