Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
37 028 décisions disponibles — page 997/1852
N° TA69-2302218(TA69-2302218)
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition nécessaire pour saisir la commission du titre de séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA69-2302986(TA69-2302986)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en tant que juge unique, a rejeté la requête de M. C. Il s'est déclaré incompétent pour connaître de la demande d'annulation de l'amende, relevant de l'ordre judiciaire. Sur le fond, il a jugé que la suspension du permis de conduire pour six mois, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, était légale, le dépistage salivaire ayant révélé la présence de stupéfiants. Le moyen tiré de ce que le cannabidiol (CBD) ne serait pas un stupéfiant a été écarté, le tribunal considérant que le produit en cause était du cannabis, classé comme stupéfiant par l'arrêté du 22 février 1990.
N° TA69-2305165(TA69-2305165)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Loire lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 374,74 euros. La requérante sollicitait une remise totale ou une réduction supplémentaire en raison de sa situation de précarité (divorce, charge d’enfants, formation). Le tribunal a estimé, sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, que malgré la bonne foi de Mme A, sa situation de précarité n’était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise ou réduction supérieure, l’indu résultant d’omissions déclaratives. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA69-2305273(TA69-2305273)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, Mme A a pu déposer sa demande le 14 janvier 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A.
N° TA69-2305930(TA69-2305930)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette d'indu de revenu de solidarité active (RSA). La décision attaquée, prise par le président du conseil départemental de la Loire, avait réduit la dette de 50 % sans l’annuler totalement. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme B ne justifiait pas une remise totale, malgré sa bonne foi, et que le "droit à l'erreur" prévu à l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration n’était pas applicable en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, sans que ces conditions ne soient remplies pour une exonération complète.
N° TA69-2305942(TA69-2305942)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 4 351,05 euros pour la période de mars 2020 à mai 2022. Le juge a estimé que son fils majeur, vivant à son domicile et âgé de moins de 25 ans, devait être considéré comme étant à sa charge effective et permanente, justifiant la prise en compte de ses revenus salariaux dans le calcul de la prestation, conformément aux articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a également jugé que les omissions déclaratives répétées constituaient une fraude, ce qui faisait obstacle à toute remise gracieuse de la dette. Enfin, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur la pénalité administrative de 870 euros, cette contestation relevant de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire en application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.
N° TA69-2306664(TA69-2306664)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Collard Fils, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire un bâtiment artisanal dans le secteur UFc de la commune de L'Étrat. Le tribunal a jugé que le plan local d'urbanisme (PLU) réserve ce secteur exclusivement aux commerces, excluant ainsi les activités artisanales, et que le maire n'a pas commis d'erreur d'appréciation en opposant ce motif. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles UF1 et UF2 du PLU et le rapport de présentation.
N° TA69-2306791(TA69-2306791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité (206,88 euros) et d'aide personnelle au logement (574,02 euros). Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise gracieuse, conformément aux articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code. Le remboursement intégral des dettes par retenues en cours d'instance n'a pas privé le recours d'objet.
N° TA69-2308043(TA69-2308043)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les décisions de la préfète du Rhône leur refusant un titre de séjour et, pour M. A, une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués, dont les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2308185(TA69-2308185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 898,98 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire et des problèmes de santé. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité, les omissions déclaratives réitérées de ses ressources (pension de retraite) faisaient obstacle à la reconnaissance de sa bonne foi, condition nécessaire pour une remise de dette selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA69-2308342(TA69-2308342)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de sa dette de prime d'activité de 913,08 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l'intéressé, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de l'indu, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande de remise gracieuse.
N° TA69-2308349(TA69-2308349)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 960,85 euros, après que la métropole de Lyon n’en avait réduit le montant qu’à 2 826 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l’intéressé, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise intégrale de la dette, au regard de ses ressources et charges. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais sans obligation de remise totale.
N° TA69-2309322(TA69-2309322)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait des refus de remise de dettes sociales (prime d'activité, prime exceptionnelle de fin d'année, RSA, APL) pour un montant total de plus de 1 300 euros. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à la dette notifiée le 21 novembre 2023, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, A 825-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a estimé que la situation personnelle et financière de Mme D ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise des dettes restantes.
N° TA69-2310554(TA69-2310554)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A B contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire pour deux infractions commises le même jour. Le tribunal constate un non-lieu à statuer pour l'infraction de 17h30, le ministre ayant retiré cette décision en cours d'instance. Pour l'infraction de 17h20 (changement de direction sans avertissement), le tribunal rejette la requête, estimant que la réalité de l'infraction est établie par l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-2 du code de la route.
N° TA69-2401183(TA69-2401183)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs retraits de points sur son permis de conduire et la décision "48 SI" du 19 décembre 2023 invalidant son titre pour solde nul. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions relatives au retrait d'un point pour une infraction du 10 janvier 2022 étaient irrecevables, ce point ayant été restitué avant l'introduction du recours. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.
N° TA69-2401185(TA69-2401185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions routières et la décision d’invalidation de son titre de conduite. Le tribunal a constaté que l’administration avait, après l’introduction de la requête, pris en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière et retiré la décision d’invalidation, rendant sans objet les conclusions sur ces points. Sur le fond, le tribunal a rejeté les autres moyens de la requête, notamment celui tiré du défaut d’information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en application des dispositions du code de la route et du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.
N° TA69-2401210(TA69-2401210)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la décision "48 SI" du 5 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision finale de perte de validité rend ces retraits opposables. Il a également estimé que le stage de sensibilisation effectué par la requérante les 17 et 18 janvier 2024, postérieur à la décision attaquée, était sans incidence sur la légalité de celle-ci. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA69-2401260(TA69-2401260)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de fait, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, le juge estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
N° TA69-2403555(TA69-2403555)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination) ont été rejetés.
N° TA69-2403615(TA69-2403615)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision de refus était légalement fondée sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que les autres décisions subséquentes étaient valides. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.