Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2400430(TA69-2400430)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant la décision "48 SI" du 29 novembre 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. La requérante soutenait que son mari était l'auteur de deux des infractions, mais le tribunal a jugé que l'imputabilité des infractions relève de la compétence exclusive du juge judiciaire et ne peut être contestée devant le juge administratif. La réalité des infractions a été établie par l'émission de titres exécutoires d'amendes forfaitaires majorées, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2400090(TA69-2400090)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions commises en 2021, 2022 et 2023, ainsi que la décision "48 SI" du 10 juin 2023 invalidant son titre de conduite. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation avait été retirée par l'administration, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2311139(TA69-2311139)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B contestant le retrait de plusieurs points de son permis de conduite pour des infractions commises entre 2014 et 2022. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le retrait de points lié à l'infraction du 23 septembre 2021, celui-ci ayant été retiré en cours d'instance, et a rejeté comme irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 8 avril 2022, les points ayant été restitués avant l'introduction du recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans préciser la solution finale pour les autres infractions. La décision s'appuie sur le code de la route et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2309882(TA69-2309882)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 ne prévoit pas ce titre spécifique et que, par conséquent, le droit commun du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) s'applique. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 422-10 du CESEDA, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA69-2309142(TA69-2309142)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, était saisi par Mme B d’un recours contestant la décision de la CAF du Rhône du 12 octobre 2023, qui limitait la remise de sa dette de prime d’activité (indu de 855,66 €) à 427,83 €. En cours d’instance, la commission de surendettement a imposé un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire le 9 novembre 2023, entraînant l’effacement total de cette dette en application des articles L. 741-1 et L. 741-2 du code de la consommation. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308943(TA69-2308943)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de sa dette de prime d'activité de 1 047,36 euros. La requérante invoquait une erreur de la caisse d'allocations familiales et sa situation de précarité avec deux enfants à charge. Le juge a constaté que l'indu résultait d'une erreur de la caisse et que la bonne foi de Mme B n'était pas remise en cause. Cependant, il a estimé que sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise ou réduction de la dette, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La demande a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2308077(TA69-2308077)

Le Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision "48SI" invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a d’abord rejeté la fin de non-recevoir du ministre de l’intérieur, estimant que la notification de la décision n’était pas régulière faute de preuve de présentation. Sur le fond, il a annulé la décision "48SI" au motif que Mme A aurait dû bénéficier d’une reconstitution de points en application de l’article L. 223-6 du code de la route, n’ayant pas commis d’infraction dans le délai de deux ans. Le tribunal a enjoint au ministre de restituer le permis avec un capital de douze points et a condamné l’État à verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307912(TA69-2307912)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le bien-fondé d’indu de prime d’activité et d’allocation de logement social, et demandait une remise gracieuse de ses dettes. Le tribunal a jugé que Mme B n’établissait pas que la prise en compte de l’ensemble des ressources de son couple durant les périodes de référence n’aurait pas justifié les indus, et a donc validé leur récupération. S’agissant de la demande de remise, le tribunal a estimé que la requérante ne démontrait pas sa bonne foi ou sa précarité, conditions nécessaires à l’application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307686(TA69-2307686)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette de prime d'activité. La requérante demandait une remise totale ou une réduction supérieure à celle déjà accordée par la caisse d'allocations familiales du Rhône, qui avait ramené l'indu de 1 259,99 euros à 315 euros. Le tribunal a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Bien que la bonne foi de Mme B ne soit pas contestée, le juge a estimé que sa situation financière, bien que difficile, ne justifiait pas une remise supplémentaire au vu de la réduction déjà accordée. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2307215(TA69-2307215)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône de limiter la remise de sa dette de prime d'activité à 75 % (soit 274,38 euros restant à charge sur un indu de 1 097,52 euros). Saisi en plein contentieux, le juge a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante au regard de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de Mme A, ses ressources et charges ne caractérisaient pas une précarité suffisante pour justifier une remise totale ou une réduction supplémentaire de sa dette. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remise gracieuse supplémentaire.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306989(TA69-2306989)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A contestant la décision du département du Rhône confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 720,86 euros pour la période de juin 2012 à février 2013, tout en accordant une remise gracieuse partielle. Le tribunal a jugé que la prescription biennale de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles n'était pas applicable en raison de fausses déclarations commises par la requérante, et que la prescription quinquennale de droit commun avait été interrompue par des actes d'exécution forcée. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de liaison préalable du contentieux, et les autres moyens (incompétence, méconnaissance de l'article L. 211-8 du code des relations entre le public et l'administration) ont été écartés comme non fondés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306950(TA69-2306950)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a examiné les demandes de M. A qui contestait les décisions de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui accordant une remise partielle (75 %) d’indu de revenu de solidarité active et d’aide personnalisée au logement, et sollicitait une remise intégrale. Le tribunal a joint les deux requêtes et rappelé que, pour accorder une remise gracieuse, il doit apprécier la bonne foi et la situation de précarité du débiteur à la date de sa décision. En l'espèce, le jugement ne précise pas la solution finale retenue (rejet ou annulation), mais il applique les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, ainsi que l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306174(TA69-2306174)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de sa dette de prime d'activité (209,07 euros). Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité et ses charges ne justifiaient pas une remise gracieuse, conformément à l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La décision de la caisse d'allocations familiales du Rhône du 30 mai 2023 a donc été confirmée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2306154(TA69-2306154)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme C visant à obtenir la remise intégrale de ses dettes de prime d'activité (1 759,92 euros) et de revenu de solidarité active (604,88 euros). La juridiction a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la métropole de Lyon, considérant que le remboursement intégral des créances en cours d'instance ne privait pas d'objet le recours. Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, rappelant que la remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la situation de précarité et la bonne foi de Mme C pour statuer sur sa demande.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2306945(TA69-2306945)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de l'association culturelle de bienfaisance de Corbas, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 1er juin 2023 lui interdisant l'accueil de mineurs. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'association, en accueillant régulièrement une cinquantaine de mineurs pour des activités variées, entrait dans le champ des accueils collectifs de mineurs définis par le code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, elle était soumise aux obligations de déclaration préalable et de souscription d'une assurance, qu'elle n'avait pas respectées. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 227-4 et L. 227-5 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2305155(TA69-2305155)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise gracieuse de sa dette d’allocation de solidarité spécifique (ASS), d’un montant de 8 935,02 euros, induite par la perception non déclarée d’une rente CPAM et d’une allocation adulte handicapé. Statuant en plein contentieux sur la base de l’article L. 5426-8-3 du code du travail, le juge a estimé que la situation de précarité et la bonne foi de M. B ne justifiaient pas une remise ou réduction de la dette, compte tenu de l’ensemble de ses ressources et charges. La décision du directeur de France Travail (ex-Pôle emploi) n’a donc pas été jugée entachée d’erreur d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2305130(TA69-2305130)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B, ressortissante arménienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 15 septembre 2022, estimant que la motivation était suffisante et que l'OFII avait procédé à un examen complet de sa situation, notamment via un entretien de vulnérabilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2302690(TA69-2302690)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante algérienne, qui contestait les refus implicites du préfet du Rhône de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans et un titre de séjour d’un an. Le tribunal a jugé que les conclusions étaient irrecevables car dirigées contre des décisions inexistantes, la requérante n’ayant pas établi avoir déposé de demande de titre de séjour aux dates alléguées. En conséquence, les demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice ont été rejetées. La décision se fonde sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2300716(TA69-2300716)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours de M. B, un ressortissant afghan, contre le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que M. B avait finalement obtenu le bénéfice de ces conditions à compter du 1er septembre 2022, rendant sans objet les conclusions pour la période postérieure à cette date. Pour la période antérieure, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de refus était légale car la demande d'asile avait été présentée plus de 90 jours après l'entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 522-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2205754(TA69-2205754)

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 19 juillet 2022 par laquelle la cheffe d'établissement de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas avait refusé de délivrer un permis de visite à Mme A pour voir son ex-conjoint incarcéré. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur un motif de protection des victimes de violences, était illégal car Mme A n'était pas la victime des faits ayant conduit à la condamnation du détenu. La décision a ainsi méconnu les articles L. 341-1 et suivants du code pénitentiaire, issus de la loi pénitentiaire du 4 novembre 2009.

Résumé IA