Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2310554(TA69-2310554)

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A B contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire pour deux infractions commises le même jour. Le tribunal constate un non-lieu à statuer pour l'infraction de 17h30, le ministre ayant retiré cette décision en cours d'instance. Pour l'infraction de 17h20 (changement de direction sans avertissement), le tribunal rejette la requête, estimant que la réalité de l'infraction est établie par l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409194(TA69-2409194)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet de l'Isère du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la mesure n'était pas disproportionnée. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 435-1, L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2309322(TA69-2309322)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait des refus de remise de dettes sociales (prime d'activité, prime exceptionnelle de fin d'année, RSA, APL) pour un montant total de plus de 1 300 euros. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à la dette notifiée le 21 novembre 2023, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, A 825-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a estimé que la situation personnelle et financière de Mme D ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise des dettes restantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA69-2406903(TA69-2406903)

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2409210(TA69-2409210)

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Loire du 12 septembre 2024, mettant en demeure des gens du voyage de quitter le parking du stade de l’Envol Stadium à Andrézieux-Bouthéon sous 24 heures. Les requérants contestaient notamment la légalité de l’arrêté communal du 21 juillet 2022 interdisant le stationnement, sur lequel se fondait la mise en demeure, en raison de son défaut de publicité et de transmission au préfet. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions de l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 étaient remplies, notamment l’atteinte à la tranquillité publique, et que le délai de 24 heures était légal. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308349(TA69-2308349)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 960,85 euros, après que la métropole de Lyon n’en avait réduit le montant qu’à 2 826 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l’intéressé, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise intégrale de la dette, au regard de ses ressources et charges. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais sans obligation de remise totale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308342(TA69-2308342)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de sa dette de prime d'activité de 913,08 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l'intéressé, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de l'indu, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande de remise gracieuse.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2308185(TA69-2308185)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 898,98 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire et des problèmes de santé. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité, les omissions déclaratives réitérées de ses ressources (pension de retraite) faisaient obstacle à la reconnaissance de sa bonne foi, condition nécessaire pour une remise de dette selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2308043(TA69-2308043)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les décisions de la préfète du Rhône leur refusant un titre de séjour et, pour M. A, une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués, dont les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2306791(TA69-2306791)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité (206,88 euros) et d'aide personnelle au logement (574,02 euros). Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise gracieuse, conformément aux articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code. Le remboursement intégral des dettes par retenues en cours d'instance n'a pas privé le recours d'objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA69-2306664(TA69-2306664)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Collard Fils, qui demandait l'annulation du refus de permis de construire un bâtiment artisanal dans le secteur UFc de la commune de L'Étrat. Le tribunal a jugé que le plan local d'urbanisme (PLU) réserve ce secteur exclusivement aux commerces, excluant ainsi les activités artisanales, et que le maire n'a pas commis d'erreur d'appréciation en opposant ce motif. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles UF1 et UF2 du PLU et le rapport de présentation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2208472(TA69-2208472)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. B, ressortissant algérien, a examiné le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour pour une durée de dix ans. La préfète du Rhône ayant délivré un certificat de résidence d'un an le 15 février 2024, le tribunal a considéré que cette décision s'était substituée au refus implicite initial. Il a rejeté la demande d'annulation et d'injonction, estimant que la délivrance d'un titre d'un an ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 7 bis a). La demande de provision de 20 000 euros pour préjudice a également été rejetée, faute de lien direct et certain entre la durée d'instruction et les troubles allégués.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA69-2305942(TA69-2305942)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité de 4 351,05 euros pour la période de mars 2020 à mai 2022. Le juge a estimé que son fils majeur, vivant à son domicile et âgé de moins de 25 ans, devait être considéré comme étant à sa charge effective et permanente, justifiant la prise en compte de ses revenus salariaux dans le calcul de la prestation, conformément aux articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a également jugé que les omissions déclaratives répétées constituaient une fraude, ce qui faisait obstacle à toute remise gracieuse de la dette. Enfin, le tribunal s'est déclaré incompétent pour statuer sur la pénalité administrative de 870 euros, cette contestation relevant de la compétence du pôle social du tribunal judiciaire en application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2305930(TA69-2305930)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise de sa dette d'indu de revenu de solidarité active (RSA). La décision attaquée, prise par le président du conseil départemental de la Loire, avait réduit la dette de 50 % sans l’annuler totalement. Le tribunal a estimé que la situation de précarité de Mme B ne justifiait pas une remise totale, malgré sa bonne foi, et que le "droit à l'erreur" prévu à l’article L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration n’était pas applicable en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, sans que ces conditions ne soient remplies pour une exonération complète.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2300085(TA69-2300085)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, la décision étant prise sur demande de l'intéressé. Sur le fond, il a estimé que le CNAPS avait légalement pu se fonder sur les dispositions des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure pour refuser l'autorisation, en raison de condamnations pénales du requérant incompatibles avec l'exercice de la profession. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2404447(TA69-2404447)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mongole, qui contestait l'arrêté du 4 avril 2024 de la préfète du Rhône lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'erreur de fait, l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA), la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE), et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, le tribunal considérant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA69-2305273(TA69-2305273)

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, ressortissante albanaise, contestant le refus de la préfète du Rhône de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, Mme A a pu déposer sa demande le 14 janvier 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA69-2305165(TA69-2305165)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Loire lui accordant une remise partielle de 50 % sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 374,74 euros. La requérante sollicitait une remise totale ou une réduction supplémentaire en raison de sa situation de précarité (divorce, charge d’enfants, formation). Le tribunal a estimé, sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, que malgré la bonne foi de Mme A, sa situation de précarité n’était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise ou réduction supérieure, l’indu résultant d’omissions déclaratives. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2302986(TA69-2302986)

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en tant que juge unique, a rejeté la requête de M. C. Il s'est déclaré incompétent pour connaître de la demande d'annulation de l'amende, relevant de l'ordre judiciaire. Sur le fond, il a jugé que la suspension du permis de conduire pour six mois, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, était légale, le dépistage salivaire ayant révélé la présence de stupéfiants. Le moyen tiré de ce que le cannabidiol (CBD) ne serait pas un stupéfiant a été écarté, le tribunal considérant que le produit en cause était du cannabis, classé comme stupéfiant par l'arrêté du 22 février 1990.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA69-2209713(TA69-2209713)

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un gendarme, qui contestait la sanction de 15 jours d'arrêts avec dispense d'exécution qui lui avait été infligée pour avoir porté un coup au visage d'un individu menotté et placé sous sa protection. Le tribunal a jugé que ce geste constituait une faute, car il méconnaissait l'obligation de préserver la sécurité de la personne interpellée et d'user de la force de manière proportionnée, conformément aux articles R. 434-17 et R. 434-18 du code de la sécurité intérieure. La sanction a été considérée comme proportionnée à la gravité de la faute, compte tenu du grade et des fonctions de l'agent, malgré ses excellents états de service.

Résumé IA