Jurisprudence — Tribunal Administratif de Lyon
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N° TA69-2404053(TA69-2404053)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour et l’arrêté préfectoral du 8 mars 2024 lui refusant un titre, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé la décision de refus de délivrance du récépissé, estimant que la préfète de l’Ain avait méconnu les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile en ne remettant pas ce document à M. B après le dépôt d’un dossier complet. En revanche, il a rejeté les autres conclusions de la requête, considérant que le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes n’étaient pas entachés d’illégalité, notamment au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des dispositions du code précité.
N° TA69-2403615(TA69-2403615)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de la Loire refusant son titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision de refus était légalement fondée sur l'avis du collège des médecins de l'OFII, et que les autres décisions subséquentes étaient valides. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA69-2403555(TA69-2403555)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Ain. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination) ont été rejetés.
N° TA69-2401260(TA69-2401260)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, l’erreur de fait, la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes, le juge estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et proportionnée, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
N° TA69-2401210(TA69-2401210)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de juge unique, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci contestait la décision "48 SI" du 5 décembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable des retraits de points n'affecte pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité, et que la décision finale de perte de validité rend ces retraits opposables. Il a également estimé que le stage de sensibilisation effectué par la requérante les 17 et 18 janvier 2024, postérieur à la décision attaquée, était sans incidence sur la légalité de celle-ci. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 223-3, L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA69-2401185(TA69-2401185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant le retrait de points de son permis de conduire pour plusieurs infractions routières et la décision d’invalidation de son titre de conduite. Le tribunal a constaté que l’administration avait, après l’introduction de la requête, pris en compte un stage de sensibilisation à la sécurité routière et retiré la décision d’invalidation, rendant sans objet les conclusions sur ces points. Sur le fond, le tribunal a rejeté les autres moyens de la requête, notamment celui tiré du défaut d’information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, en application des dispositions du code de la route et du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions de la requête.
N° TA69-2401183(TA69-2401183)
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs retraits de points sur son permis de conduire et la décision "48 SI" du 19 décembre 2023 invalidant son titre pour solde nul. Le tribunal a d'abord constaté que les conclusions relatives au retrait d'un point pour une infraction du 10 janvier 2022 étaient irrecevables, ce point ayant été restitué avant l'introduction du recours. Sur le fond, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les articles L. 223-3 et L. 223-6 du code de la route.
N° TA69-2310554(TA69-2310554)
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A B contre des décisions de retrait de points de son permis de conduire pour deux infractions commises le même jour. Le tribunal constate un non-lieu à statuer pour l'infraction de 17h30, le ministre ayant retiré cette décision en cours d'instance. Pour l'infraction de 17h20 (changement de direction sans avertissement), le tribunal rejette la requête, estimant que la réalité de l'infraction est établie par l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-2 du code de la route.
N° TA69-2408699(TA69-2408699)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète du Rhône ayant fixé un rendez-vous, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. En revanche, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la même loi ont été rejetées.
N° TA69-2207108(TA69-2207108)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la société Bruneton Enlèvement, délégataire du service public de fourrière, pour des dommages causés à son véhicule lors de sa mise en fourrière. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre le préjudice et l'opération de fourrière n'était pas établi, M. A ayant utilisé son véhicule pour parcourir 600 km après l'avoir récupéré, et qu'aucune faute dans le remorquage n'était démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 325-1 et suivants du code de la route. M. A a été condamné à verser 1 400 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA69-2405742(TA69-2405742)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D B, qui contestait le refus de regroupement familial opposé par le préfet de la Loire à son père, M. C B. La requérante ne disposait ni de la qualité pour agir au nom de son père, ni d’un intérêt personnel à agir contre cette décision. Malgré une demande de régularisation, elle n’a pas fait approuver ses conclusions par l’intéressé. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 431-4 du code de justice administrative.
N° TA69-2309322(TA69-2309322)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D, qui contestait des refus de remise de dettes sociales (prime d'activité, prime exceptionnelle de fin d'année, RSA, APL) pour un montant total de plus de 1 300 euros. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à la dette notifiée le 21 novembre 2023, faute pour la requérante d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, A 825-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, le tribunal a estimé que la situation personnelle et financière de Mme D ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise des dettes restantes.
N° TA69-2308349(TA69-2308349)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, qui demandait la remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 960,85 euros, après que la métropole de Lyon n’en avait réduit le montant qu’à 2 826 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l’intéressé, sa situation de précarité ne justifiait pas une remise intégrale de la dette, au regard de ses ressources et charges. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise ou réduction de dette en cas de bonne foi ou de précarité, mais sans obligation de remise totale.
N° TA69-2308342(TA69-2308342)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de sa dette de prime d'activité de 913,08 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi reconnue de l'intéressé, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise totale de l'indu, en application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande de remise gracieuse.
N° TA69-2406321(TA69-2406321)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme G épouse E, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de l'intérêt supérieur de l'enfant, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et fondées sur l'avis du collège des médecins de l'OFII. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
N° TA69-2308185(TA69-2308185)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 898,98 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire et des problèmes de santé. Le tribunal a estimé que, malgré la précarité, les omissions déclaratives réitérées de ses ressources (pension de retraite) faisaient obstacle à la reconnaissance de sa bonne foi, condition nécessaire pour une remise de dette selon l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande.
N° TA69-2308043(TA69-2308043)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. et Mme A contre les décisions de la préfète du Rhône leur refusant un titre de séjour et, pour M. A, une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées n'étaient pas entachées d'illégalité au regard des textes invoqués, dont les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA69-2306791(TA69-2306791)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Ain de lui accorder une remise de ses dettes de prime d'activité (206,88 euros) et d'aide personnelle au logement (574,02 euros). Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n'était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise gracieuse, conformément aux articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 553-2 du même code. Le remboursement intégral des dettes par retenues en cours d'instance n'a pas privé le recours d'objet.
N° TA69-2208472(TA69-2208472)
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant sur les requêtes de M. B, ressortissant algérien, a examiné le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour pour une durée de dix ans. La préfète du Rhône ayant délivré un certificat de résidence d'un an le 15 février 2024, le tribunal a considéré que cette décision s'était substituée au refus implicite initial. Il a rejeté la demande d'annulation et d'injonction, estimant que la délivrance d'un titre d'un an ne méconnaissait pas les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 7 bis a). La demande de provision de 20 000 euros pour préjudice a également été rejetée, faute de lien direct et certain entre la durée d'instruction et les troubles allégués.
N° TA69-2405388(TA69-2405388)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A pour obtenir l'exécution forcée d'un jugement du 3 octobre 2023, qui enjoignait à la préfète du Rhône de réexaminer sa situation sous deux mois. En cours d'instance, la préfète a délivré à M. A le titre de séjour sollicité, valable jusqu'en 2034. Constatant que cette décision exécute pleinement le jugement initial, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d'exécution, sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative.