Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411503(TA77-2411503)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de traiter en urgence sa demande de changement de statut vers une carte "Passeport talent - Carte bleue européenne", invoquant une atteinte à sa liberté de travail. Le juge a estimé que l'absence de saisine préalable des services préfectoraux par le requérant ne permettait pas de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA77-2207290(TA77-2207290)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par une décision "48 SI" du ministre de l'Intérieur du 9 juin 2022. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable et contestait la réalité de certaines infractions. Le tribunal a jugé que l'absence de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité, ce moyen étant inopérant. Il a également estimé que la réalité des infractions était établie par les condamnations pénales définitives, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
N° TA77-2405138(TA77-2405138)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, ressortissant camerounais, qui sollicitait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour retirer sa carte de séjour temporaire « recherche d’emploi/création d’entreprise ». Le juge a estimé qu’une telle injonction ne relevait pas de l’office du juge des référés, les mesures prises devant être provisoires, et que la demande était dépourvue d’utilité dès lors que le dossier de l’intéressé semblait avoir été clos. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA77-2405131(TA77-2405131)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien en situation irrégulière depuis 2015, qui demandait à être convoqué par la préfecture du Val-de-Marne pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des incidences graves et immédiates de l’absence de rendez-vous sur sa situation personnelle, malgré son emploi et sa vie familiale. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407044(TA77-2407044)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCI Silfi, qui demandait la décharge de la taxe foncière 2023 pour un bien situé à Melun. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, et aucun mémoire motivé n'a été produit dans le délai de recours. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411498(TA77-2411498)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que l'urgence extrême n'était pas caractérisée, la carte de résident étant encore valable jusqu'au 18 septembre 2024 et les conséquences professionnelles évoquées (passage en sans solde) ne relevant pas d'une urgence nécessitant une intervention sous 48 heures. La solution retenue est fondée sur l'absence de condition d'urgence spécifique au référé liberté, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA77-2402025(TA77-2402025)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de décembre 2022 à mars 2023. Par un mémoire enregistré le 9 août 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 septembre 2024.
N° TA77-2403087(TA77-2403087)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants pour l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement de cette taxe, rendant les conclusions de la requête sans objet. Par ordonnance du 23 septembre 2024, le président de la 3ème chambre a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA77-2401708(TA77-2401708)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SARL Le Petit Bœuf d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir le remboursement d’un crédit de TVA de 41 667 euros. L’administration fiscale ayant accordé ce remboursement après l’introduction de la requête, le juge a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, l’État, considéré comme partie perdante, a été condamné à verser 1 000 euros à la société au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA77-2204087(TA77-2204087)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A contestant l'annulation de son permis de conduire et plusieurs retraits de points pour des infractions commises entre 2020 et 2021. Le tribunal a constaté que le ministre de l'Intérieur avait déjà restitué certains points et supprimé certaines infractions du dossier, rendant le solde de points du requérant positif. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision d'invalidation du permis et les retraits de points pour les infractions des 24 mars et 26 avril 2021, ces décisions ayant été retirées. Les conclusions relatives au retrait de points pour l'infraction du 23 février 2020 ont été rejetées comme irrecevables, car le point avait été restitué avant l'introduction de la requête.
N° TA77-2406486(TA77-2406486)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur. La requérante avait saisi le tribunal le 22 mai 2024, soit avant l’expiration du délai de deux mois imparti à l’administration pour statuer sur sa réclamation préalable, déposée le 21 mai 2024. En application de l’article R. 281-4 du livre des procédures fiscales, une telle action en justice ne peut être engagée avant que l’administration n’ait pris sa décision ou que le délai de deux mois ne soit écoulé. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
N° TA77-2204226(TA77-2204226)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C pour contester quatre décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le requérant s'est désisté de ses conclusions concernant trois des infractions, ne laissant en litige que le retrait de 3 points consécutif à une infraction du 27 janvier 2021. Le tribunal a donné acte de ce désistement partiel. Sur le fond, le juge a examiné le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la seule décision restante.
N° TA77-2207014(TA77-2207014)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'Intérieur du 4 mai 2022 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait avoir effectué un stage de récupération de points les 3 et 4 juin 2022, avant la notification de la décision, et devait donc récupérer 4 points. Le tribunal a relevé que la décision 48 SI avait été notifiée le 27 mai 2022, soit avant le stage, et a appliqué l'article L. 223-8 du code de la route, selon lequel la reconstitution de points est impossible si le conducteur a reçu notification de la perte de validité du permis avant le dernier jour du stage. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2207020(TA77-2207020)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 27 mai 2022 portant suspension provisoire et immédiate de son permis de conduire pour une durée de 5 mois, à la suite d'un excès de vitesse. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence territoriale du préfet, le défaut de motivation de l'arrêté et la violation de la procédure contradictoire, en se fondant sur les articles L. 224-7 et L. 224-2 du code de la route ainsi que sur l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA77-2311630(TA77-2311630)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Madame A d'une demande d'injonction visant à obtenir une nouvelle convocation pour la remise de son titre de séjour. La requérante n'avait pu honorer un premier rendez-vous en raison de difficultés financières pour acquitter le timbre fiscal. En l'absence de réponse des parties à une demande d'information du tribunal, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2405623(TA77-2405623)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 22 avril 2024 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'illégalité de la délégation de signature, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière. Il a également rejeté les autres griefs, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA77-2405826(TA77-2405826)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en annulation d’un refus de renouvellement de récépissé de titre de séjour. Après avoir obtenu l’aide juridictionnelle totale, le requérant a limité ses conclusions à la demande de frais irrépétibles. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2313398(TA77-2313398)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B d’une demande de réduction de sa cotisation foncière des entreprises pour 2022 et 2023. Après avoir invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, sans obtenir de réponse dans le délai imparti, le tribunal a constaté un désistement d’office en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 23 septembre 2024, il a donné acte de ce désistement.
N° TA77-2205219(TA77-2205219)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet de la préfète du Val-de-Marne refusant à Mme B, ressortissante algérienne, un certificat de résidence de dix ans. L'annulation est fondée sur le défaut de communication des motifs de cette décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, après une demande en ce sens de l'intéressée. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2313181(TA77-2313181)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. La préfète du Val-de-Marne ayant finalement accepté cette demande, le requérant s’est désisté de son instance et de son action. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.