Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2305730(TA77-2305730)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, épouse B, d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d’écran du système AGDREF attestant de la délivrance d’un titre de séjour valable jusqu’en décembre 2024, remis à l’intéressée en février 2024. Constatant que cette délivrance rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, rejeté les conclusions accessoires (injonction, astreinte et frais d’instance), et appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2311138(TA77-2311138)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer Mme B, ressortissante sénégalaise entrée en France dans le cadre d'un regroupement familial, afin de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de sept jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante justifiait d'une situation d'urgence, son visa étant expiré et son titre de séjour n'ayant pas été délivré malgré l'accomplissement des formalités. Le tribunal a appliqué les articles L. 423-14 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'arrêté du 22 juin 2023.
N° TA77-2309661(TA77-2309661)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A veuve B, ressortissante chinoise, contestant les décisions implicites de rejet de la préfète du Val-de-Marne sur ses demandes de titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante invoquait notamment la violation des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant que la préfète n'avait pas communiqué les motifs de ses refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA77-2308317(TA77-2308317)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A F, ressortissant brésilien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 25 juillet 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2211581(TA77-2211581)
Le Tribunal administratif de Melun annule l’arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de police de Paris avait interdit à M. A, ressortissant malien, de retourner sur le territoire français pour une durée d’un an. La juridiction retient que cette interdiction méconnaît l’article L. 612-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car elle a été prise alors que l’obligation de quitter le territoire français sous-jacente n’avait pas été notifiée à l’intéressé, ce qui empêchait de le considérer comme irrégulièrement maintenu. En conséquence, l’État est condamné à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2209113(TA77-2209113)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que M. A ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2310918(TA77-2310918)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant cambodgien, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que l’absence de renouvellement de son récépissé depuis décembre 2022 révélait une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, rendant la mesure sollicitée inutile et de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2307041(TA77-2307041)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté préfectoral du 25 mai 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à la reconnaissance du statut de réfugié, le juge de l'excès de pouvoir ne pouvant se substituer à l'administration. Sur le fond, le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, les éléments produits par le requérant ne démontrant pas un risque réel de persécutions en cas de retour au Sri Lanka.
N° TA77-2203145(TA77-2203145)
Le Tribunal administratif de Melun annule trois refus du préfet de Seine-et-Marne (26 janvier, 31 janvier et 15 mars 2022) de ne pas enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant pakistanais, en qualité de membre de famille d’une citoyenne de l’Union européenne. Le tribunal juge que le dossier présenté par le requérant était complet, contrairement à ce qu’a estimé le préfet, en application des articles L. 233-1, L. 233-2 et R. 431-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint au préfet d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2207036(TA77-2207036)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de carte de séjour "vie privée et familiale" de M. A, au motif que la préfète du Val-de-Marne n'a pas communiqué les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.
N° TA77-2407537(TA77-2407537)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour « salarié », assortie de conclusions indemnitaires. Par un mémoire enregistré le 30 juillet 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
N° TA77-2209177(TA77-2209177)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne le 27 juillet 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté et a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA77-2404877(TA77-2404877)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A, qui contestait la décision de l'OFII du 20 février 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés le 23 mai 2024, faute de moyen sérieux. Conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de rejet, il est réputé s'être désisté.
N° TA77-2404863(TA77-2404863)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour salarié et de renouvellement de récépissé. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d’écran du logiciel AGDREF attestant de la délivrance d’un titre de séjour valable jusqu’en mai 2025, remis à l’intéressé le 14 juin 2024. Constatant que cette délivrance rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et rejeté les conclusions accessoires, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais d’instance.
N° TA77-2210743(TA77-2210743)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme D, ressortissante tchadienne, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 13 octobre 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen sérieux, et la méconnaissance de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est fondée sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne.
N° TA77-2404771(TA77-2404771)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En effet, postérieurement à l’introduction du recours, la préfète du Val-de-Marne a produit une capture d’écran du logiciel AGDREF attestant de la remise d’un titre de séjour valable jusqu’en juin 2025. Cette délivrance a rendu le litige sans objet, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2404737(TA77-2404737)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement de M. A de ses conclusions en annulation, injonction et astreinte dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État (préfecture du Val-de-Marne) a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de l’instance.
N° TA77-2404708(TA77-2404708)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de Mme C, agissant pour elle-même et sa fille mineure, de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus de l'OFII d'accorder les conditions matérielles d'accueil. La requérante, admise à l'aide juridictionnelle totale, a maintenu uniquement ses conclusions au titre des frais d'instance. Le tribunal a rejeté ces dernières, estimant qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'OFII à ce titre. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2404627(TA77-2404627)
Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par Mme A épouse B de deux requêtes en excès de pouvoir visant à annuler deux titres de recettes émis par la commune de Saint-Maur-des-Fossés pour un montant de 14,70 euros chacun. En défense, la commune a informé le tribunal avoir annulé les deux titres de recettes contestés. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a constaté que les requêtes avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2211357(TA77-2211357)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à M. B, ressortissant algérien, la délivrance d’un certificat de résidence « vie privée et familiale ». La décision est annulée pour défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressé, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour.