Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410585(TA77-2410585)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A B, ressortissante malienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déposé sa demande de renouvellement tardivement, le 11 janvier 2024, alors que son titre expirait le 5 mars 2024, sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, la suspension sollicitée a été refusée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision ou aux textes invoqués (articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2411067(TA77-2411067)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne rejetant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la promesse d'embauche et les difficultés financières invoquées ne caractérisaient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, s'agissant d'une première demande de titre de séjour. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410904(TA77-2410904)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du 26 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure prévue par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été respectée, notamment par la remise des brochures d'information et l'entretien individuel. Il a également jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2410897(TA77-2410897)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du 26 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure lié à la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que l'entretien individuel mené le 7 mai 2024, avec l'assistance d'un interprète en langue soninké, respectait les garanties prévues par le règlement. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410852(TA77-2410852)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour modifier une précédente ordonnance du 11 mars 2024. Cette ordonnance enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa demande de regroupement familial, ce qui n'avait pas été exécuté. Le juge a fait droit à la demande en assortissant l'injonction d'un nouveau délai de quinze jours et d'une astreinte définitive de 150 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410583(TA77-2410583)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de licenciement sans préavis ni indemnité prise le 1er juillet 2024 par le département du Val-de-Marne à l'encontre de M. A B, agent non titulaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était satisfaite en raison de la perte de rémunération, mais a considéré qu'aucun des moyens soulevés (violation des droits de la défense, absence de matérialité des faits, disproportion de la sanction) n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2404644(TA77-2404644)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant vietnamien d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le retrait de son titre de séjour "Recherche d'emploi ou création d'entreprise". La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressé le 2 mai 2024 pour la remise de ce titre, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 750 euros au requérant au titre des frais irrépétibles.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2404330(TA77-2404330)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par une ressortissante tunisienne, entrée en France dans le cadre d’un regroupement familial, afin d’obtenir, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d’une attestation l’autorisant à travailler ou un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressée et lui a remis un récépissé valable jusqu’au 15 octobre 2024, avec autorisation de travail. La requérante s’est alors désistée de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. S’agissant des frais irrépétibles, le tribunal a rejeté la demande de la requérante au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, en l’absence de circonstances particulières justifiant une condamnation de l’État.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2310883(TA77-2310883)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la demande visait à faire obstacle à une décision de refus d'enregistrement, ce qui n'est pas permis par cette procédure subsidiaire, et a relevé que l'intéressé avait attendu plus de douze ans avant de solliciter la régularisation de sa situation sans justifier d'une urgence ou d'une situation stable. La requête a été rejetée sans qu'il soit fait droit aux conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2206836(TA77-2206836)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 14 juin 2022 suspendant le permis de conduire de M. A pour 10 mois. La suspension était fondée sur un accident corporel, mais le requérant n'a commis qu'une conduite en état alcoolique, sans accident. Le tribunal retient une erreur de fait et une erreur de droit au regard de l'article L. 224-2 du code de la route. L'État est condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2311630(TA77-2311630)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Madame A d'une demande d'injonction visant à obtenir une nouvelle convocation pour la remise de son titre de séjour. La requérante n'avait pu honorer un premier rendez-vous en raison de difficultés financières pour acquitter le timbre fiscal. En l'absence de réponse des parties à une demande d'information du tribunal, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2206494(TA77-2206494)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B contestant l'annulation de son permis de conduire pour solde de points nul. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre trois décisions de retrait de points, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que les conditions de notification des retraits de points n'affectent pas leur légalité. Enfin, il a considéré que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes forfaitaires, conformément aux articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411476(TA77-2411476)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de l'association Les P'tits Pieds du 77. Cette association contestait un arrêté du 16 août 2024 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne ordonnant la fermeture provisoire de sa micro-crèche. Le désistement fait suite à l'engagement du département de prendre un arrêté de réouverture avant le 23 septembre 2024. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité de la fermeture.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2206984(TA77-2206984)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, qui contestait le refus implicite du ministre de l'Intérieur de lui restituer des points de permis de conduire suite à l'annulation d'une amende forfaitaire majorée, ainsi que la décision d'invalidation de son permis (décision 48 SI). Le tribunal a constaté, sur la base du relevé d'information intégral (R2I) produit par le ministre, qu'aucune mention de l'infraction du 27 janvier 2019 n'apparaissait au dossier de M. B et qu'aucune décision 48 SI n'était référencée. En conséquence, le tribunal a implicitement rejeté les conclusions à fin d'annulation, faute d'objet ou d'illégalité établie, en application des dispositions du code de la route et du code des relations entre le public et l'administration.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA77-2403951(TA77-2403951)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait une imposition de 557 euros relative à une plus-value immobilière réalisée en 2022. L’administration fiscale avait préalablement conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l’instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411544(TA77-2411544)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée et qu’un refus de titre de séjour, même implicite, ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405623(TA77-2405623)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 22 avril 2024 lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'illégalité de la délégation de signature, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière. Il a également rejeté les autres griefs, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 541-1 et L. 541-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2411506(TA77-2411506)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. D, ressortissant algérien sous le coup d’une interdiction judiciaire du territoire français, contestant la décision fixant l’Algérie comme pays de destination. Le tribunal a examiné deux requêtes, l’une dirigée contre une décision implicite et l’autre contre un arrêté préfectoral explicite du 16 septembre 2024. Après avoir soulevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour absence de décision administrative susceptible de recours concernant la première requête, le juge a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405105(TA77-2405105)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante vietnamienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. La requérante soutenait que l'absence de renouvellement la plaçait dans une situation précaire et avait entraîné la suspension de son contrat d'apprentissage. Toutefois, la préfète du Val-de-Marne a justifié en cours d'instance avoir mis à disposition de Mme A une nouvelle attestation valable jusqu'au 2 août 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté la demande de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2405084(TA77-2405084)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant marocain, d’une demande d’injonction visant à obtenir sa convocation pour retirer un titre de séjour rectifié, en raison d’une erreur d’orthographe sur son prénom. La préfète du Val-de-Marne a fait valoir que M. B avait été convoqué le 2 mai 2024 pour le relevé de ses empreintes et que la fabrication du nouveau titre avait été lancée. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet, et a rejeté la demande d’indemnisation de 500 euros, celle-ci relevant d’un recours de plein contentieux et non du juge des référés.

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