Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2304878(TA77-2304878)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Val-de-Marne. La décision de classement était fondée sur l’absence de production de pièces complémentaires dans le délai imparti, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que le déménagement invoqué par le requérant ne constituait pas une circonstance imprévisible et indépendante de sa volonté justifiant cette omission, d’autant qu’il n’avait pas informé l’administration. La solution retenue confirme la légalité du classement sans suite, l’administration disposant d’un large pouvoir d’appréciation en l’absence de justification valable.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2106729(TA77-2106729)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, agent public, contestant le refus implicite du ministre de la transition écologique de lui verser l'allocation temporaire d'invalidité pour une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a constaté que l'administration avait finalement accordé cette allocation à M. B par une décision du 27 juin 2022, postérieure à l'introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées, estimant que M. B n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration ni de la réalité des préjudices allégués, en application des principes de responsabilité administrative et des dispositions du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2301979(TA77-2301979)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du 22 décembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde lui a retiré son certificat de résidence de dix ans pour fraude au mariage. Le tribunal a jugé que la situation de Mme C est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et non par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la préfète pouvait légalement retirer le titre obtenu par fraude en vertu de son pouvoir général, sans appliquer l'article L. 423-17 du CESEDA, inapplicable aux Algériens. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du retrait du titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2108237(TA77-2108237)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, gardien de la paix, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour vingt-quatre mois (dont douze avec sursis), prononcée par le ministre de l'intérieur pour des faits de harcèlement et menaces de mort. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que les irrégularités formelles alléguées (absence d'original, dates erronées) étaient sans incidence sur la légalité de la sanction, que le conseil de discipline était impartial, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 et n° 84-16 relatives à la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212556(TA77-2212556)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne le 23 novembre 2022. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, notamment en vérifiant la participation du requérant à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, qui s'est avérée insuffisante. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant à l'encontre du seul refus de titre de séjour. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2208245(TA77-2208245)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi. La décision de la préfète du Val-de-Marne était fondée sur la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, en raison d'une condamnation pénale, conformément à l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation sur ce point et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien n'étaient pas fondés. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2206327(TA77-2206327)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D E, qui contestait la décision du 17 février 2022 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Cette décision prononçait à son encontre une interdiction temporaire d'exercer toute activité de sécurité privée pour une durée de douze mois, assortie d'une pénalité financière de 3 000 euros. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la prescription des manquements et du caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, en particulier les articles L. 611-1, R. 612-10-1, R. 631-18, R. 631-23 et R. 634-1.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2204580(TA77-2204580)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant mauritanien demandeur d'asile, qui contestait la décision du 21 décembre 2021 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car la décision, notifiée le 22 décembre 2021 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 29 mars 2022, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il a également écarté l'argument du requérant selon lequel la notification devait être faite dans une langue qu'il comprend, aucune disposition légale n'imposant une telle obligation pour ce type de décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2202779(TA77-2202779)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C contestant l'arrêté du maire de Champigny-sur-Marne du 18 novembre 2021 qui s'opposait à leur déclaration préalable de division. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe (signature, compétence, motivation) et a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme était justifié, la voie d'accès ne permettant pas le passage et le demi-tour des véhicules de secours. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2202020(TA77-2202020)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société "NC Constructions" contestant l'arrêté du maire de Champigny-sur-Marne du 3 septembre 2021. Cet arrêté retirait un permis de construire tacite et refusait une autorisation pour transformer un commerce en restaurant et logement. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait était régulière, que le dossier de demande était incomplet et que le projet méconnaissait les articles I.3 et II.5 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. La solution retenue est fondée sur les articles R. 423-19, R. 423-23, R. 423-28, R. 423-42 et R. 423-43 du code de l'urbanisme, ainsi que sur les dispositions du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2201927(TA77-2201927)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par les époux B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 4 novembre 2021 par le maire de Joinville-le-Pont, ainsi que contre le rejet de leur recours gracieux et un permis modificatif du 27 mai 2022. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu soulevée par la commune, jugeant que le permis modificatif n’avait pas fait disparaître le permis initial de l’ordonnancement juridique. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de l’incomplétude du dossier de demande au regard des articles R. 431-7 à R. 431-10 du code de l’urbanisme. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué sur la légalité des arrêtés contestés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2200155(TA77-2200155)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, un gardien de la paix, qui contestait la décision du préfet de police de suspendre le versement de son allocation d'invalidité temporaire à compter du 10 novembre 2021. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit comme en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de consultation du comité médical, estimant que cette consultation n'était pas obligatoire pour une décision de suspension de l'allocation fondée sur l'absence de service fait. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2112012(TA77-2112012)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) à lui verser 51 000 euros pour rupture abusive de son contrat de chargé d'enseignement vacataire. Le requérant invoquait notamment un contrat à durée indéterminée, des renouvellements abusifs sur 23 ans, un défaut de motif sérieux et un non-respect du délai de prévenance. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code de l'éducation et du décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 relatif aux vacataires. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2100664(TA77-2100664)

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui contestait son arrêté de suspension de fonctions auprès des mineurs, pris par le préfet du Val-de-Marne le 22 octobre 2020. Le tribunal écarte le moyen tiré de l'absence de mineurs dans le centre de Val-Thorens, relevant que ce centre était inscrit comme accueillant des mineurs. Il juge que la condamnation de M. A pour détention d'images pédopornographiques justifiait, en application des articles L. 227-10 et L. 133-6 du code de l'action sociale et des familles, une mesure de suspension pour risque pour la santé et la sécurité des mineurs, sans erreur d'appréciation ni erreur de fait.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2208494(TA77-2208494)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le maire de Champigny-sur-Marne s'est opposé à la déclaration préalable de division de la société ACF Invest. Le tribunal juge que le maire ne pouvait pas se fonder sur l'aggravation de la non-conformité de la construction située hors du périmètre du lotissement, car l'appréciation de la conformité aux règles d'urbanisme ne porte que sur les terrains inclus dans ce périmètre, conformément aux articles L. 442-1 et suivants du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté contesté.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2211398(TA77-2211398)

Le Tribunal administratif de Melun annule le refus du CNAPS de renouveler la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. Le tribunal juge que l'administration a commis une erreur de droit en estimant que les autorisations provisoires de séjour et récépissés ne comptaient pas dans le calcul de la condition de cinq ans de résidence régulière prévue à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. M. B justifiant d'une résidence continue depuis novembre 2016, le refus est illégal.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2110572(TA77-2110572)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui contestait un titre de perception de 2 531,09 euros émis par l'Agence régionale de santé d'Île-de-France pour un indu de rémunération. La requérante invoquait des manquements de son employeur (retards, incohérences, absence de fiches de paie). Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable, et a rejeté comme portées devant un ordre de juridiction incompétent les conclusions tendant à des sanctions pénales. Les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2109608(TA77-2109608)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus implicite de l’administration de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a jugé que le bénéfice de cette prime dépend des fonctions exercées et non du grade, et que l’emploi de M. B au sein d’une unité éducative d’hébergement diversifié n’était pas éligible selon l’arrêté ministériel fixant la liste des postes concernés dans le Val-de-Marne. La solution a été fondée sur la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et l’arrêté du 4 décembre 2001.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2000300(TA77-2000300)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’une demande d’indemnisation pour une chute survenue le 24 novembre 2017 dans un trou de regard non signalé sur un trottoir de la commune de Maisons-Alfort, imputable à des travaux récents. La requérante recherchait la responsabilité de la commune et du département du Val-de-Marne pour défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la voie relevant du domaine public départemental, la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, et que le département n’avait pas été informé des travaux ni du danger, ce qui excluait tout défaut d’entretien. Les demandes de garantie et les conclusions accessoires ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2200781(TA77-2200781)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un adjudant de gendarmerie radié des cadres par la ministre des Armées le 7 juillet 2021 pour des faits de harcèlement et menaces. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure (absence d'avis du ministre de l'intérieur), estimant que cette omission n'avait pas privé l'intéressé d'une garantie ni influencé la décision. Il a jugé les faits matériellement établis, notamment les pressions et humiliations subies par la victime, et a considéré que la sanction de radiation des cadres n'était pas disproportionnée au regard des manquements graves à l'autorité hiérarchique. La décision s'appuie sur les articles R. 4137-41 du code de la défense et les principes généraux de la discipline militaire.

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