Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
42 802 décisions disponibles — page 1033/2141
N° TA77-2102986(TA77-2102986)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du ministre de l'intérieur mettant fin au contrat d'officier de gendarmerie de Mme A épouse D, ainsi que le rejet de son recours administratif. Le tribunal estime que les faits reprochés (propos antisémites, xénophobes et négationnistes) ne sont pas établis, reposant sur un unique témoignage imprécis et contredit. Il juge que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La solution retenue se fonde sur l'absence de preuve suffisante pour justifier la rupture du contrat.
N° TA77-2309589(TA77-2309589)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme D épouse E, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète du Val-de-Marne du 18 juillet 2023 refusant le regroupement familial pour son époux. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, estimant justifier de ressources stables et suffisantes, ainsi qu’une violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les ressources de Mme D, d’un montant mensuel moyen de 1 018 euros nets sur les douze mois précédant la demande, étaient inférieures au SMIC mensuel net de 1 218,60 euros applicable en 2020, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie familiale.
N° TA77-2101418(TA77-2101418)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de police du 17 juin 2020 portant avancement d'échelon, au motif qu'il ne reprenait pas son ancienneté de militaire. Le tribunal a rappelé que le droit à la prise en compte des services militaires est régi par les dispositions en vigueur à la date de la titularisation de l'agent, intervenue le 3 avril 2018 pour M. B. En conséquence, les nouvelles dispositions du décret du 19 juin 2020, applicables seulement aux élèves nommés à compter du 22 juin 2020, ne pouvaient lui être opposées. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal jugeant que l'arrêté contesté était conforme aux textes applicables, notamment le décret n°2004-1439 du 23 décembre 2004 et le décret n°95-654 du 9 mai 1995.
N° TA77-2200155(TA77-2200155)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, un gardien de la paix, qui contestait la décision du préfet de police de suspendre le versement de son allocation d'invalidité temporaire à compter du 10 novembre 2021. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit comme en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de consultation du comité médical, estimant que cette consultation n'était pas obligatoire pour une décision de suspension de l'allocation fondée sur l'absence de service fait. La requête a donc été rejetée.
N° TA77-2112012(TA77-2112012)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC) à lui verser 51 000 euros pour rupture abusive de son contrat de chargé d'enseignement vacataire. Le requérant invoquait notamment un contrat à durée indéterminée, des renouvellements abusifs sur 23 ans, un défaut de motif sérieux et un non-respect du délai de prévenance. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code de l'éducation et du décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 relatif aux vacataires. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2401471(TA77-2401471)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A B d’une requête en injonction visant à obtenir du grand hôpital de l’Est francilien la communication de son dossier médical complet sous astreinte. En cours d’instance, l’hôpital a produit ce dossier en annexe de ses mémoires en défense, ce que la requérante ne conteste pas. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2403035(TA77-2403035)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de deux décisions implicites de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant les demandes de titre de séjour "étudiant" et d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante libanaise. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la copie de sa requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En outre, la condition d'urgence n'était pas remplie, les décisions portant sur une première délivrance de titre et non sur un refus de renouvellement, et les arguments de la requérante sur l'atteinte à ses droits n'ont pas été jugés suffisants.
N° TA77-2211310(TA77-2211310)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de naturalisation. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé le 5 septembre 2023, rendant la demande sans objet. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer et a prononcé un non-lieu.
N° TA77-2411650(TA77-2411650)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante capverdienne, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne ou, à titre subsidiaire, d'un récépissé. Le juge a estimé que la demande principale de délivrance d'un titre de séjour était manifestement irrecevable, car elle ne présentait pas un caractère provisoire, ce qui excède l'office du juge des référés. S'agissant de la demande subsidiaire, il a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait la délivrance d'un récépissé autorisant le séjour pour les étrangers relevant du livre II du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la requérante n'établissait pas le bien-fondé de sa demande. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2206327(TA77-2206327)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D E, qui contestait la décision du 17 février 2022 de la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Cette décision prononçait à son encontre une interdiction temporaire d'exercer toute activité de sécurité privée pour une durée de douze mois, assortie d'une pénalité financière de 3 000 euros. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la prescription des manquements et du caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, en particulier les articles L. 611-1, R. 612-10-1, R. 631-18, R. 631-23 et R. 634-1.
N° TA77-2301979(TA77-2301979)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du 22 décembre 2022 par lequel la préfète de la Gironde lui a retiré son certificat de résidence de dix ans pour fraude au mariage. Le tribunal a jugé que la situation de Mme C est régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et non par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que la préfète pouvait légalement retirer le titre obtenu par fraude en vertu de son pouvoir général, sans appliquer l'article L. 423-17 du CESEDA, inapplicable aux Algériens. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du retrait du titre de séjour.
N° TA77-2411691(TA77-2411691)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui demandait à être convoquée en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne justifiait d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, ne pouvant bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux seules demandes de renouvellement de titre. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2108237(TA77-2108237)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, gardien de la paix, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour vingt-quatre mois (dont douze avec sursis), prononcée par le ministre de l'intérieur pour des faits de harcèlement et menaces de mort. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que les irrégularités formelles alléguées (absence d'original, dates erronées) étaient sans incidence sur la légalité de la sanction, que le conseil de discipline était impartial, et que les droits de la défense avaient été respectés. La décision s'appuie sur les lois n° 83-634 et n° 84-16 relatives à la fonction publique.
N° TA77-2106729(TA77-2106729)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, agent public, contestant le refus implicite du ministre de la transition écologique de lui verser l'allocation temporaire d'invalidité pour une maladie professionnelle reconnue imputable au service. Le tribunal a constaté que l'administration avait finalement accordé cette allocation à M. B par une décision du 27 juin 2022, postérieure à l'introduction de la requête. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. S'agissant des conclusions indemnitaires, le tribunal les a rejetées, estimant que M. B n'apportait pas la preuve d'une faute de l'administration ni de la réalité des préjudices allégués, en application des principes de responsabilité administrative et des dispositions du code du travail.
N° TA77-2411702(TA77-2411702)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour la remise de son titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé pendant quatre mois sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour a fait naître une décision implicite de rejet le 15 juillet 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée est donc dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite. La requête est rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction contradictoire.
N° TA77-2212556(TA77-2212556)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne le 23 novembre 2022. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, notamment en vérifiant la participation du requérant à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, qui s'est avérée insuffisante. Il a également jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant à l'encontre du seul refus de titre de séjour. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2411737(TA77-2411737)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame A, ressortissante philippine, qui demandait la délivrance d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge estime que l'absence de renouvellement de son récépissé révèle une décision implicite de rejet de sa demande de titre, laquelle ne constitue pas, par elle-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'est pas examinée, la requête étant manifestement mal fondée au regard des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411719(TA77-2411719)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé liberté de Madame A B, ressortissante mexicaine, qui demandait la délivrance de son titre de séjour étudiant ou d’une autorisation provisoire de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence n’est pas remplie. Il relève que la requérante, dont le dernier titre était valable jusqu’au 10 février 2023, a déposé une nouvelle demande de renouvellement le 23 octobre 2023, soit après l’expiration de son titre, sans respecter les délais prévus à l’article R. 431-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411704(TA77-2411704)
Refus d'entrée sur le territoire français. Tribunal administratif de Melun. Rejet de la requête en référé liberté (art. L. 521-2 CJA) car la demande d'annulation ne relève pas du juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires.
N° TA77-2411703(TA77-2411703)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d’une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement" pour leur fils. Le juge a estimé que cette demande ne relevait pas de sa compétence, car seule l’autorité administrative (président du conseil départemental) peut délivrer ce titre après avis de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. Il a également relevé que le renouvellement de la carte avait déjà été refusé par des décisions administratives, auxquelles une injonction provisoire ferait obstacle. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.