Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2204212(TA77-2204212)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 1er avril 2022 de la préfète du Val-de-Marne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a également rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2204298(TA77-2204298)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 avril 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien entré en France à 13 ans, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que la préfète, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, notamment ses attaches familiales, sa scolarité et son insertion professionnelle. En conséquence, la décision de refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale). Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence à M. B.
N° TA77-2110081(TA77-2110081)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, agent hospitalier, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident déclaré le 12 juillet 2018. La juridiction a jugé que les pressions psychologiques invoquées par la requérante ne constituaient pas un événement soudain et violent à une date certaine, condition nécessaire pour qualifier un accident de service. La solution retenue s'appuie sur l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et la jurisprudence constante relative à la définition de l'accident de service.
N° TA77-2401488(TA77-2401488)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de sa carte de séjour "étudiant". Le requérant demandait également la délivrance d'un titre "passeport talent – salarié qualifié" ou, à titre subsidiaire, le renouvellement de son titre étudiant. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examiner le fond du litige.
N° TA77-2301733(TA77-2301733)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du 25 janvier 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions tendant à ce qu'il délivre lui-même le titre de séjour, rappelant qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration. Sur le fond, il a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, car M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, notamment pour les années 2014, 2016, 2017 et 2018. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1 et L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2201464(TA77-2201464)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l'association de défense des cirques de famille, qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Joinville-le-Pont interdisant l'accueil de cirques avec animaux sauvages. Le tribunal a jugé que cette délibération ne constituait pas un acte faisant grief, mais un simple vœu émis par le conseil municipal en vertu de l'article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales, et qu'elle n'avait donc pas de caractère décisoire. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable.
N° TA77-2311562(TA77-2311562)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 17 août 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite sa demande de naturalisation, faute de production de pièces complémentaires dans le délai imparti. La requérante contestait le motif de ce classement, affirmant avoir fourni toutes les pièces demandées et n’avoir pas reçu la notification de la mise en demeure dans sa boîte électronique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure dématérialisée était applicable dans le Val-de-Marne et que la notification de la mise en demeure, effectuée via l’application informatique dédiée, était régulière. La solution retenue s’appuie sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et les textes relatifs à la dématérialisation des procédures de naturalisation.
N° TA77-2309074(TA77-2309074)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Val-de-Marne. Le requérant soutenait ne pas avoir été informé de la mise en demeure de produire des pièces complémentaires, déposée sur son espace personnel en ligne. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 35 du décret n° 93-1362 et à l'arrêté du 3 février 2023, la notification est réputée faite à l'issue d'un délai de quinze jours suivant la mise à disposition du message sur l'espace personnel, même en l'absence de consultation par l'usager. Dès lors, l'administration ayant établi la mise à disposition du courrier, la décision de classement sans suite pour défaut de production dans le délai imparti est légale.
N° TA77-2308972(TA77-2308972)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 18 août 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le classement sans suite était motivé par l'absence de production de l'original de son acte de naissance congolais lors de l'entretien d'assimilation, en méconnaissance des articles 40 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le requérant alléguait avoir involontairement oublié ce document dans une photocopieuse, mais le tribunal a jugé ces explications insuffisamment circonstanciées pour établir qu'il avait bien présenté l'original. La solution retenue confirme la légalité du classement sans suite pour défaut de production des pièces originales exigées.
N° TA77-2308785(TA77-2308785)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Val-de-Marne. L'administration avait mis en demeure l'intéressé de produire plusieurs pièces complémentaires, dont un acte de naissance corrigé, sur le fondement de l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que la préfète était en droit de demander ces pièces et que M. E n'avait pas démontré avoir fourni les documents requis ni informé l'administration d'une éventuelle impossibilité. La décision de classement sans suite a donc été validée.
N° TA77-2411391(TA77-2411391)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 12 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et de l'erreur manifeste d'appréciation. La décision a été prise en application des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411068(TA77-2411068)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de renouveler sa carte professionnelle. Le requérant invoquait l'urgence, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard des articles L. 612-20 du code de la sécurité intérieure et du respect de la procédure contradictoire. Le CNAPS a demandé une substitution de motifs, en se fondant sur le comportement incompatible de M. A révélé par le fichier TAJ. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2411546(TA77-2411546)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue par le juge des référés, rejette la demande de suspension de la décision du 12 juin 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé de renouveler la carte professionnelle d’agent de sécurité privée de M. A. Le juge estime que la requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal de Melun, dès lors que M. A exerçait ses fonctions à Paris. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du même code, la requête est rejetée comme irrecevable pour incompétence territoriale.
N° TA77-2411814(TA77-2411814)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A B, ressortissant congolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B est resté en France après le rejet de sa demande d'asile en 2019 et a attendu quatre ans avant de tenter de régulariser sa situation, sans justifier de circonstances particulières. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'appliquer les dispositions de l'article L. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2306818(TA77-2306818)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A pour contester le refus de la commission de médiation du Val-de-Marne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. M. A s'est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance. La solution retenue est donc l'acceptation du désistement, mettant fin à la procédure sans examen au fond.
N° TA77-2411346(TA77-2411346)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A D, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 6 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation, mais les a écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code de justice administrative.
N° TA77-2409023(TA77-2409023)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 11 décembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de statuer sur sa demande de regroupement familial. La préfète ayant finalement accordé le regroupement familial le 12 juin 2024, le tribunal a constaté l’exécution tardive de l’ordonnance et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’astreinte. En revanche, il a condamné l’État à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2409024(TA77-2409024)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d'une demande d'exécution de l'ordonnance du 27 novembre 2023, qui condamnait l'État à lui verser 1 100 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Constatant que cette somme n'avait pas été versée malgré les relances et l'ouverture d'une phase juridictionnelle, le tribunal a examiné la demande sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 911-9 du code de justice administrative. Il a rappelé que, en principe, le créancier peut obtenir le paiement directement du comptable public en cas de défaut d'ordonnancement dans les délais légaux, sauf refus de ce dernier. En l'espèce, le tribunal a estimé que le refus du comptable public de procéder au paiement justifiait qu'il prenne des mesures d'exécution.
N° TA77-2409025(TA77-2409025)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une demande d’exécution d’une ordonnance du 20 décembre 2023, qui enjoignait à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction avec autorisation de travail. Après avoir constaté que la préfète avait finalement délivré un récépissé valable six mois le 16 juillet 2024, le juge a estimé que l’ordonnance avait été exécutée, bien qu’avec un retard de plus de sept mois. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution.
N° TA77-2410225(TA77-2410225)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ASM. Celle-ci demandait la suspension de l’exécution de la décision du 2 juillet 2024 par laquelle le maire de Meaux s’était opposé à sa déclaration préalable de travaux. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ne justifiant pas d’une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de la société ASM a donc été rejetée.