Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411876(TA77-2411876)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant ne démontre pas que ses activités professionnelles exigent impérativement l'usage de son véhicule. De plus, la suspension est justifiée par la gravité de l'infraction routière commise (excès de vitesse de 40 km/h), incompatible avec une suspension de l'exécution de la décision au regard des exigences de sécurité routière.
N° TA77-2401442(TA77-2401442)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’une requête en excès de pouvoir contre un refus de délivrance d’un récépissé de demande de certificat de résidence. Par une ordonnance, le tribunal a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions principales aux fins d’annulation, d’injonction et d’astreinte. Il a également constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été déclarée caduque. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2401852(TA77-2401852)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine rencontrant des difficultés techniques pour renouveler son titre de séjour via la plateforme numérique dédiée. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressée pour déposer sa demande, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2401819(TA77-2401819)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante nigériane demandant l'enregistrement de sa demande de titre de séjour étudiant. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée pour déposer sa demande postérieurement à l'introduction du recours, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2210291(TA77-2210291)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son certificat de résidence pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'avis du collège des médecins de l'OFII avait été rendu régulièrement et que M. A pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, conformément au 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2204159(TA77-2204159)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne d’abroger une obligation de quitter le territoire et une interdiction de retour de deux ans. Les conclusions dirigées contre le refus d’abroger l’interdiction de retour ont été jugées irrecevables, car M. A ne justifiait pas résider hors de France, conformément à l’article L. 613-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Sur le surplus, le tribunal a estimé que les éléments fournis (casier judiciaire vierge, emplois pendant la pandémie) ne démontraient ni un défaut d’examen ni une erreur manifeste d’appréciation. La requête a donc été intégralement rejetée.
N° TA77-2208025(TA77-2208025)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 1er juillet 2022 refusant son titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que l'arrêté mentionnait suffisamment les considérations de fait et de droit. Il a également jugé que la requérante ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa seule activité professionnelle récente étant insuffisante. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales au Congo.
N° TA77-2311838(TA77-2311838)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B épouse C contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète du Val-de-Marne. La requérante n'a pas produit les pièces complémentaires dans le délai de quinze jours suivant la mise à disposition de la mise en demeure sur son espace personnel, cette notification étant réputée régulière en application de l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023. Le tribunal a jugé que les difficultés alléguées pour obtenir un extrait de casier judiciaire à Madagascar ne constituaient pas une impossibilité imprévisible et indépendante de sa volonté justifiant le dépassement du délai. La décision de classement sans suite, fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, a donc été validée.
N° TA77-2310696(TA77-2310696)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C épouse B, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 8 août 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que l'administration avait régulièrement notifié la mise en demeure sur l'espace personnel de la requérante via le téléservice, conformément à l'article 35 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et à l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023. En l'absence de consultation dans le délai de quinze jours, la notification était réputée accomplie, et le défaut de production des pièces justifiait légalement le classement sans suite. Les circonstances alléguées par la requérante, comme une prétendue panne informatique, n'ont pas été établies et ne constituent pas un cas de force majeure.
N° TA77-2310694(TA77-2310694)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision de la préfète du Val-de-Marne du 8 août 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. Le tribunal a jugé que l'administration avait valablement notifié la mise en demeure via l'espace personnel du téléservice, conformément à l'article 3 de l'arrêté du 3 février 2023, et que le requérant n'établissait pas l'existence de circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté justifiant son absence de consultation. La solution retenue est fondée sur les articles 35 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
N° TA77-2102134(TA77-2102134)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de l'association Mobilité réduite du sud Seine-et-Marne, qui demandait l'annulation des décisions implicites de la commune de Machault et de la société d'économie mixte Aménagement 77 refusant la mise en conformité de l'ensemble immobilier de la Ferme des Trois Maillets aux normes d'accessibilité pour les personnes handicapées. Le tribunal a estimé que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, rendant sa requête irrecevable. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, et l'association a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2306688(TA77-2306688)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet née le 9 septembre 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante nigériane. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus à la requérante malgré sa demande, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA77-2306068(TA77-2306068)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de deux demandeurs d'asile afghans contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquaient notamment l'illégalité de la décision au regard de la directive 2013/33/UE et un défaut d'entretien de vulnérabilité. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser de texte spécifique dans l'extrait fourni.
N° TA77-2104358(TA77-2104358)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, aide-soignante, qui contestait le refus de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) de reconnaître l’imputabilité au service de sa tendinopathie de l’épaule gauche, déclarée comme maladie professionnelle. Le tribunal a considéré que la décision attaquée était suffisamment motivée et que Mme A ne remplissait pas les conditions du tableau n°57 des maladies professionnelles, notamment en raison de l’absence de preuve d’une exposition prolongée à des gestes répétitifs dans le cadre de ses fonctions de nuit. En conséquence, la présomption d’imputabilité prévue à l’article L. 461-1 du code de la sécurité sociale n’a pu être retenue, et la demande d’expertise a été jugée inutile. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA77-2105736(TA77-2105736)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société Aldi Marché Dammartin, qui contestait une amende de 25 000 euros infligée par la DIRECCTE d'Île-de-France pour manquement à l'article L. 443-2 du code de commerce. Cette sanction visait des pratiques consistant à faire supporter par ses fournisseurs le coût de la cotisation INTERFEL, sans ligne de facturation distincte, ce qui constituait une remise interdite. Le tribunal a jugé que les faits étaient établis et que la sanction était légalement justifiée, écartant les moyens d’irrégularité de motivation, d’erreur de qualification juridique et de méconnaissance des principes de prévisibilité et d’individualité des peines.
N° TA77-2107584(TA77-2107584)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, aide-soignante, qui contestait la décision du Groupe hospitalier Sud Ile-de-France lui réclamant le remboursement d'un trop-perçu de nouvelle bonification indiciaire (NBI) suite à son changement d'affectation. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur de droit sur le délai de prescription. Le tribunal a jugé que la délégation de signature au directeur des ressources humaines était régulière, car publiée sur le site internet de l'établissement conformément aux articles D. 6143-33, D. 6143-35 et R. 6143-38 du code de la santé publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme D, incluant sa demande d'annulation et d'injonction.
N° TA77-2108017(TA77-2108017)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par l'association Mobilité réduite du Sud Seine-et-Marne d'un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du président de la communauté de communes Moret Seine et Loing de mettre en conformité le centre aquatique du Grand jardin avec la réglementation sur l'accessibilité des personnes handicapées. Le tribunal a examiné les moyens tirés de la méconnaissance de l'arrêté du 20 avril 2017 et du code de la construction et de l'habitation, notamment concernant les bandes de guidage, les escaliers, les rampes et les places de stationnement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais il a rejeté la demande de non-lieu à statuer de la communauté de communes, estimant que la requête conservait un objet malgré des corrections partielles.
N° TA77-2303436(TA77-2303436)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne le 6 mars 2023. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que Mme B, sans enfant, sans activité professionnelle et sans preuve d'une intégration intense, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA77-2110081(TA77-2110081)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, agent hospitalier, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident déclaré le 12 juillet 2018. La juridiction a jugé que les pressions psychologiques invoquées par la requérante ne constituaient pas un événement soudain et violent à une date certaine, condition nécessaire pour qualifier un accident de service. La solution retenue s'appuie sur l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 et la jurisprudence constante relative à la définition de l'accident de service.
N° TA77-2301938(TA77-2301938)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 20 janvier 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour avec changement de statut, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 433-4 à L. 433-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de la convention franco-sénégalaise, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, le tribunal estimant que la décision préfectorale était légale et proportionnée.