Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2409095(TA77-2409095)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait une contrainte de France Travail pour le remboursement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique. La requête, tendant au paiement d’une somme d’argent, relevait de l’obligation de représentation par avocat en vertu de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Mme A n’ayant pas régularisé sa requête malgré une demande en ce sens, celle-ci a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2401827(TA77-2401827)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A, ressortissante surinamienne, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de vérifier ses empreintes et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que, faute de réponse dans le délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née le 5 avril 2023. Dès lors, la demande de Madame A était dépourvue d’utilité et faisait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, justifiant son rejet par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2300614(TA77-2300614)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B épouse C d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une carte de résident "longue durée-UE". La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation, injonction et astreinte) après le mémoire en défense du préfet. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). L’ordonnance se fonde sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2401721(TA77-2401721)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de cette décision implicite, la mesure sollicitée a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée, laissant à l'intéressée la possibilité de contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2401241(TA77-2401241)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant syrien, afin d’obtenir une injonction à l’encontre de la préfète du Val-de-Marne pour faciliter le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d’un récépissé. En cours d’instance, M. B s’est désisté de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans examiner le bien-fondé de la demande. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2312085(TA77-2312085)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A D épouse C, qui demandait l'annulation de la décision du 21 septembre 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne avait classé sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était inopérant, car les décisions de classement sans suite ne sont pas soumises à une obligation de motivation. Il a également estimé que la préfète avait fait une juste application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, dès lors que l'attestation de comparabilité de diplôme produite par la requérante ne mentionnait pas que ses études avaient été suivies en langue française, comme cela lui avait été demandé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2312064(TA77-2312064)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 14 septembre 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B. La juridiction retient que la préfète a entaché sa décision d’un défaut d’examen, en se fondant sur un doute quant à la domiciliation de l’intéressée dans le département, alors que celle-ci y résidait bien au moment du dépôt de sa demande et avait informé l’administration de son changement d’adresse. Le tribunal enjoint à la préfète de reprendre l’instruction de la demande et de la transmettre au préfet territorialement compétent. La décision s’appuie notamment sur les articles 40 et 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2204298(TA77-2204298)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 11 avril 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien entré en France à 13 ans, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que la préfète, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, notamment ses attaches familiales, sa scolarité et son insertion professionnelle. En conséquence, la décision de refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit au respect de la vie privée et familiale). Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence à M. B.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2204212(TA77-2204212)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 1er avril 2022 de la préfète du Val-de-Marne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a également rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2204202(TA77-2204202)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2204164(TA77-2204164)

Refus de titre de séjour (décision implicite) – Tribunal administratif de Melun – Annulation pour défaut de motivation. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, née du silence du préfet de Seine-et-Marne, au motif que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2303497(TA77-2303497)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme B et M. A, ressortissants chinois, qui demandaient l’annulation des décisions implicites du préfet de Seine-et-Marne rejetant leurs demandes de titre de séjour. Le tribunal a jugé que les requérants n’avaient pas sollicité la communication des motifs de ces décisions implicites, de sorte que le moyen tiré du défaut de motivation était infondé. Il a également estimé que les décisions ne méconnaissaient pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, les intéressés n’établissant pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. Les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301940(TA77-2301940)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète du Val-de-Marne était suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de sa situation, notamment au regard de l’avis du collège de médecins de l’OFII. Il a estimé que M. A pouvait bénéficier d’un traitement approprié dans son pays d’origine, et que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les textes appliqués sont l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301939(TA77-2301939)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet ne s'était pas estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII. Il a jugé que l'état de santé de M. B ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301797(TA77-2301797)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes de demandeurs d'asile afghans contestant des refus de conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Les requérants invoquaient notamment l'irrégularité de la procédure faute d'entretien de vulnérabilité et l'illégalité des dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions de l'OFII étaient légales. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la directive 2013/33/UE, et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2301729(TA77-2301729)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était fondée, considérant que l’état de santé de Mme A ne justifiait pas la délivrance d’un titre de séjour et que sa situation personnelle et familiale ne faisait pas obstacle à son éloignement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301707(TA77-2301707)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et qu'elle ne révélait aucun défaut d'examen personnalisé de la situation du requérant. Il a également écarté les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure et de l'erreur de fait, en application des articles L. 551-16 et L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2300955(TA77-2300955)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 19 décembre 2022 de la préfète du Val-de-Marne refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la préfète n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute pour M. D de justifier de dix ans de résidence habituelle en France. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation irrégulière de sa compagne et de la possibilité pour la famille de reconstituer sa cellule familiale au Congo.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2212250(TA77-2212250)

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 31 août 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en se fondant uniquement sur l'usage d'une fausse pièce d'identité pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour, sans examiner les motifs exceptionnels invoqués par le requérant, notamment sa situation professionnelle, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2212214(TA77-2212214)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du 23 novembre 2022 du préfet de Seine-et-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'état de santé de sa fille, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a relevé d'office que les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien sont inapplicables aux ressortissants algériens parents d'enfant malade, et que le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'instruction a été clôturée et le jugement mis en délibéré.

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