Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2405711(TA77-2405711)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la rectrice de l’académie de Créteil rejetant sa demande d’attribution d’un accompagnant mutualisé pour sa fille handicapée, pour l’année scolaire 2023-2024. La requérante soutenait que sa fille, bénéficiant d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) depuis 2022, n’avait toujours pas reçu l’aide humaine nécessaire. Le tribunal a examiné l’affaire au regard des principes constitutionnels et du code de l’éducation, notamment les articles L. 111-1, L. 111-2 et L. 351-3. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a envisagé une injonction à la rectrice pour mettre en œuvre la décision de la CDAPH.
N° TA77-2204610(TA77-2204610)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par la SCI LYPHE d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 mars 2022 du maire de Couilly-Pont-aux-Dames mettant en recouvrement une astreinte administrative de 30 euros par jour à l’encontre de Mme A pour non-respect du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et l’a remplacé par un arrêté du 21 janvier 2023 visant la SCI LYPHE comme redevable. Le tribunal a constaté que le retrait étant définitif, il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre l’arrêté initial, et a regardé le recours comme dirigé contre le nouvel arrêté. Sur le fond, appliquant l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la SCI LYPHE.
N° TA77-2313241(TA77-2313241)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant capverdien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA77-2313293(TA77-2313293)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E D, représentant légal de son fils A, qui contestait la décision de la rectrice de l'académie de Créteil du 12 octobre 2023. Cette décision avait déclaré irrecevable l'appel formé par leur avocat contre une sanction d'exclusion scolaire de huit jours, au motif que l'appel devait être présenté par les parents ou l'élève majeur, conformément à l'article R. 511-49 du code de l'éducation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des droits de la défense et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que la violation de la loi du 31 décembre 1971, jugeant que la procédure d'appel disciplinaire ne permet pas la représentation par un avocat.
N° TA77-2313346(TA77-2313346)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 24 novembre 2023 par lequel le préfet de l'Essonne avait obligé M. A, ressortissant moldave, à quitter le territoire français. Le juge retient que le préfet a commis une erreur de droit en ne vérifiant pas le droit au séjour de l'intéressé au regard des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A est marié à une citoyenne roumaine et père d'un enfant de même nationalité. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2400724(TA77-2400724)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge reconnaît une erreur de droit sur le fondement initial (1° de l'article L. 611-1 du CESEDA), mais y substitue d'office le 2° du même article, estimant que M. B s'est maintenu irrégulièrement en France après expiration de son visa. La substitution est jugée régulière car elle ne prive l'intéressé d'aucune garantie et l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation. Le tribunal écarte également les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2409874(TA77-2409874)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation du refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils D. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d’appréciation, estimant que leur projet éducatif, fondé sur une situation propre à l’enfant, était suffisant. Le tribunal a jugé que le projet éducatif présenté ne démontrait pas une capacité à assurer l’acquisition des connaissances et compétences du socle commun, conformément aux articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
N° TA77-2303989(TA77-2303989)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du 3 mars 2023 par lesquels la préfète du Val-de-Marne avait refusé leur demande de titre de séjour "vie privée et familiale", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a également écarté l'erreur de droit invoquée concernant la fraude, estimant que l'administration avait légalement pu retenir ce motif. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées et les demandes d'injonction et de frais de justice rejetées.
N° TA77-2410376(TA77-2410376)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B et Mme E, qui demandaient l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fille, motivé par sa pratique intensive de la danse. Le tribunal a jugé que la commission académique n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'intérêt supérieur de l'enfant n'était pas de suivre une instruction en famille, car la pratique de la danse, bien qu'intensive, pouvait être conciliée avec une scolarité en établissement, notamment via des aménagements. La décision s'appuie sur les articles L. 131-1, L. 131-1-1 et L. 131-5 du code de l'éducation, qui posent le principe de l'instruction en établissement et encadrent les dérogations.
N° TA77-2303922(TA77-2303922)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'un défaut de motivation, le requérant n'ayant pas démontré avoir sollicité la communication des motifs de cette décision implicite dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2306449(TA77-2306449)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante togolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a également été jugée valide.
N° TA77-2302018(TA77-2302018)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de M. C contestant le rejet implicite de son recours administratif préalable contre la décision de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) refusant sa demande de prime "MaPrimeRénov’". Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l’Anah, estimant que le recours administratif préalable obligatoire avait été introduit le 9 novembre 2022, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision initiale du 29 novembre 2021. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 421-5 du code de justice administrative et 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020.
N° TA77-2408805(TA77-2408805)
Cette décision du Tribunal Administratif de Melun concerne un recours pour excès de pouvoir formé par les parents d'une enfant radiée de l'école maternelle Georges Sand et inscrite d'office à l'école Alphonse Daudet à Maisons-Alfort. La rectrice de l'académie de Créteil a soulevé un non-lieu à statuer en raison du retrait des décisions attaquées par un arrêté du 21 août 2024. Le tribunal a rejeté cette exception, estimant que l'arrêté de retrait n'étant pas définitif, les conclusions à fin d'annulation conservaient leur objet. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions du 25 avril 2024, en se fondant sur les articles L. 131-5, L. 131-6 et L. 212-7 du code de l'éducation, ainsi que sur l'article L. 2121-30 du code général des collectivités territoriales.
N° TA77-2212055(TA77-2212055)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante congolaise, par le préfet de Seine-et-Marne. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A.
N° TA77-2303895(TA77-2303895)
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de délivrer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal retient que l'administration ne peut refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour, sauf caractère abusif ou dossier incomplet, en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de motif justifié par la préfète, la décision est annulée. Il est enjoint de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours et de verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2408828(TA77-2408828)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de M. et Mme A B contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Les requérants soutenaient que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur l'article L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA77-2410157(TA77-2410157)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission d'appel du 12 juin 2024 orientant sa fille en seconde professionnelle. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, notamment en raison de l'obtention du brevet des collèges par sa fille. Le tribunal a jugé que l'orientation décidée par la commission d'appel n'est pas susceptible d'être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir, en application des articles L. 331-8 et D. 331-34 du code de l'éducation. La demande d'annulation a donc été rejetée.
N° TA77-2300578(TA77-2300578)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 11 août 2022 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé à Mme E le bénéfice du regroupement familial pour ses deux filles mineures. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l’insuffisance des ressources de la requérante, sans prendre en compte la période de référence de douze mois prévue à l’article R. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a été annulée au motif que les ressources de Mme E, incluant ses salaires et prestations, atteignaient le seuil requis pour une famille de trois personnes. L’affaire a été renvoyée au préfet pour réexamen.
N° TA77-2204212(TA77-2204212)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 1er avril 2022 de la préfète du Val-de-Marne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus suffisamment motivée. Il a également rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants tunisiens sollicitant un titre de séjour pour activité salariée, cette matière étant régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA77-2204202(TA77-2204202)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut de communication de l'avis du collège de médecins de l'OFII, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.