Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2400724(TA77-2400724)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge reconnaît une erreur de droit sur le fondement initial (1° de l'article L. 611-1 du CESEDA), mais y substitue d'office le 2° du même article, estimant que M. B s'est maintenu irrégulièrement en France après expiration de son visa. La substitution est jugée régulière car elle ne prive l'intéressé d'aucune garantie et l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation. Le tribunal écarte également les moyens tirés du défaut d'examen particulier et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA77-2204610(TA77-2204610)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par la SCI LYPHE d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 mars 2022 du maire de Couilly-Pont-aux-Dames mettant en recouvrement une astreinte administrative de 30 euros par jour à l’encontre de Mme A pour non-respect du plan local d’urbanisme. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté et l’a remplacé par un arrêté du 21 janvier 2023 visant la SCI LYPHE comme redevable. Le tribunal a constaté que le retrait étant définitif, il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre l’arrêté initial, et a regardé le recours comme dirigé contre le nouvel arrêté. Sur le fond, appliquant l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la SCI LYPHE.
N° TA77-2409874(TA77-2409874)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l’annulation du refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils D. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d’appréciation, estimant que leur projet éducatif, fondé sur une situation propre à l’enfant, était suffisant. Le tribunal a jugé que le projet éducatif présenté ne démontrait pas une capacité à assurer l’acquisition des connaissances et compétences du socle commun, conformément aux articles L. 131-5 et R. 131-11-5 du code de l’éducation. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d’annulation et d’injonction.
N° TA77-2212055(TA77-2212055)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A, ressortissante congolaise, par le préfet de Seine-et-Marne. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A.
N° TA77-2410066(TA77-2410066)
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté les requêtes de M. et Mme C, qui contestaient le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants, A et B, pour l'année scolaire 2024-2025. Les parents invoquaient l'état de santé et le handicap de leurs enfants, soutenant que les décisions de la commission académique étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les éléments médicaux fournis ne démontraient pas que l'état de santé ou le handicap des enfants rendait impossible leur scolarisation en établissement, au sens de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. En conséquence, les décisions de refus ont été validées et les demandes d'injonction rejetées.
N° TA77-2303989(TA77-2303989)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. et Mme D, qui contestaient les arrêtés du 3 mars 2023 par lesquels la préfète du Val-de-Marne avait refusé leur demande de titre de séjour "vie privée et familiale", assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a également écarté l'erreur de droit invoquée concernant la fraude, estimant que l'administration avait légalement pu retenir ce motif. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées et les demandes d'injonction et de frais de justice rejetées.
N° TA77-2313241(TA77-2313241)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant capverdien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du contradictoire, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, la décision préfectorale a été confirmée.
N° TA77-2411915(TA77-2411915)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de l'enregistrer comme étudiant et de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a estimé que l'urgence particulière requise par ce texte n'était pas caractérisée, notamment parce que l'intéressé s'était déjà vu refuser le titre sollicité par une décision du 22 août 2024. La décision a été prise sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2303922(TA77-2303922)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'un défaut de motivation, le requérant n'ayant pas démontré avoir sollicité la communication des motifs de cette décision implicite dans les conditions prévues par le code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que la demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410068(TA77-2410068)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les demandes de M. et Mme C, qui sollicitaient l'annulation des décisions de la commission académique de Créteil refusant l'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux enfants, A et B, pour l'année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient une erreur manifeste d'appréciation, soutenant que les enfants souffraient de handicaps (trouble envahissant du développement pour A, handicaps multiples pour B) entraînant d'importantes difficultés d'apprentissage. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions des articles L. 131-1, L. 131-5 et R. 131-11-2 du code de l'éducation.
N° TA77-2313346(TA77-2313346)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 24 novembre 2023 par lequel le préfet de l'Essonne avait obligé M. A, ressortissant moldave, à quitter le territoire français. Le juge retient que le préfet a commis une erreur de droit en ne vérifiant pas le droit au séjour de l'intéressé au regard des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. A est marié à une citoyenne roumaine et père d'un enfant de même nationalité. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2313293(TA77-2313293)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. E D, représentant légal de son fils A, qui contestait la décision de la rectrice de l'académie de Créteil du 12 octobre 2023. Cette décision avait déclaré irrecevable l'appel formé par leur avocat contre une sanction d'exclusion scolaire de huit jours, au motif que l'appel devait être présenté par les parents ou l'élève majeur, conformément à l'article R. 511-49 du code de l'éducation. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des droits de la défense et de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que la violation de la loi du 31 décembre 1971, jugeant que la procédure d'appel disciplinaire ne permet pas la représentation par un avocat.
N° TA77-2408828(TA77-2408828)
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les requêtes de M. et Mme A B contestant le refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. Les requérants soutenaient que la décision était entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur l'article L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA77-2303895(TA77-2303895)
Le Tribunal administratif de Melun annule le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de délivrer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le tribunal retient que l'administration ne peut refuser d'enregistrer une demande de titre de séjour, sauf caractère abusif ou dossier incomplet, en application de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de motif justifié par la préfète, la décision est annulée. Il est enjoint de fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours et de verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA77-2310056(TA77-2310056)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la sanction prononcée par la commission de discipline du baccalauréat de l'académie de Créteil pour possession d'un appareil de communication lors d'une épreuve anticipée de français. La sanction, qui comprenait une interdiction de passer tout examen du baccalauréat et des diplômes post-bac pour deux ans, ainsi que la nullité de la session, a été jugée proportionnée aux faits. Le tribunal a estimé que la sanction ne méconnaissait ni l'intérêt supérieur de l'enfant, ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les articles D. 334-32 et D. 334-33 du code de l'éducation.
N° TA77-2309277(TA77-2309277)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 3 août 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne obligeait M. B, ressortissant russe, à quitter le territoire français. La juridiction retient une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant. Celui-ci justifiait d'une relation maritale stable avec une Française depuis 2013 et de la présence en France de ses sœurs et de son père, sans que la préfète n'ait produit de défense.
N° TA77-2308779(TA77-2308779)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante ghanéenne. Le tribunal estime que ce refus méconnaît l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, dès lors que Mme B est mère de deux enfants français et justifie d’une résidence continue en France depuis 2018. La solution retenue est l’annulation de la décision implicite de rejet. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
N° TA77-2306515(TA77-2306515)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant chinois, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de résidence en France de l'intéressé depuis 2014, de la présence de sa mère titulaire d'une carte de résident, de son mariage avec une ressortissante chinoise en situation régulière, et de la naissance de leur enfant en France. En conséquence, il enjoint à la préfète de délivrer à M. A un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2304073(TA77-2304073)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme Na'a E, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du 13 février 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a ensuite examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'un titre de séjour pour considérations humanitaires ou motifs exceptionnels.
N° TA77-2303998(TA77-2303998)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A contestant le refus d'attribution d'un logement social par Valophis Habitat. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation de la décision et une erreur dans le calcul de son taux d'effort (41% selon le bailleur, 26% selon lui). Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée au regard de l'article L. 441-2-2 du code de la construction et de l'habitation. Il a également estimé que le bailleur n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en retenant ce taux d'effort, calculé conformément à l'arrêté du 10 mars 2011.