Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2411863(TA77-2411863)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 23 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pendant trois ans. La préfète n'ayant pas produit l'arrêté en litige ni présenté d'observations, le tribunal n'a pu vérifier la compétence du signataire ni la motivation de la décision, ce qui justifie l'annulation pour ces motifs. La décision se fonde sur les articles R. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411385(TA77-2411385)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui demandait l’affectation d’une aide humaine individuelle pour son fils handicapé, en raison d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Le juge estime que la demande, visant à contester l’attribution d’une aide mutualisée, fait obstacle à une décision administrative de refus et ne relève donc pas de cette procédure subsidiaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sans examen de l’urgence.
N° TA77-2411991(TA77-2411991)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait une décision implicite d’obligation de quitter le territoire français sans délai, révélée par son placement en rétention le 21 septembre 2024. Le tribunal a jugé que cette requête était irrecevable, car elle était dirigée contre une décision inexistante, l’arrêté de rétention ne constituant pas une nouvelle obligation de quitter le territoire. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 731-1 et suivants.
N° TA77-2411368(TA77-2411368)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme E pour suspendre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille de leurs trois enfants, motivées par l'itinérance de la famille liée à la profession du père. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, en se prévalant notamment des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2410794(TA77-2410794)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Villiers-sur-Marne suspendant M. A, brigadier-chef de police municipale, pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la suspension conservatoire ne prive pas l'agent de son traitement et que la seule perte de primes et indemnités, non justifiée comme créant une situation financière grave, ne suffit pas à caractériser une urgence. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411366(TA77-2411366)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de refus d'autorisation d'instruction en famille présentées par M. et Mme E pour leurs trois enfants. Les requérants invoquaient l'itinérance de la famille liée à la profession du père pour justifier leur demande sur le fondement du 3° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve de l'impossibilité de scolariser leurs enfants dans un établissement fixe. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2411496(TA77-2411496)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 déclarant un local impropre à l'habitation et imposant son relogement. La SCI Soleil 1000 contestait l'urgence et la légalité de la décision, notamment en raison de la prétendue mauvaise foi de l'occupant. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, fondé sur le code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA77-2409808(TA77-2409808)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. B du centre d'hébergement "Aurore" à Ivry-sur-Seine. La demande de la préfète du Val-de-Marne a été jugée fondée, car M. B, débouté de sa demande d'asile par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 2 janvier 2023, se maintient sans droit ni titre dans les lieux, obstruant l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été caractérisées par l'absence de contestation sérieuse et le refus persistant de l'occupant de libérer les lieux.
N° TA77-2409811(TA77-2409811)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile "Aurore". Le juge a constaté que la demande d'asile de M. A avait été définitivement rejetée, que son droit au maintien sur le territoire avait pris fin et que la libération des lieux présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411490(TA77-2411490)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2024 déclarant impropre à l'habitation un local occupé par M. A et imposant son relogement à la SCI Soleil 1000. La requérante invoquait l'urgence et contestait la qualité d'occupant de M. A, mais le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'insalubrité.
N° TA77-2411493(TA77-2411493)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de la SCI Soleil 1000 visant à suspendre un arrêté préfectoral du 18 juillet 2024. Cet arrêté déclarait insalubre un logement situé à Champigny-sur-Marne et imposait à la SCI de reloger l'occupant, M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation sur l'identité de l'occupant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.
N° TA77-2405127(TA77-2405127)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer des incidences graves et immédiates du blocage administratif sur sa situation personnelle, alors qu'il se maintient irrégulièrement en France depuis plusieurs années. La demande d'astreinte et celle fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA77-2401925(TA77-2401925)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’attribution d’un logement sous astreinte. La juridiction a constaté qu’un précédent jugement du 17 mars 2022 avait déjà ordonné à l’État de lui attribuer un logement. La nouvelle requête a été jugée manifestement irrecevable en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411986(TA77-2411986)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais placé en rétention administrative. Le requérant demandait l'annulation de son maintien en rétention et une injonction de délivrance d'une attestation de demande d'asile, invoquant une atteinte grave au droit d'asile. Le juge a rappelé que le référé-liberté ne permet pas d'annuler une décision administrative ni d'ordonner une mesure aux effets équivalents, rendant ces conclusions irrecevables. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2411966(TA77-2411966)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un titre de séjour ou d'une autorisation provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré le risque de perte d'emploi et de précarité invoqué par le requérant, au regard des éléments du dossier. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2411965(TA77-2411965)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet, mettant fin à son droit à obtenir un récépissé. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée.
N° TA77-2411829(TA77-2411829)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé suspension de Mme B, ressortissante chinoise, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge constate que la demande de renouvellement a été déposée tardivement, après l'expiration du titre, et doit donc être regardée comme une première demande. En conséquence, la décision de clôture de cette demande ne constitue pas un refus de renouvellement mais un refus de première délivrance, ce qui ne fait pas présumer l'urgence. Faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence n'est pas remplie, entraînant le rejet de la requête sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411277(TA77-2411277)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation du Val-de-Marne la reconnaissant prioritaire pour un logement d’urgence. En application de l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, le recours contentieux ne pouvait être introduit qu’après un délai de six mois suivant la notification de la décision, en raison de la situation du département. La requête, enregistrée le 12 septembre 2024, soit avant l’expiration de ce délai, a été jugée prématurée et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410777(TA77-2410777)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante mauritanienne demandant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, en raison de l'atteinte portée à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée pour lui remettre un récépissé postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. La demande de frais irrépétibles a été rejetée, la requérante n'établissant pas avoir engagé de frais d'avocat.
N° TA77-2409218(TA77-2409218)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État pour son non-relogement suite à une décision de la commission de médiation du 30 mai 2024. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas, malgré une demande de régularisation, chiffré son préjudice ni produit l'acte attaqué, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.