Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2106473(TA77-2106473)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de la SAS Lux'Immo, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés, de TVA et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2015 à 2017. L'administration fiscale avait estimé que les ventes de biens immobiliers à des sociétés tierces, à des prix inférieurs de 26 à 33 % à ceux pratiqués pour des biens similaires, constituaient un acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que ces écarts de prix, non justifiés par des caractéristiques particulières des biens, étaient significatifs et que l'intention libérale de la société était établie, confirmant ainsi le bien-fondé des impositions. La décision se fonde sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2412170(TA77-2412170)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Meaux fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner deux propriétés mitoyennes (36 rue du Faubourg Saint Nicolas et 1 ter rue de la Crèche) présentant des désordres structurels (affaissement de chaussée, fissurations) menaçant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état des bâtiments, d'évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411921(TA77-2411921)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de preuve du classement sans suite des faits de violence invoqués. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410675(TA77-2410675)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 15 juillet 2024 de la directrice académique de Seine-et-Marne. Cette décision refusait la dérogation sollicitée par les époux A... pour que leur fille soit affectée au collège "Henri Dunant" plutôt qu'au collège de secteur "Albert Camus", afin d'éviter une séparation d'avec son frère handicapé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requête au fond étant déjà inscrite au rôle de l'audience du 18 octobre 2024, ce qui relativise l'urgence invoquée liée à la rentrée scolaire et aux contraintes familiales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410703(TA77-2410703)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de Madame B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à l'Agence nationale des titres sécurisés de modifier la date de cession de son véhicule. La requérante contestait le refus de l'administration de rectifier la date du 8 janvier 2024, indiquée par l'acquéreur, au profit de celle du 26 juin 2023. Le juge des référés estime que la demande tend à faire obstacle à une décision administrative de refus, ce que l'article L. 521-3 ne permet pas, sauf en cas de péril grave non démontré. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2106313(TA77-2106313)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme A, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015, issues d'une vérification de comptabilité de l'activité de médecin généraliste de M. A. Le tribunal a jugé que l'administration avait valablement rejeté la comptabilité comme non probante, car le livre-journal ne respectait pas les obligations de l'article 99 du code général des impôts, et que la méthode de reconstitution des recettes n'était pas exagérée. Il a également écarté le moyen tiré de l'opposabilité de la doctrine administrative (BOI-BNC-SECT-40) sur le fondement de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales, au motif que les requérants ne remplissaient pas les conditions pour en bénéficier.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2105625(TA77-2105625)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS Service Logistique du Transport, qui contestait des impositions supplémentaires pour 2015 et 2016. La société invoquait un défaut de notification de l’avis de vérification et de la proposition de rectification. Le tribunal a jugé la requête irrecevable faute de réclamation préalable auprès de l’administration fiscale, comme l’exige l’article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Le courrier du 10 février 2021, antérieur à la mise en recouvrement, ne constituait pas une telle réclamation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2105747(TA77-2105747)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2012 et 2013. Les requérants soutenaient notamment que les sommes perçues de la société SP Déco Bat étaient des salaires et non des revenus occultes, et que l'action en recouvrement était prescrite. Le tribunal a jugé que la prescription était suspendue par la demande de sursis de paiement et que, faute de justificatifs, les sommes non déclarées constituaient bien des rémunérations occultes au sens de l'article 111 c) du code général des impôts. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2311013(TA77-2311013)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal retient un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs de sa décision implicite malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2410770(TA77-2410770)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête après avoir obtenu satisfaction, l'administration lui ayant délivré l'attestation sollicitée. Par ordonnance, le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2311165(TA77-2311165)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. A, au motif que le préfet n’a pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de trois mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411920(TA77-2411920)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle la commission de l’académie de Créteil a refusé l’autorisation d’instruction dans la famille pour leur fille C. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les requérants n’apportant pas la preuve d’un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension, malgré l’impact allégué sur l’équilibre et les apprentissages de l’enfant. Par ailleurs, les moyens soulevés, notamment l’insuffisance de motivation, les inexactitudes factuelles et la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant, n’ont pas été jugés de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a donc été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411916(TA77-2411916)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle la commission de l'académie de Créteil a refusé l'autorisation d'instruction dans la famille pour leur enfant. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas que la scolarisation compromettrait gravement et immédiatement la situation de l'enfant, malgré ses besoins spécifiques et son parcours antérieur. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2310639(TA77-2310639)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à M. A, ressortissant malien. Le tribunal juge que la remise d'une simple "attestation de dépôt" ne constitue pas le récépissé prévu par l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel doit être délivré à tout étranger ayant déposé un dossier complet. Il enjoint à la préfète de délivrer ce récépissé sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de sept jours.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2310831(TA77-2310831)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. B, ressortissant ivoirien. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d’appréciation en refusant le titre, au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu du parcours du requérant (confié à l’aide sociale à l’enfance, formation en CAP boulangerie, contrat d’apprentissage et intégration sociale). Il enjoint à la préfète de délivrer une carte de séjour temporaire mention « salarié » ou « travailleur temporaire » dans un délai de trois mois. L’État est condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2311629(TA77-2311629)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, demandeuse d'asile, d'un recours en excès de pouvoir contre les décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'information dans une langue comprise, une insuffisance de motivation, une erreur de fait concernant le caractère tardif de sa demande, ainsi qu'une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision de l'OFII était légalement justifiée au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a rejeté les requêtes de Mme B, y compris ses demandes d'injonction et d'astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2105759(TA77-2105759)

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'imposition d'une indemnité transactionnelle de 4 500 000 euros perçue en 2017 suite à son licenciement par la Société Générale. La requérante soutenait que cette indemnité était exonérée d'impôt sur le revenu en application du 1° du 1 de l'article 80 duodecies du code général des impôts, car son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse. Le tribunal a jugé que, pour bénéficier de cette exonération, il devait être établi que la rupture du contrat de travail était assimilable à un licenciement sans cause réelle et sérieuse ou irrégulier, ce qui n'était pas démontré en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction fiscale.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2401942(TA77-2401942)

Tribunal administratif de Melun, référé (article L. 521-3 du code de justice administrative). Un ressortissant sri-lankais réfugié demandait au juge des référés d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour renouveler sa carte de résident, après l’échec de ses tentatives de dépôt en ligne. La préfète l’a convoqué le 26 février 2024, soit après l’introduction de la requête. Le juge constate que le requérant n’établit pas que ce rendez-vous n’a pas été honoré ni que son titre n’a pas été renouvelé, et prononce un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407971(TA77-2407971)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tanzanienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé que le préfet avait pu légalement refuser le renouvellement en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère peu sérieux des études poursuivies. La décision a donc confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral du 25 mars 2024.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2101966(TA77-2101966)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. et Mme E B demandant la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2015 et 2016. Le tribunal a jugé que l'administration avait à bon droit réintégré dans leurs revenus imposables les loyers encaissés personnellement par M. E B, président de la SAS Société Périphérique, sur le fondement de l'article 111 a) du code général des impôts, faute pour les requérants de justifier de dépenses déductibles ou de l'absence de disposition des sommes. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications et des pénalités appliquées.

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