Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2401833(TA77-2401833)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de statuer sur la demande de renouvellement du titre de séjour de son épouse. Le juge a constaté que l'administration avait opposé une décision implicite de rejet à cette demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande en référé a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, le requérant étant invité à contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2105759(TA77-2105759)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'imposition d'une indemnité transactionnelle de 4 500 000 euros perçue en 2017 suite à son licenciement par la Société Générale. La requérante soutenait que cette indemnité était exonérée d'impôt sur le revenu en application du 1° du 1 de l'article 80 duodecies du code général des impôts, car son licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse. Le tribunal a jugé que, pour bénéficier de cette exonération, il devait être établi que la rupture du contrat de travail était assimilable à un licenciement sans cause réelle et sérieuse ou irrégulier, ce qui n'était pas démontré en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction fiscale.
N° TA77-2401828(TA77-2401828)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant sénégalais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un document provisoire l'autorisant à travailler pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation précaire invoquée résultait du propre fait du requérant, qui avait déposé sa demande hors des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sans utiliser le téléservice obligatoire pour ce type de titre. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA77-2402048(TA77-2402048)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Madame B, ressortissante congolaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour retirer son titre de séjour renouvelé. Le juge a constaté que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée a été jugée inutile et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée, laissant à Madame B la possibilité de contester la légalité de la décision implicite par un recours en excès de pouvoir.
N° TA77-2311093(TA77-2311093)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet opposée par la préfète du Val-de-Marne à la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. A, ressortissant égyptien. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d'illégalité en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de procéder au réexamen de la situation de M. A dans un délai de trois mois et a condamné l'État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2410675(TA77-2410675)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 15 juillet 2024 de la directrice académique de Seine-et-Marne. Cette décision refusait la dérogation sollicitée par les époux A... pour que leur fille soit affectée au collège "Henri Dunant" plutôt qu'au collège de secteur "Albert Camus", afin d'éviter une séparation d'avec son frère handicapé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la requête au fond étant déjà inscrite au rôle de l'audience du 18 octobre 2024, ce qui relativise l'urgence invoquée liée à la rentrée scolaire et aux contraintes familiales.
N° TA77-2410770(TA77-2410770)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de sa requête après avoir obtenu satisfaction, l'administration lui ayant délivré l'attestation sollicitée. Par ordonnance, le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande.
N° TA77-2411921(TA77-2411921)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) refusant le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A. Le juge a estimé qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de preuve du classement sans suite des faits de violence invoqués. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2412170(TA77-2412170)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Meaux fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner deux propriétés mitoyennes (36 rue du Faubourg Saint Nicolas et 1 ter rue de la Crèche) présentant des désordres structurels (affaissement de chaussée, fissurations) menaçant la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état des bâtiments, d'évaluer l'existence et l'imminence d'un danger, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411366(TA77-2411366)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de refus d'autorisation d'instruction en famille présentées par M. et Mme E pour leurs trois enfants. Les requérants invoquaient l'itinérance de la famille liée à la profession du père pour justifier leur demande sur le fondement du 3° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve de l'impossibilité de scolariser leurs enfants dans un établissement fixe. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2410449(TA77-2410449)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision du 9 juillet 2024 de l’établissement public territorial Grand Orly Seine Bièvre refusant le renouvellement de son contrat à durée déterminée d’enseignante au conservatoire d’Arcueil. Le juge des référés a constaté que le contrat était arrivé à échéance le 31 août 2024, rendant impossible toute suspension de la décision ou maintien provisoire des relations contractuelles au-delà de cette date. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA77-2411987(TA77-2411987)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, en raison d'une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés d'aller et venir et de travailler. Postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète a convoqué Mme A le 1er octobre 2024 pour retirer son titre de séjour et déposer sa demande de renouvellement, ce qui a fait disparaître l'objet du litige. En conséquence, le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.
N° TA77-2210488(TA77-2210488)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait une contrainte de Pôle emploi pour le paiement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 672,05 euros. La juridiction a constaté que la requête, tendant à la décharge d’une somme d’argent, relevait de l’obligation de représentation par avocat prévue à l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 26 août 2024, M. A n’a pas désigné d’avocat ni justifié d’une demande d’aide juridictionnelle. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA77-2410794(TA77-2410794)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Villiers-sur-Marne suspendant M. A, brigadier-chef de police municipale, pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la suspension conservatoire ne prive pas l'agent de son traitement et que la seule perte de primes et indemnités, non justifiée comme créant une situation financière grave, ne suffit pas à caractériser une urgence. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411863(TA77-2411863)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 23 septembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. C, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et lui interdisait le retour pendant trois ans. La préfète n'ayant pas produit l'arrêté en litige ni présenté d'observations, le tribunal n'a pu vérifier la compétence du signataire ni la motivation de la décision, ce qui justifie l'annulation pour ces motifs. La décision se fonde sur les articles R. 776-1 du code de justice administrative et R. 922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2410634(TA77-2410634)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant invoquait l’urgence, liée à l’impossibilité de travailler et à sa situation familiale avec une ressortissante portugaise, ainsi qu’un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, sans examiner le moyen tiré du doute sérieux.
N° TA77-2411991(TA77-2411991)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait une décision implicite d’obligation de quitter le territoire français sans délai, révélée par son placement en rétention le 21 septembre 2024. Le tribunal a jugé que cette requête était irrecevable, car elle était dirigée contre une décision inexistante, l’arrêté de rétention ne constituant pas une nouvelle obligation de quitter le territoire. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment les articles L. 731-1 et suivants.
N° TA77-2411368(TA77-2411368)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme E pour suspendre les décisions de refus d'autorisation d'instruction en famille de leurs trois enfants, motivées par l'itinérance de la famille liée à la profession du père. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité des refus, en se prévalant notamment des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, considérant qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées.
N° TA77-2411385(TA77-2411385)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui demandait l’affectation d’une aide humaine individuelle pour son fils handicapé, en raison d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Le juge estime que la demande, visant à contester l’attribution d’une aide mutualisée, fait obstacle à une décision administrative de refus et ne relève donc pas de cette procédure subsidiaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, sans examen de l’urgence.
N° TA77-2410683(TA77-2410683)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, ressortissant algérien, d’une demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l’intéressé une nouvelle attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 9 décembre 2024, ce qui a conduit M. C à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, en l’absence de circonstances particulières justifiant une condamnation de l’État.