Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410851(TA77-2410851)
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Tribunal administratif de Melun, juge des référés. Rejet de la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d’urgence caractérisée : le requérant, en situation irrégulière depuis six ans, n’établit pas une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle.
N° TA77-2203756(TA77-2203756)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de 12 points sur son permis de conduire et la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de son droit de conduire. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu les informations prévues par le code de la route lors des verbalisations et contestait la réalité des infractions. Le tribunal a jugé que l'absence de notification préalable des retraits de points est sans incidence sur leur légalité, et que la réalité des infractions était établie par les procès-verbaux. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
N° TA77-2411071(TA77-2411071)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète ayant délivré le document sollicité entre-temps, la décision implicite de refus a été retirée, rendant le litige sans objet. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA77-2404210(TA77-2404210)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. et Mme A, qui contestaient des amendes fiscales pour les années 2017 à 2019. Les requérants se sont désistés de leur recours pour excès de pouvoir après que l’administration a conclu au non-lieu à statuer. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA77-2410798(TA77-2410798)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 28 mai 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que la prolongation de l'interdiction n'était pas disproportionnée et que le requérant ne justifiait pas de circonstances humanitaires au sens de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2411506(TA77-2411506)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. D, ressortissant algérien sous le coup d’une interdiction judiciaire du territoire français, contestant la décision fixant l’Algérie comme pays de destination. Le tribunal a examiné deux requêtes, l’une dirigée contre une décision implicite et l’autre contre un arrêté préfectoral explicite du 16 septembre 2024. Après avoir soulevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour absence de décision administrative susceptible de recours concernant la première requête, le juge a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, sur le fondement des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2203829(TA77-2203829)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'Intérieur du 8 février 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation de l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et le défaut d'établissement de la réalité des infractions, étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B, y compris ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2204254(TA77-2204254)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant le retrait de trois points sur son permis de conduite, décidé par le ministre de l’Intérieur suite à une infraction routière commise le 26 juillet 2021. Le requérant soutenait ne pas être l’auteur de l’infraction, mais le tribunal a jugé que la contestation de l’imputabilité de l’infraction relève de la compétence exclusive du juge pénal, et non du juge administratif. En l’absence de saisine de la juridiction pénale par M. B, ce moyen a été écarté comme inopérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la route et du code de procédure pénale.
N° TA77-2410410(TA77-2410410)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé-suspension par M. A, ressortissant sénégalais, d’une demande visant à suspendre la décision implicite de refus de titre de séjour, a constaté un non-lieu à statuer. En effet, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l’intéressé le 12 septembre 2024 pour lui délivrer un nouveau récépissé de demande de titre de séjour, rendant sans objet la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également mis à la charge de l’État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2411070(TA77-2411070)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne rejetant la demande de titre de séjour de Mme A. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne retire pas la décision implicite de rejet. Cependant, il a jugé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme A n'a pas démontré que l'absence de renouvellement de son attestation menaçait son emploi ou l'exposait à un risque d'éloignement imminent, compte tenu de sa situation personnelle. La requête a donc été rejetée.
N° TA77-2206706(TA77-2206706)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D contestant le retrait d'un point sur son permis de conduire par le ministre de l'Intérieur, suite à une infraction routière commise le 3 mars 2022. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction, arguant avoir vendu le véhicule avant la date des faits, mais le tribunal a jugé que cette contestation relevait du juge pénal et non du juge administratif. La réalité de l'infraction a été établie par le paiement d'une amende forfaitaire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Le moyen tiré d'un vice de forme a été écarté faute de précisions.
N° TA77-2310773(TA77-2310773)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SCI Les Trois Vallées. Celle-ci demandait la décharge d'une pénalité de 193 euros fondée sur l'article 1731 du code général des impôts. L'administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement de cette pénalité le 29 mars 2024, le litige est devenu sans objet. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2411544(TA77-2411544)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée et qu’un refus de titre de séjour, même implicite, ne constitue pas, par lui-même, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2411503(TA77-2411503)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de traiter en urgence sa demande de changement de statut vers une carte "Passeport talent - Carte bleue européenne", invoquant une atteinte à sa liberté de travail. Le juge a estimé que l'absence de saisine préalable des services préfectoraux par le requérant ne permettait pas de caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
N° TA77-2411646(TA77-2411646)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A A, ressortissant soudanais reconnu réfugié en 2019, qui demandait le renouvellement sous astreinte de son attestation de prolongation d'instruction de demande de carte de résident. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence suffisant et qu'elle était mal fondée, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières rendant indispensable une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance de la carte de résident aux réfugiés.
N° TA77-2407961(TA77-2407961)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’une décision de la préfète du Val-de-Marne du 21 juin 2024 clôturant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande expresse du tribunal fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 23 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.
N° TA77-2410933(TA77-2410933)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le maire de Villejuif a infligé à M. B, adjoint technique territorial, une exclusion temporaire de fonctions de deux ans. Le juge a retenu l'urgence, car la privation de rémunération portait une atteinte grave à la situation du requérant, et a estimé que plusieurs moyens, notamment l'irrégularité de la procédure au regard du droit de se taire (article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen) et le caractère disproportionné de la sanction, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA77-2405108(TA77-2405108)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la demande était dépourvue d'utilité, le titre sollicité étant arrivé à expiration, ou, à défaut, qu'elle faisait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA77-2411028(TA77-2411028)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 2 août 2024 par lequel le préfet de police a refusé un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français et a prononcé une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, M. A ne démontrant pas que la décision contestée porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle, malgré ses allégations. Il a également relevé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2411476(TA77-2411476)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de l'association Les P'tits Pieds du 77. Cette association contestait un arrêté du 16 août 2024 du président du conseil départemental de Seine-et-Marne ordonnant la fermeture provisoire de sa micro-crèche. Le désistement fait suite à l'engagement du département de prendre un arrêté de réouverture avant le 23 septembre 2024. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité de la fermeture.