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Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B C, ressortissante ukrainienne, afin de suspendre la décision implicite du préfet de l'Hérault refusant de renouveler son autorisation provisoire de séjour au titre de la protection temporaire. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, il a relevé que la requérante était désormais titulaire d'une attestation de demandeur d'asile, ce qui lui conférait une situation régulière et faisait obstacle à ce que l'urgence soit caractérisée. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices résultant de l'illégalité de la décision de la section disciplinaire de l'université de Perpignan du 14 février 2012. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée pour les actes de la section disciplinaire, car celle-ci exerce une fonction juridictionnelle au nom de l'État. La solution retenue est le rejet de la demande, sans examen au fond des moyens soulevés par le requérant. Cette décision s'appuie sur les articles L. 712-4 et L. 712-6-2 du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus du préfet de l'Hérault de lui accorder le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen particulier, et a jugé que le préfet ne s'était pas cru en situation de compétence liée. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A contestant une saisie à tiers détenteur émise pour recouvrer un indu d’allocation aux adultes handicapés. Le juge a estimé que ce litige, portant sur la récupération d’un indu lié à cette prestation, relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente, fondant sa décision sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire de Sorède du 6 janvier 2023 réglementant l'implantation de poulaillers, pigeonniers et volières. La requérante invoquait notamment un détournement de procédure, une méconnaissance de la loi du 29 janvier 2021 relative au patrimoine sensoriel des campagnes, et un caractère disproportionné des mesures. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que l'arrêté, fondé sur les pouvoirs de police générale du maire (CGCT, code de la santé publique), poursuivait un but de salubrité et de tranquillité publiques sans être entaché d'illégalité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Argens-Minervois du 19 mars 2024 retirant définitivement l'autorisation de stationnement de taxi de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, notamment en raison du délai de sept mois entre la notification de l'arrêté et la saisine du juge, et du fait que le requérant n'exerçait plus directement son activité. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par plusieurs sociétés exploitant des épiceries de nuit, demandant l'annulation du refus implicite du maire de Montpellier d'abroger l'article 3 de son arrêté du 13 janvier 2022. Cet article imposait la fermeture de ces établissements de 22h à 6h du jeudi au dimanche dans certains secteurs centraux, durant des périodes spécifiques. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la mesure de police, fondée sur les articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, était justifiée par des atteintes avérées à la tranquillité, la salubrité et la sécurité publiques. Il a jugé que l'interdiction était adaptée, nécessaire et proportionnée aux circonstances locales, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à la liberté du commerce ni n'était discriminatoire.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 février 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour trois mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation du requérant. Il a également estimé que le refus de séjour n'avait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que M. B... ne remplissait pas les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 435-3 du CESEDA, ni de l'accord franco-algérien. Enfin, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour n'ont pas été jugées contraires à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 22 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen réel de la situation, jugeant la décision régulièrement motivée et signée par une autorité compétente. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, constatant que l'intéressé n'avait pas sollicité son admission au séjour. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de Mme D... et de M. C... contestant la délibération du conseil municipal du Crès du 16 décembre 2021 instituant une redevance de stationnement au lac du Crès. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre cette délibération étaient tardives, car présentées plus de deux mois après sa publication, et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir. Sur le fond, il a estimé que la délibération était légale, le conseil municipal étant compétent pour fixer les tarifs, et que la différence de traitement entre résidents et non-résidents était justifiée par l'intérêt général et proportionnée. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la coordination syndicale CGT de l’Hérault, qui demandait l’annulation du refus implicite du Centre de gestion de la fonction publique territoriale de l’Hérault de lui communiquer des documents relatifs à la désignation et au contrat du Dr A... en commission de réforme. Le tribunal a jugé que le droit à communication prévu à l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration ne s’applique qu’à des documents existants et n’impose pas à l’administration d’en créer. En l’espèce, les documents sollicités n’existant pas, la demande de communication ne pouvait être satisfaite.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... contre le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au secrétaire général étant régulière. Saisi sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il a jugé que la formation suivie intégralement à distance ne justifiait pas la présence en France de l'étudiante, et que le stage invoqué ne nécessitait pas un déroulement obligatoire sur le territoire. Par conséquent, le refus n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire et a jugé que l'administration avait valablement remis en cause l'acte d'état civil produit par le requérant pour établir sa minorité, en application de l'article 47 du code civil. Constatant que M. A... ne démontrait pas être mineur, le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la société BLJV, exploitant du débit de boissons « Pam Pam », qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 23 août 2022 prononçant une fermeture administrative de quinze jours. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre le procès-verbal de notification, cet acte ne constituant pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que les conditions de notification et d’exécution de l’arrêté sont sans incidence sur sa légalité, et que la sanction, fondée sur l’article L. 3332-15 du code de la santé publique, n’était pas disproportionnée au regard des infractions commises.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales suspendant son permis de conduire pour quatre mois. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, estimant que l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration dispensait le préfet de cette formalité. Il a également jugé que la contestation de la matérialité de l'infraction et de la régularité du contrôle relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire. Enfin, la suspension a été considérée comme proportionnée au regard du danger pour l'ordre public, sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C..., exploitant de l'épicerie « Night and Day » à Perpignan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire du 17 octobre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour 90 jours sur le fondement de l'article L. 332-1 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'absence de mention du nom du maire sur l'arrêté ne créait pas d'ambiguïté et que la procédure contradictoire avait été régulièrement suivie. Sur le fond, il a estimé que la durée de fermeture de trois mois n'était pas disproportionnée, l'absence d'avertissement préalable n'étant pas une condition légale à la mesure. La demande de M. C... au titre des frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. A..., de nationalité marocaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation du requérant. Il a également jugé que M. A... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision du 9 juin 2022 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer une autorisation préalable pour acquérir l'aptitude professionnelle. Le tribunal a estimé que les faits reprochés à M. B... (fausses déclarations et violences conjugales), bien qu'anciens et non nécessairement sanctionnés pénalement, révélaient un comportement contraire à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête des consorts A... qui demandaient l'annulation du compte rendu du conseil municipal de Hounoux du 1er juillet 2022, en tant qu'il prévoyait l'achat de concassé pour la voirie des chemins de Toscane et des Béziats. Les requérants invoquaient divers griefs (craintes de dommages, défaut d'information, discrimination), mais le tribunal a jugé ces moyens inopérants ou non fondés, les travaux étant achevés sans préjudice avéré. Aucune disposition légale n'imposait à la commune d'informer directement les riverains sur les détails des travaux. La décision a été rendue sur le fondement du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, saisi par la CPAM des Pyrénées-Orientales sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été amené à se prononcer sur une demande de référé-restitution visant à mettre fin à la suspension de la sanction de déconventionnement de cinq ans infligée à l'association Centre médical de Perpignan. La CPAM invoquait des éléments nouveaux, notamment des tableaux d'anomalies détaillés, pour démontrer la réalité et la gravité des manquements (facturations multiples d'actes non réalisés) et contester l'urgence retenue par l'ordonnance initiale. Le tribunal a examiné la matérialité des faits, la proportionnalité de la sanction au regard du préjudice de 192 999,58 euros, et la régularité de la procédure, en application de l'accord national des centres de santé du 8 juillet 2015. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le juge a dû statuer sur le maintien ou la levée de la suspension de la décision de sanction.