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Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 juin 2024 refusant son titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la compétence du signataire était établie, que l'examen de sa situation avait été réel et sérieux, et que l'erreur de fait sur sa date d'entrée en France n'était pas démontrée. Le tribunal a notamment jugé que M. D ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant seul la délivrance des titres de séjour pour activité salariée aux ressortissants marocains.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Gard du 1er octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que la menace pour l'ordre public était établie et que l'interdiction de retour était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C, qui contestait une contrainte émise par la CAF de l'Hérault pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement de 1 156,30 euros. La requérante n'a pas fourni, dans le délai imparti, l'argumentation et les pièces justificatives demandées pour démontrer que la décision méconnaissait ses droits, se bornant à invoquer une erreur de l'administration et sa situation financière précaire. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, ces moyens ont été jugés inopérants ou insuffisamment précis. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du 21 février 2024 par lequel le préfet de l'Hérault refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant justifiant d'une résidence continue en France depuis 2019, d'un Pacs avec une compatriote en situation régulière et de la naissance de leur enfant en 2023. Le tribunal a estimé que ces éléments établissaient le centre de ses attaches privées et familiales en France, nonobstant une condamnation pénale mineure et la situation irrégulière de sa mère et de sa sœur. En conséquence, l'arrêté préfectoral a été annulé.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de la CAF de l’Hérault de lui accorder une remise de dette d’aide personnelle au logement de 451,51 euros. La requérante, qui invoquait une situation financière précaire, n’a pas fourni les précisions et justificatifs demandés dans le cadre de la procédure de régularisation prévue à l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Faute d’éléments suffisants pour apprécier le bien-fondé de sa demande, le tribunal a considéré que ses moyens étaient manifestement insuffisamment précis et a rejeté la requête sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de lui attribuer une aide financière prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants d'anciens harkis. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision, estimant que celle-ci mentionnait les textes applicables et le motif du refus. Il a également jugé que le refus n'était pas entaché d'erreur de fait, car M. B, né en 1976, n'avait pas séjourné dans un camp ou hameau de forestage, condition requise par le décret. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, saisi en référé par le CROUS de Montpellier Occitanie, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer la nature, l'origine et les causes des désordres affectant le bâtiment B de la cité universitaire "Moulin à vent" à Perpignan, apparus après des travaux de confortement réalisés entre 2015 et 2021. La solution retenue fait droit à la demande du requérant, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d'évaluer les préjudices et le coût des travaux de réparation. Plusieurs parties mises en cause, dont des constructeurs et assureurs, ont formulé des protestations et réserves, sans s'opposer au principe de l'expertise.
Le Tribunal administratif de Montpellier a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 10 octobre 2024 fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, consécutive à une peine d'interdiction du territoire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant que l'autorité administrative est tenue d'exécuter la peine d'interdiction du territoire tant que celle-ci n'a pas été levée par la juridiction pénale. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal considérant que la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait ni erreur de droit ni erreur d’appréciation, en application des articles L. 551-15 et D. 511-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a retenu l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le préfet de l'Hérault, estimant que la demande de titre de séjour relevait de la compétence du préfet de Paris, où l'intéressé était domicilié. En conséquence, la condition d'urgence n'a pas été examinée au fond, et les conclusions aux fins d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Hérault de l'admettre au séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet a informé l'intéressé qu'il procédait à la fabrication du titre de séjour sollicité. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation, de suspension et d'injonction, tout en admettant M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et ne reposait ni sur une erreur de droit ni sur une erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15, D. 511-17 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était légalement fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne s'étant pas présenté aux autorités malgré une convocation. Il a également écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... demandant l'annulation de la décision du préfet de l'Hérault du 16 février 2023 accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que, s'agissant d'une mesure d'exécution d'un jugement, elle n'avait pas à être motivée. Il a également estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en accordant la force publique, malgré la situation de vulnérabilité invoquée par la requérante, en application des articles L. 153-1 et L. 153-2 du code des procédures civiles d'exécution.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert M. A B visant à étendre le périmètre d’une expertise préventive ordonnée en 2023. Cette expertise concerne l’état d’un immeuble susceptible d’être affecté par des travaux de démolition menés par la SNCF Gares et Connexions. La solution retenue consiste à préciser les références cadastrales du terrain d’assiette du bâtiment à démolir, en y incluant la parcelle LW 196, afin d’assurer la bonne exécution de la mission. La décision se fonde sur les articles R. 532-1-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices résultant de l'illégalité de la décision de la section disciplinaire de l'université de Perpignan du 14 février 2012. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée pour les actes de la section disciplinaire, car celle-ci exerce une fonction juridictionnelle au nom de l'État. La solution retenue est le rejet de la demande, sans examen au fond des moyens soulevés par le requérant. Cette décision s'appuie sur les articles L. 712-4 et L. 712-6-2 du code de l'éducation.
Le Tribunal administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire et a jugé que l'administration avait valablement remis en cause l'acte d'état civil produit par le requérant pour établir sa minorité, en application de l'article 47 du code civil. Constatant que M. A... ne démontrait pas être mineur, le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de l'OFPRA de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le requérant invoquait le caractère arbitraire de la décision et des privations de liberté subies. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, dès lors que M. A est de nationalité française, ce qui l'exclut du champ de la convention de New York du 28 septembre 1954 et de l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de Mme D... et de M. C... contestant la délibération du conseil municipal du Crès du 16 décembre 2021 instituant une redevance de stationnement au lac du Crès. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre cette délibération étaient tardives, car présentées plus de deux mois après sa publication, et que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt leur donnant qualité pour agir. Sur le fond, il a estimé que la délibération était légale, le conseil municipal étant compétent pour fixer les tarifs, et que la différence de traitement entre résidents et non-résidents était justifiée par l'intérêt général et proportionnée. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.