8 854 décisions disponibles — page 175/443
Le Tribunal administratif de Poitiers, par une ordonnance du 11 décembre 2024, a donné acte du désistement pur et simple de la SCI Grandes Rivières. Cette société demandait la condamnation de la commune de Dompierre-sur-Mer à lui verser 239 600 euros en réparation de préjudices liés à l'inexécution d'une convention de servitudes d'assainissement de 2001. Le magistrat désigné a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une requête en décharge de la taxe d’habitation mise à sa charge pour 2023. L’administration ayant prononcé le dégrèvement de cette imposition, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai imparti, Mme A est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 11 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de M. B A, qui contestait un indu d’aide personnelle au logement de 1 615,81 euros. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. La solution retenue est donc un désistement d’office, sans examen au fond, la dette ayant par ailleurs été annulée par la caisse d’allocations familiales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de la Vienne du 22 novembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait notamment que son éloignement ne constituait plus une perspective raisonnable au sens de l’article L. 731-1 du CESEDA, faute de mesures concrètes mises en œuvre par l’administration. Le tribunal a accueilli ce moyen, constatant que le préfet, qui n’a pas produit de défense, n’établissait pas avoir engagé de démarches pour organiser l’éloignement depuis la première assignation. En conséquence, l’arrêté a été annulé, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 10 octobre 2024 retirant la carte professionnelle d'agent privé de sécurité de Mme A. Le juge a estimé que les moyens invoqués n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en écartant l'argument tiré d'un défaut de notification et en relevant que les condamnations pénales de l'intéressée pour des faits de vol justifiaient le retrait sur le fondement de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé l'arrêté du 25 novembre 2024 par lequel le préfet de la Charente avait refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant togolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le motif de menace pour l'ordre public, fondé sur une garde à vue pour violences conjugales sans suite judiciaire, constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 432-1 du CESEDA. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) ont également été annulées. Il a été enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de séjour "vie privée et familiale" et l'État a été condamné à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le renouvellement de son assignation à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une erreur manifeste d’appréciation en raison de sa situation personnelle (CDI, absence d’antécédents, résidence stable, possession d’une carte de résident italien). Le tribunal a jugé que ces éléments ne remettaient pas utilement en cause le principe ou les modalités de la mesure, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La décision a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé les décisions du 17 août 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne refusait le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant marocain, l'obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C justifiant contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant français depuis plus de deux ans. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. C une carte de résident de dix ans dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de la Vienne du 27 novembre 2023 (obligation de quitter le territoire sans délai, interdiction de retour de deux ans, assignation à résidence) et du 24 mai 2024 (renouvellement de l’assignation). Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, que la menace à l’ordre public était établie et que l’atteinte à la vie privée et familiale n’était pas disproportionnée au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les moyens d’incompétence, d’erreur de fait et de méconnaissance des articles L. 611-1, L. 731-3 et L. 732-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SARL Le Jardin des Hêtres visant à annuler la délibération du 14 avril 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Palais-sur-Mer a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La société contestait notamment la légalité externe de la procédure, l'insuffisance du rapport de présentation et de l'évaluation environnementale, ainsi que le classement en zone naturelle de ses parcelles. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, fondés sur les articles L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales et les dispositions des codes de l'urbanisme et de l'environnement, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B qui demandait l'annulation de la délibération du 14 avril 2022 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Palais-sur-Mer. Sur la légalité externe, le tribunal a estimé que la note de synthèse adressée aux conseillers municipaux, accompagnée d'une annexe détaillant les modifications du projet, respectait les exigences d'information prévues à l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales. Sur la légalité interne, le tribunal a jugé que le classement en zone naturelle des parcelles litigieuses n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 151-9 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de l'association des amis de Saint-Palais-sur-Mer visant à l'annulation de la délibération du 14 avril 2022 approuvant le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré du vice de procédure, car l'association n'a pas démontré que le refus de consultation a influencé la décision finale, et a écarté les autres moyens comme infondés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles L. 121-22-1, L. 121-13, L. 151-4, L. 121-21, L. 151-5, L. 101-2 et L. 151-6-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, avec condamnation de l'association à verser 2 500 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient l'annulation du refus du maire de Courant de déplacer une citerne souple implantée sur une parcelle voisine. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions à fin d'annulation, car il ne relève pas de l'office du juge administratif d'annuler une décision refusant le déplacement d'un ouvrage public, mais seulement d'en apprécier la légalité en plein contentieux. Sur le fond, les requérants n'ont pas démontré que l'ouvrage était irrégulièrement implanté, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et le préjudice visuel, ont été écartés comme inopérants ou non fondés. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux ouvrages publics.
Licenciement d’un professeur agrégé stagiaire pour insuffisance professionnelle. Le Tribunal administratif de Poitiers rejette la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l’éducation nationale du 11 octobre 2022 prononçant son licenciement à l’issue de deux années de stage. Le tribunal estime que, malgré l’avis favorable du chef d’établissement, les rapports d’inspection faisant état de défaillances persistantes (difficultés pédagogiques, problèmes de discipline et manquements à la sécurité) justifient la décision, qui n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La décision s’appuie sur l’arrêté du 22 août 2014 fixant les modalités de stage et d’évaluation des professeurs agrégés stagiaires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B, qui demandait au juge d’intervenir pour contraindre le maire de Saint-Saturnin-du-Bois à confirmer ses recherches concernant deux permis de construire. La juridiction a estimé que ces conclusions ne tendaient ni à l’annulation d’une décision, ni au versement d’une somme d’argent, et n’entraient pas dans le champ des injonctions prévues par l’article L. 911-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant une saisie-attribution ordonnée par la société civile immobilière ABS. La contestation portait sur une mesure d'exécution forcée relevant de la compétence du juge de l'exécution, magistrat de l'ordre judiciaire, en application des articles L. 211-1 et R. 211-10 du code des procédures civiles d'exécution. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée manifestement incompétente pour connaître de ce litige, sur le fondement du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que l'erreur de plume du préfet sur la classe de l'intéressé était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention franco-gabonaise, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de M. et Mme A, un couple de ressortissants algériens, qui contestaient les décisions du préfet de la Vienne refusant de leur délivrer un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant leur admission exceptionnelle au séjour, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution a été fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SCI Château de Sigon, qui demandait l'annulation de la décision du 19 juillet 2022 par laquelle la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine a refusé d'inscrire le Calvaire et la chapelle de Sigon au titre des monuments historiques. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'irrégularité de la procédure, et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a tous écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans faire droit aux conclusions de la SCI. Les textes appliqués sont principalement les articles R. 621-3 et R. 621-4 du code du patrimoine, ainsi que les dispositions relatives à la procédure administrative contentieuse.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a annulé les décisions du 18 juillet 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, et l'avait obligé à quitter le territoire. La solution retenue repose sur l’autorité de la chose jugée par un précédent jugement du 5 décembre 2022, qui avait déjà annulé un refus similaire pour des motifs liés à l’état de santé de l’intéressé. Le tribunal a appliqué les articles L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que les stipulations des articles 2, 3, 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l’homme.