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Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. B, conseiller municipal et ancien premier adjoint de Saint-Sauvant, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire du 28 juin 2022 lui retirant ses délégations et mandats de représentation. Le tribunal constate que le maire a retiré cette décision par un arrêté du 21 octobre 2022, devenu définitif, ce qui emporte disparition rétroactive de l’acte attaqué. En conséquence, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, sans examiner les moyens tirés de l’incompétence du maire et de la méconnaissance des articles L. 2122-18, L. 2122-20 et L. 2122-33 du code général des collectivités territoriales. Les demandes de frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la SA Sogessur, qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Rochefort pour le décès de M. A survenu le 24 octobre 2018 lors de son hospitalisation. La juridiction a estimé que les manquements allégués (défaut de surveillance et absence de contention) n'étaient pas établis, s'appuyant sur le rapport d'expertise de la CCI du 19 janvier 2021, et qu'aucun lien de causalité direct n'existait entre la prise en charge et le décès. La demande de la CPAM de la Charente-Maritime a également été rejetée. La solution retenue repose sur l'absence de faute de nature à engager la responsabilité de l'hôpital sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. A qui demandait l'annulation de deux certificats d'urbanisme opérationnels négatifs délivrés par le maire de Fléac le 2 mars 2022. Le tribunal estime que le refus est légalement fondé sur l'incompatibilité des projets de lotissement à usage d'habitation avec le classement des parcelles en zones agricole (A) et naturelle (N) du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Il écarte les moyens soulevés par le requérant, jugeant que l'erreur de fait alléguée sur le nombre de lots est sans incidence et que l'exception d'illégalité du classement en zone A n'est pas fondée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 151-22.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de Mme A, agent territorial, qui sollicitait la condamnation de son employeur, la région Nouvelle-Aquitaine, pour les préjudices résultant de sa mise à la retraite anticipée pour invalidité suite à un accident de service (chute dans un escalier le 29 août 2017) et du retard dans la remise de documents de fin d'activité. La région a soulevé une exception d'irrecevabilité, arguant de l'absence de réclamation préalable et de conclusions claires dans la requête. Le tribunal a rejeté la requête de Mme A, considérant que la décision de mise à la retraite était légale, prise en situation de compétence liée après constat de son inaptitude définitive, et qu'aucune faute de l'employeur n'était établie concernant l'accident ou le retard documentaire. La demande de la caisse des dépôts et consignations, subrogée dans les droits de Mme A, a également été rejetée. La décision s'appuie notamment sur la loi du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de FranceAgriMer de lui verser une aide à la restructuration du vignoble pour la campagne 2019/2020. Le tribunal a jugé que le requérant, qui invoquait la mortalité de ses plants due à la chaleur, n’établissait pas que les conditions de versement de l’aide étaient remplies, notamment le taux de reprise minimal de 80 % exigé par la décision INTV-GPASV-2019-21. Il a également considéré que les difficultés rencontrées ne relevaient pas de la force majeure ou de circonstances exceptionnelles au sens du règlement délégué (UE) 2016/1149. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation des décisions de FranceAgriMer.
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a examiné trois requêtes de Mme B, agent des finances publiques, concernant la reconnaissance de troubles anxiodépressifs. La première requête (n°2102172) visait l'annulation du refus d'instruire sa demande de maladie professionnelle, la deuxième (n°2300268) le refus d'allocation temporaire d'invalidité, et la troisième (n°2300566) une demande indemnitaire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que l'état de santé de Mme B relevait d'un accident de service déjà reconnu, et non d'une maladie professionnelle, et que les conditions pour l'allocation temporaire d'invalidité n'étaient pas remplies. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables faute de demande préalable, et la responsabilité de l'employeur n'a pas été retenue. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Le tribunal administratif de Poitiers, statuant en formation collégiale, a été saisi pour déterminer le taux de perte de chance résultant des fautes commises par le centre hospitalier universitaire de Poitiers lors de l'opération d'un enfant en 2012, et pour statuer sur des demandes de provisions. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement se fonde sur le code de la santé publique et le code de justice administrative pour examiner les responsabilités de l'hôpital et de l'ONIAM, ainsi que les créances de la CPAM.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation du refus de l'université de Poitiers de l'inscrire en deuxième année de licence AES. Le juge a considéré que la décision, fondée sur l'insuffisance des résultats de l'intéressé au regard des 725 candidatures pour 32 places, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a notamment écarté le moyen tiré du niveau C1 en français, ce critère n'étant pas le motif du refus. La solution s'appuie sur les articles D. 612-17 et D. 613-38 du code de l'éducation, qui laissent aux établissements le soin d'apprécier la compatibilité du niveau des étudiants avec la formation.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. Sevilla, qui contestait le refus du ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 5 décembre 2019. Le tribunal a jugé que l'entretien avec son supérieur hiérarchique, bien que source de stress, ne constituait pas un événement soudain et violent susceptible d'être qualifié d'accident de service, en l'absence de propos ou de comportement excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, qui définit la présomption d'imputabilité au service.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme B contestant les décisions des 4 janvier et 4 avril 2022 du directeur de la maison d'arrêt d'Angoulême refusant de lui délivrer un permis de visiter M. A. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale et de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme A, attachée principale de conservation, contestant son changement d'affectation par le maire de La Rochelle. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, estimant que la décision, entraînant une perte de fonctions d'encadrement et potentiellement d'indemnités, faisait grief et n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur. Sur le fond, il a rejeté les moyens de la requérante, considérant que la décision ne constituait pas une sanction déguisée et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision d'affectation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, infirmière titulaire, a examiné la décision du centre hospitalier Henri Laborit du 17 mai 2022. Cette décision requalifiait son congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) en congé de maladie ordinaire à compter du 9 mars 2022, au motif de la consolidation de son état de santé. Le tribunal a rejeté la requête de Mme C, considérant que la consolidation de l’état de santé, constatée par expertise médicale, met fin au droit au CITIS, conformément à l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et à l’article 41 de la loi du 9 janvier 1986. La solution retenue confirme la légalité de la décision de l’administration, qui n’a commis ni erreur de droit ni erreur d’appréciation.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par plusieurs détenus et associations afin de faire cesser des atteintes graves et manifestement illégales aux libertés fondamentales résultant de conditions de détention indignes à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré. Les requérants invoquaient notamment la présence de moisissures, un accès insuffisant à l'eau chaude, la vétusté des cellules, des problèmes de nuisibles et des restrictions d'accès aux activités. Le juge des référés a ordonné à l'administration pénitentiaire de prendre, sous astreinte, des mesures structurelles et immédiates pour remédier à ces manquements, en se fondant sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 6 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue consacre l'obligation de l'État de garantir des conditions de détention conformes à la dignité humaine, en imposant des injonctions précises et un suivi sous astreinte.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A tendant à la suspension d'un titre de perception et d'une mise en demeure de payer. La requérante s'étant désistée de son recours au fond, les conclusions aux fins de suspension sont devenues manifestement irrecevables. L'ordonnance a donc été rendue sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme A d’une demande de remise gracieuse de dettes sociales, portant sur un indu d’aide personnelle au logement (609 euros) et un indu de prime d’activité (90,65 euros). La requérante invoquait sa situation financière difficile, notamment des frais de santé pour son fils. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que Mme A ne justifiait pas de sa situation de précarité et qu’elle n’établissait pas son incapacité à rembourser les sommes restant dues, malgré la reconnaissance de sa bonne foi par la caisse d’allocations familiales. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 821-1 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la CAF de la Charente-Maritime pour le recouvrement d'un indu d'aide personnelle au logement de 2 279,62 euros. La requérante invoquait la prescription de l'action en recouvrement. Le tribunal écarte ce moyen en application de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale, retenant que la prescription quinquennale (et non biennale) s'applique en raison d'une fausse déclaration de la part de Mme A. Il constate que le délai a été régulièrement interrompu par plusieurs mises en demeure successives, rendant la créance non prescrite lors de la signification de la contrainte.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la demande de M. B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Vienne de lui accorder une remise de sa dette de 8 094,80 euros, correspondant à un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) pour des absences non déclarées du territoire français. Statuant en plein contentieux, le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier lui-même le bien-fondé de la demande de remise, sans se prononcer sur la compétence de l'auteur de la décision initiale. Sur le fond, il a appliqué l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, sauf en cas de manœuvre frauduleuse. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B, qui avait résidé 16 mois à l'étranger sans déclaration et effectué ses déclarations trimestrielles depuis l'étranger, ne démontrait pas sa bonne foi et que sa situation de précarité ne suffisait pas à justifier une remise face à un indu résultant de fausses déclarations.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la remise totale d’un indu d’allocation logement familiale de 2 301 euros. L’indu résultait de fausses déclarations de la requérante concernant ses frais réels et ses pensions alimentaires. Le tribunal a estimé que, même en supposant sa bonne foi, Mme A n’établissait pas être dans l’incapacité de rembourser la dette, compte tenu notamment de ses revenus et de la pension alimentaire perçue. La décision se fonde sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise à la précarité et à la bonne foi du débiteur.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme C et M. A, qui sollicitaient la remise totale du solde d’un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 149,94 euros, après une remise partielle déjà accordée. Saisi en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, le juge a estimé que, malgré la bonne foi des requérants, leur situation de précarité n’était pas suffisamment caractérisée pour justifier une remise supplémentaire, compte tenu de leur capacité à rembourser de manière échelonnée selon l’échéancier proposé par la caisse d’allocations familiales.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la remise totale d’une dette de 1 004,77 euros relative à un trop-perçu d’allocation personnelle au logement. La requérante invoquait sa bonne foi, l’indu résultant d’un retard de la caisse d’allocations familiales dans la prise en compte de la situation professionnelle de son époux. Si le tribunal a reconnu sa bonne foi, il a estimé qu’elle n’apportait aucun élément justifiant de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise gracieuse sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.