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Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme B, ressortissante comorienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet du Morbihan a pris une décision expresse d’acceptation, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions en annulation. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte, le jugement n’impliquant aucune mesure d’exécution. La demande de frais irrépétibles a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande de Mme A, directrice d'hôpital, qui sollicitait la réduction de son impôt sur le revenu pour 2020 en déduisant ses frais réels professionnels (frais de double résidence et de déplacement). Le tribunal a jugé que la mutation de la requérante à La Roche-sur-Yon, bien que motivée par son avancement, résultait d’une demande volontaire de sa part et ne constituait pas une circonstance particulière justifiant une dérogation à la règle des 40 kilomètres. En conséquence, les frais liés à l’éloignement de son domicile familial n’étaient pas déductibles. La solution s’appuie sur l’article 83 du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Rennes annule la décision du 26 septembre 2023 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé d'instruire la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant srilankais. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration en ne transmettant pas la demande à l'autorité compétente, dès lors que M. A ne résidait pas dans ce département. Il enjoint au préfet de transmettre la demande à l'autorité compétente dans un délai de quinze jours ou, s'il est désormais compétent, de réexaminer la situation dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet d'Ille-et-Vilaine le 9 août 2023. La décision a été jugée suffisamment motivée et le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son entrée récente en France à l'âge adulte et de l'absence d'attaches familiales sur le territoire. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du même code, ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 30 novembre 2023 par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine refusait à M. B, ressortissant tunisien, la délivrance d'une carte de séjour temporaire sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'insertion sociale et professionnelle du requérant en France et de sa vie commune avec une ressortissante française depuis juin 2020. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. B une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de l'utilisation de faux documents. La décision a été prise sur le fondement des 1° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant sénégalais, contre un arrêté du préfet du Morbihan refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de la signataire, de l'irrégularité de l'avis médical et de l'erreur d'appréciation sur son état de santé au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la pathologie du requérant, bien que nécessitant un suivi, ne présentait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins au Sénégal. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'annulation par voie de conséquence et les conclusions aux fins d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, qui contestait le refus du préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que les éléments fournis par M. A, notamment son emploi d'agent d'entretien, n'étaient pas établis par des pièces probantes et ne justifiaient pas une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan du 9 septembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII était régulière et que la décision de refus était suffisamment motivée. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 et R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur un recours pour excès de pouvoir, rejette la demande de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 l'assignant à résidence. Le juge estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen suffisant de la situation, sans nécessité d'une nouvelle audition, en application des articles L. 731-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il écarte également le moyen tiré de l'absence de local d'habitation, l'obligation de demeurer à son domicile ayant été abrogée par un arrêté ultérieur, et juge l'obligation de pointage non disproportionnée. La requête est rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle de l'intéressé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La décision a été prise sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 du même code, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour valide.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet du Morbihan lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée irrégulière et récente de M. C en France et de l'absence de ressources stables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. B, ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le requérant contestait notamment la compétence de la signataire, la méconnaissance de l'article L. 423-7 du CESEDA, et l'absence de menace pour l'ordre public. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les conditions de délivrance du titre de séjour n'étaient pas remplies et que l'interdiction de retour était proportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7, L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-1-1 du CESEDA, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 2 janvier 2025 par laquelle l'OFII refusait à M. B, demandeur d'asile algérien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a relevé que l'entretien de vulnérabilité, obligatoire en vertu des articles L. 522-2 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), avait été réalisé par un agent non identifiable et sans signature, ce qui constituait un vice de procédure. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, un étudiant étranger qui n'avait pas pu obtenir la délivrance matérielle de son titre de séjour renouvelé depuis mars 2024. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas caractérisée, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de décision favorable l'autorisant à travailler et à voyager, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail n'était démontrée. Il a également rappelé que le droit à la poursuite des études ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cette procédure d'urgence. La requête a donc été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société ADX Groupe. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°1 d'un accord-cadre de diagnostics amiante, plomb et PEMD par l'office HLM Terres d'Armor Habitat, invoquant un défaut d'information sur les notes, une dénaturation de son offre et l'irrégularité des critères de notation. Le juge a estimé que le pouvoir adjudicateur avait suffisamment motivé le rejet et que les moyens tirés de la dénaturation de l'offre et de l'irrégularité des critères n'étaient pas fondés. La demande de la société ADX Groupe a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 3 000 euros à Terres d'Armor Habitat au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme A contre un titre de perception émis par la direction régionale des finances publiques de Bretagne, a ordonné le renvoi de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette décision est motivée par la connexité entre ce litige et une requête pendante devant le tribunal administratif de Marseille, qui conteste l’arrêté ministériel du 1er mars 2024 annulant la pension du père de la requérante, cet arrêté constituant le fait générateur de la créance litigieuse. Le tribunal a fait application de l’article R. 342-2 du code de justice administrative, qui prévoit le renvoi au Conseil d’État en cas de demandes connexes relevant de juridictions différentes.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Malo du 17 mai 2024, portant non-opposition à une déclaration préalable de travaux pour une extension de maison. Les requérants se sont désistés de leur action après le retrait de l’arrêté litigieux. Par ordonnance du 21 janvier 2025, le président de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Saint-Malo tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rennes, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A contestant un titre de pension émis par le service des retraites de l’État, a ordonné le renvoi de l’affaire au président de la section du contentieux du Conseil d’État. Cette décision est motivée par la connexité entre cette requête et une autre introduite devant le tribunal administratif de Grenoble, toutes deux soulevant le même moyen relatif à la légalité d’un arrêté de mise à la retraite rétroactive. Le tribunal a fait application de l’article R. 342-2 du code de justice administrative, qui permet de renvoyer au Conseil d’État des demandes connexes relevant de juridictions distinctes. La solution retenue est donc un renvoi pour cause de connexité, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête indemnitaire de Mme B, qui demandait 80 000 euros à l’État pour divers préjudices. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite avant que l’administration n’ait statué sur sa demande préalable, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que la demande préalable n’avait pu être envoyée que le 20 décembre 2024, sans décision explicite ou implicite intervenue avant l’enregistrement de la requête le 23 décembre 2024. En conséquence, l’ordonnance a rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.