20 628 décisions disponibles — page 340/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la demande de M. A visant à annuler le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 3 décembre 2024 avait été remplacée en cours d'instance par une nouvelle décision du 11 décembre 2024, fondée sur le même motif de fraude (altération volontaire des empreintes). Après avoir écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, le juge a rejeté la requête, considérant que la matérialité des faits de fraude était établie et que la décision de refus était légale au regard des articles L. 551-10 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait un arrêté préfectoral du Morbihan l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que, malgré sa longue présence en France depuis 2004 et la présence de sa fille française, l'intéressé ne justifiait pas de liens intenses et stables, et que son comportement délictuel répété constituait une menace pour l'ordre public. La décision a été fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal considérant que ni l'obligation de quitter le territoire ni la durée de l'interdiction de retour n'étaient disproportionnées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 11 décembre 2024 par laquelle l'OFII refusait à M. A, demandeur d'asile en situation de réexamen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen complet et approfondi de la vulnérabilité de M. A, notamment en ne tenant pas compte de son état psychiatrique dégradé et de son absence totale d'hébergement, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de huit jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, assistante médicale au CHRU de Rennes, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 8 juin 2020. La juridiction a d'abord constaté que la décision initiale du 2 février 2021 avait été retirée et remplacée par une décision du 4 mai 2021, déjà contestée et rejetée par un jugement définitif, rendant sans objet les conclusions contre la première décision. Le tribunal a ensuite écarté les moyens de fond, jugeant la décision de remplacement suffisamment motivée et la procédure de la commission de réforme régulière au regard de l'arrêté du 4 août 2004 applicable à la fonction publique hospitalière. Enfin, il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'incident ne constituait pas un fait accidentel établissant un lien direct avec le service, conformément à l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui avait initialement demandé l'annulation d'un arrêté du ministre de la transition écologique du 30 avril 2024. Le requérant s'est désisté après qu'un nouvel arrêté du 13 décembre 2024 a fait droit à sa demande. L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement et clôt l'instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation, sans méconnaître le droit d'être entendu ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés, confirmant la légalité de l'arrêté fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision du 2 décembre 2024, notifiée en mains propres, mentionnait un délai de recours de sept jours, conformément à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 10 décembre 2024, a été jugée tardive, car présentée après l'expiration de ce délai. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C A et des occupants de son chef de l'aire d'accueil de grand passage de Pleurtuit. La juridiction a considéré que l'occupation sans droit ni titre depuis le 17 octobre 2024, après expiration des conventions temporaires, faisait obstacle au bon fonctionnement de l'aire, justifiant l'urgence et l'utilité de la mesure. La solution retenue s'appuie sur la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et le décret n° 2019-1478 du 26 décembre 2019, qui encadrent l'accueil temporaire des gens du voyage et imposent le respect des durées de séjour prévues par le règlement intérieur.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil lors de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a estimé que le requérant n'avait soulevé aucun moyen de droit pertinent pour contester la légalité de la décision, se contentant d'arguments généraux sur sa situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles relatifs aux recours en matière d'éloignement urgent.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la procédure d'évaluation de la vulnérabilité, menée avec un interprète, était régulière au regard des articles L. 522-2 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le moyen tiré d'une transposition inexacte de la directive 2013/33/UE n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé suspension par Mme et M. B, acquéreurs évincés, contestant l'arrêté du maire de Binic-Étables-sur-mer du 5 novembre 2024 exerçant le droit de préemption urbain sur une parcelle. Les requérants invoquaient un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation, incompétence de l'auteur de l'acte et absence de projet réel au sens des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. La commune n'a pas produit d'observations en défense. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté de préemption.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'information préalable et d'insuffisance de motivation. Il a estimé que la décision de refus, fondée sur l'article D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables.
Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A. Le requérant demandait une injonction au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour, invoquant l'urgence liée à l'impossibilité de travailler et de circuler librement. Le tribunal estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A dispose d'un récépissé valable jusqu'au 11 février 2025, autorisant son séjour et son travail, et que le délai d'instruction de sa demande n'est ni excessif ni déraisonnable. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours de M. A contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil, au motif d'une tentative de fraude par altération de ses empreintes. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 3 décembre 2024 avait été remplacée en cours d'instance par une nouvelle décision du 11 décembre 2024, fondée sur le même motif. Il a rejeté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, mais a annulé la décision du 11 décembre 2024 au motif que l'OFII n'avait pas procédé à un examen individuel de la situation de M. A, en méconnaissance des articles L. 551-10 et D. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme C, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a suspendu l'exécution de la décision préfectorale et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir une vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Lorient du 16 décembre 2024 infligeant une exclusion temporaire de quinze jours à une agente. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la sanction, notamment en raison de l'obtention illégale de SMS privés et du caractère non fautif des faits. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour l'intéressée de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière, malgré la perte de traitement. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 juin 2022 par lequel le maire de Surzur ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. B pour la création d'un bassin d'ornement. Les requérants soutenaient que ce projet méconnaissait l'article 92 du règlement sanitaire départemental du Morbihan, qui impose une distance minimale de 50 mètres des immeubles habités. Le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car les dispositions de ce règlement, issues de l'ancien code de la santé publique, ne sont plus applicables depuis la loi du 6 janvier 1986, et qu'aucun décret d'application n'a été pris pour fixer de telles règles générales d'hygiène. Par conséquent, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir soulevées par la commune.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme Hervault et son époux pour engager la responsabilité du CHU de Rennes suite à l'implantation d'une prothèse de genou défectueuse le 2 février 2006, ayant causé des préjudices. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du CHU en raison de la défectuosité du produit de santé, conformément aux principes de la responsabilité du fait des produits défectueux. Il a condamné le CHU à indemniser Mme Hervault pour ses préjudices, incluant des dépenses de santé, une assistance par tierce personne, et un déficit fonctionnel permanent, tout en rejetant la demande de son époux décédé. Le CHU a été autorisé à appeler en garantie la société Zimmer GMBH, fournisseur de la prothèse, sur le fondement des articles 1245 et suivants du code civil.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme D qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire d'Arzon pour la démolition partielle et la reconstruction d'une maison individuelle. Les requérants contestaient notamment le caractère incomplet du dossier de demande et la méconnaissance des dispositions du code de l'urbanisme relatives à la bande littorale des cent mètres (article L. 121-16). Le tribunal a jugé que le projet se situe dans un espace urbanisé au sens de cet article, caractérisé par une densité significative de constructions, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.