20 628 décisions disponibles — page 349/1032
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-suspension contre un arrêté préfectoral du 19 février 2001 modifiant le tracé de la servitude de passage des piétons le long du littoral à Sarzeau. Les requérants, propriétaires de parcelles impactées, invoquent l'urgence des travaux à venir et des doutes sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment pour irrégularités de l'enquête publique, imprécision du tracé, et méconnaissance des articles L. 160-6 et R. 160-12 du code de l'urbanisme. Le préfet oppose l'irrecevabilité de la requête, arguant du défaut d'intérêt à agir des requérants, non propriétaires à la date de l'arrêté, et de la tardiveté du recours. La décision du juge des référés n'est pas mentionnée dans l'extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la Fondation Apprentis d'Auteuil d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du président du conseil départemental du Morbihan du 15 septembre 2022, qui prononçait la cessation définitive de son activité de maison d’enfance à caractère social. Par un mémoire enregistré le 5 décembre 2024, la fondation a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Rejet d'une requête de Mme A contestant le retrait de la prime MaPrimRénov' par l'Agence nationale de l'habitat. Le Tribunal administratif de Rennes, par ordonnance du 12 décembre 2024, a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. La requête ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le rejet est fondé sur les 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par Mme C pour contester son exclusion de cinq ans de la formation d’aide-soignante, prononcée le 2 décembre 2024 par l’institut régional de formation des aides-soignants Hospitalité Saint-Thomas de Villeneuve. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que cet institut, bien que participant à une mission de service public, est une personne morale de droit privé. Il a jugé que les mesures disciplinaires comme l’exclusion ne constituent pas l’exercice d’une prérogative de puissance publique, relevant ainsi de la compétence de la juridiction judiciaire. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le syndicat des copropriétaires SDC Les Sept Perthuis d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du maire de Saint-Malo refusant de prendre des mesures de défense extérieure contre l’incendie de leur bâtiment. Le syndicat a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête, ce dont la commune a pris acte. Par ordonnance du 12 décembre 2024, le tribunal, statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre disposition n’a été prise.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. D..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté préfectoral du 26 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il juge que le préfet pouvait légalement prendre une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande d'asile de l'intéressé avait été définitivement rejetée par la CNDA, entraînant la perte de son droit au maintien sur le territoire.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, contestant l'arrêté du préfet du Morbihan du 27 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les articles L. 611-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA.
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 21 juin 2022 par lequel le maire de Carentoir avait exercé le droit de préemption urbain sur une parcelle située place de l'Étoile. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'un défaut de motivation, car elle mentionnait successivement des objectifs et projets d'aménagement multiples et contradictoires sans exposer avec la précision requise par l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme la nature du projet réellement envisagé. Le tribunal a également estimé que la commune n'établissait pas la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement au sens de l'article L. 300-1 du même code, la simple volonté de constituer une réserve foncière étant insuffisante pour justifier légalement la préemption. En conséquence, l'arrêté a été annulé et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros à la SCI requérante au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. E et Mme A, qui contestaient le refus de l'administration de les autoriser à instruire en famille leurs filles pour l'année scolaire 2024-2025. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit les décisions attaquées, malgré une demande de régularisation du tribunal notifiée le 8 novembre 2024 et restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, qui imposent de joindre l'acte attaqué à la requête à peine d'irrecevabilité.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SARL La Petite Grosse pour contester deux arrêtés du maire de Groix : l'un du 5 avril 2022 s'opposant à une déclaration préalable pour des travaux (tonnelles, enseigne, ravalement, etc.), et l'autre du 22 juin 2022 s'opposant à une demande d'autorisation pour l'aménagement d'un établissement recevant du public. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le gérant de la société avait qualité pour agir. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens relatifs à l'erreur de droit et à la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU), notamment l'article Ua 5-2-3 concernant les interventions sur l'existant. La solution retenue n'est pas explicitement mentionnée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué en application du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait une décision relative aux droits des personnes handicapées, mais n'avait pas joint la preuve du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation, elle n'a pas fourni ce document dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne la demande d'une famille avec trois enfants mineurs, dont deux très jeunes, d'obtenir un hébergement d'urgence. Le juge des référés a admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté la requête, considérant que si l'urgence était caractérisée, l'atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'hébergement d'urgence et à la dignité n'était pas établie, compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement en Ille-et-Vilaine et des efforts de l'État pour créer des places supplémentaires. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 121-7, L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D et M. A, qui demandaient à être orientés d'urgence vers un hébergement pour eux-mêmes et leur nourrisson. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants disposant d'un hébergement mis à disposition par la commune de Rennes, et que la carence alléguée de l'État n'était pas établie au regard des moyens déployés dans le département. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B née C comme manifestement irrecevable. La requérante n'avait pas joint la réclamation préalable obligatoire prévue par l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation mise à disposition via Télérecours citoyen. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 611-8-6 du code de justice administrative, le défaut de réponse dans le délai imparti a conduit au rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante n'avait pas joint à son recours la preuve du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, et n'a pas régularisé sa demande malgré une demande en ce sens. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante n'avait pas joint à son recours la preuve du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article L. 134-2 du code de l'action sociale et des familles, concernant une décision relative aux droits des personnes handicapées. Malgré une demande de régularisation notifiée le 11 septembre 2024, Mme A n'a pas fourni le document requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 2 septembre 2024 par lequel le maire de Lanvallay s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public lié à la couverture du territoire et des engagements de l'opérateur, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision contestée était fondée sur une inexacte application des articles UY 3 du PLUi et R. 111-27 du code de l'urbanisme, le projet ne portant pas atteinte à un site présentant un intérêt particulier, et l'absence de mutualisation ne pouvant légalement justifier un refus.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 26 juillet 2023 du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B pour perte totale de points. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, qui a commis de nombreuses infractions routières, s'est placé lui-même dans la situation d'urgence invoquée et ne justifie pas de l'impossibilité d'aménager son activité professionnelle. En outre, aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'a été retenu, la notification de la décision étant établie et le stage de récupération de points, effectué après cette notification, ne pouvant être pris en compte en application des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi d'une demande de suspension de l'arrêté de cessibilité du 30 août 2024, pris par le préfet des Côtes-d'Armor, concernant un immeuble à Saint-Brieuc dans le cadre d'une opération de restauration immobilière. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de l'illégalité de la déclaration d'utilité publique sous-jacente et d'un défaut de mentions obligatoires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public s'attachant à la réalisation rapide du projet de revitalisation du centre-ville primant sur l'intérêt privé des copropriétaires. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. B, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 423,20 euros. Le tribunal rappelle que le RSA est calculé au niveau du foyer et que, en application des articles L. 262-2, L. 262-3 du code de l’action sociale et des familles et de l’article 220 du code civil, les époux sont solidairement tenus au remboursement des sommes indûment perçues. M. B, marié à l’époque des faits, n’apporte pas la preuve qu’il n’a pas bénéficié de l’allocation. La solution retenue est le rejet de la requête.