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Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A C. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux qu'il estime avoir subis du fait de deux maladies professionnelles (épicondylite du coude droit et troubles anxieux). La solution retenue fait droit à la requête sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en désignant un expert pour décrire l'état de santé, la consolidation, et chiffrer les préjudices.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme B, propriétaire d’une maison à Montivilliers, afin d’examiner des désordres liés à des infiltrations d’eau. La mesure, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes des désordres, notamment leur lien avec des travaux de voirie ou le réseau public d’eaux pluviales/usées. La société Eaux de Normandie a été mise en cause en tant que gestionnaire des réseaux concernés. L’expert désigné devra évaluer les responsabilités, le coût des travaux de reprise et l’éventuelle plus-value pour l’immeuble.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A qui contestait le refus du département de l'Eure de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que les éléments fournis par M. A, notamment son essoufflement et ses difficultés lors des déplacements, ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, telle que définie par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. En l'absence de preuve d'un périmètre de marche limité à moins de 200 mètres ou d'un recours systématique à une aide technique, la condition d'octroi de la carte n'était pas remplie. La décision administrative a donc été confirmée.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a examiné la demande de Mme A visant à obtenir la remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 261,98 euros. La requérante contestait le rejet de sa demande par la caisse d’allocations familiales de l’Eure, invoquant sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé qu’il lui appartient, en tant que juge de plein contentieux, d’apprécier lui-même si une remise totale ou partielle est justifiée au regard de la précarité et de la bonne foi du débiteur. Il a constaté que la différence de quotient familial invoquée par Mme A résultait d’une méthode de calcul objective et ne préjugeait pas de l’examen de sa précarité. La décision finale du tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais les textes appliqués sont les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 25 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 22 janvier 2024 refusant son admission au séjour. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation et que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné deux requêtes de Mme A, agent public, contestant un titre de recette de 14 998,15 euros émis par la communauté d'agglomération d'Evreux Portes de Normandie pour un trop-perçu de traitement, et demandant réparation pour harcèlement moral et fautes de gestion. Sur la première requête, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer à hauteur de 7 498,15 euros suite à une remise gracieuse partielle, et a rejeté le surplus comme irrecevable pour tardiveté. Sur la seconde requête, il a rejeté l'ensemble des demandes indemnitaires, faute de preuve du harcèlement moral et de fautes imputables à l'administration. Les décisions s'appuient notamment sur le code général des collectivités territoriales, le code des relations entre le public et l'administration, et la loi du 12 avril 2000.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants camerounais, qui contestaient les arrêtés du préfet de l’Eure refusant leur demande de titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’atteinte à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C, ressortissant malien, d'un logement géré par le centre d'accueil pour demandeurs d'asile Adoma au Havre. M. C, qui avait obtenu la protection subsidiaire, s'est maintenu dans les lieux après une mise en demeure infructueuse. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Seine-Maritime, estimant que la libération des lieux présentait un caractère d'urgence et d'utilité au regard des besoins d'accueil. La décision se fonde sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Maritime du 14 mai 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. M. B s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête par un mémoire du 11 octobre 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 18 octobre 2024. La procédure est ainsi close sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte de résident. La requérante invoquait notamment l’article 12 de la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu’elle ne méconnaissait pas les stipulations conventionnelles, ni n’était entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme A, y compris celles relatives à l’injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a constaté que le préfet avait déjà délivré à l'intéressée, le 30 septembre 2024, une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à séjourner et à travailler jusqu'au 29 décembre 2024. La mesure sollicitée ayant perdu son utilité, la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était plus remplie.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 25 janvier 2024 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. et Mme D, ressortissants camerounais, qui contestaient les arrêtés du préfet de l'Eure refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B A. Celui-ci contestait le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable de suivi de formation. En cours d'instance, le CNAPS a finalement accordé l'autorisation sollicitée, privant ainsi d'objet la décision initiale de refus. Le tribunal a appliqué les dispositions du 3° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, ressortissante togolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de fait, faute pour la requérante d'avoir porté à la connaissance du préfet son admission en master. Il a également substitué à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la base légale de l'article 9 de la convention franco-togolaise du 13 juin 1996, qui régit le séjour des étudiants togolais. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C A, ressortissant mexicain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature au sous-préfet du Havre étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas de précisions suffisantes sur les faits matériellement inexacts allégués. Enfin, le tribunal a considéré que la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 421-1 du CESEDA était incompatible avec l'accord franco-mexicain "vacances-travail", qui limite l'activité rémunérée à un accès accessoire aux vacances.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, attachée territoriale, qui contestait le refus implicite de la communauté d'agglomération d'Évreux Portes de Normandie de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service. La juridiction a estimé que la déclaration de maladie professionnelle, adressée le 23 mars 2023, était tardive au regard du délai de deux ans prévu par l'article 37-3 du décret du 30 juillet 1987, la première constatation médicale de la maladie remontant au 8 février 2018. Aucun certificat médical antérieur au 25 mars 2021 n'établissant un lien possible entre la maladie et le service, le tribunal a jugé que le refus de l'administration était légal. Les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont donc été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rouen annule l'arrêté du 23 mai 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé à M. B, ressortissant ukrainien, la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour en tant que bénéficiaire de la protection temporaire. Le tribunal juge que M. B, en tant qu’époux d’une ressortissante ukrainienne déjà bénéficiaire de cette protection, doit être regardé comme un membre de la famille au sens de l’article 2 de la décision d’exécution (UE) 2022/382 du 4 mars 2022, et que le préfet a méconnu les dispositions de l’article L. 581-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 février 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier sur ces points. Il a également considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions des articles 7 b) et c) de l'accord franco-algérien, faute de visa de long séjour et de contrat de travail valide, et que sa vie privée et familiale n'était pas suffisamment établie pour justifier une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.