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Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C, voisins, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 17 mai 2022 par le maire de Clères à M. et Mme B. Ce permis autorisait la transformation d’un bâtiment à usage de bureaux en maison d’habitation. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était suffisant et que l’absence de précision sur la sous-destination (logement ou hébergement) n’avait pas faussé l’appréciation de l’administration, en application des articles R. 431-4, R. 431-5, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête des consorts L, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 11 avril 2022 refusant leur permis d'aménager pour la création de huit lots à bâtir à Criquebeuf-sur-Seine. Le tribunal a validé le premier motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, estimant que le projet nécessitait des travaux de renforcement du réseau électrique non programmés par la commune, qui n'était donc pas en mesure d'en indiquer le délai de réalisation. Il a également confirmé le second motif tiré de l'article 2.1 du règlement du PLU, jugeant que l'implantation lâche des constructions projetées ne respectait pas le paysage urbain traditionnel. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La magistrate désignée a prononcé cette ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre le refus implicite puis explicite du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 23 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de la famille A visant à obtenir une expertise médicale et des provisions de l’ONIAM pour les préjudices liés à une infection nosocomiale contractée par leur enfant à la naissance. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que le caractère nosocomial de l’infection n’était pas établi et que le lien de causalité direct et certain avec les séquelles neurologiques graves de l’enfant faisait défaut, en l’absence de consolidation de l’état de santé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1142-1, II et L. 1142-1-1 du code de la santé publique, dont les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale n’étaient pas réunies.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Seine-Maritime. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et légal, car l'obligation de quitter le territoire français du 28 février 2024 n'avait pas été abrogée par la délivrance ultérieure d'un récépissé de demande de titre de séjour. La perspective raisonnable d'éloignement a été jugée établie, M. A étant titulaire d'un passeport en cours de validité. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante afghane, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que Mme C avait bien été informée des risques de refus, conformément aux articles L. 551-15, D. 551-17 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que l'évaluation de sa vulnérabilité, prévue à l'article L. 522-2 du CESEDA, n'était pas nécessaire en l'espèce, car le refus était fondé sur un motif objectif (dépôt tardif de la demande d'asile). En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 20 septembre 2024 par laquelle l'OFII refusait à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait légalement opposer le refus prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour demande de réexamen, dès lors que la demande d'asile présentée par Mme A pour sa fille mineure constituait une première demande et non un réexamen. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit, et il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante et de sa fille.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation et une méconnaissance des articles 4, 5 et 17.1 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les autorités allemandes avaient accepté de prendre en charge l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés. Il a également estimé que l'administration avait apporté la preuve de la saisine et de l'accord des autorités espagnoles, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17.1 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 15 octobre 2024, a donné acte du désistement de M. B, qui contestait le refus du préfet de l'Eure d'accorder un regroupement familial pour ses enfants. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a constaté ce désistement pur et simple en application du 1° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par la maire de Mont-Saint-Aignan. En cours d’instance, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 octobre 2024, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. B pour contester la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 1er septembre 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a rétabli rétroactivement le bénéfice de ces conditions et versé l'allocation due, ce qui a rendu sans objet les conclusions principales du requérant. Par une ordonnance du 15 octobre 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, et a rejeté le surplus des demandes, notamment celle fondée sur l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte du désistement pur et simple de la société Eure Normandie THD de sa requête en indemnisation, qui visait à obtenir 18,3 millions d'euros du Syndicat mixte Eure Normandie Numérique pour l'exécution d'un contrat de délégation de service public. Le syndicat s'est également désisté de ses conclusions au titre des frais d'instance. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ces désistements sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Eure Normandie THD d’une demande de condamnation du Syndicat mixte Eure Normandie Numérique à lui verser une somme de 72 989,36 euros en indemnisation d’une compensation opérée sur une créance de trop-perçu de redevance d’usage, dans le cadre d’un contrat de délégation de service public pour la construction et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques à très haut débit. Par un mémoire du 7 octobre 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, et le syndicat défendeur s’est désisté de ses conclusions au titre des frais d’instance. Par ordonnance du 15 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ces désistements sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation indemnitaire n’a donc été prononcée.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2024 du préfet de la Seine-Maritime lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu, ce dernier ayant refusé d'être auditionné à deux reprises. Il a également jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 septembre 2024 suspendant pour six mois le permis de conduire de Mme B pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique. La requérante invoquait l'urgence liée à ses obligations familiales et professionnelles, mais n'a pas suffisamment établi ces contraintes. Le juge a également relevé la gravité de l'infraction, commise avec un taux d'alcool très supérieur à la limite autorisée pour un permis probatoire, ce qui exclut la condition d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Maritime refusant de délivrer un titre de séjour "passeport talent – carte bleue européenne" à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable, l'absence d'autorisation de travail sur ce document résultant d'une erreur informatique non imputable à l'administration. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen a constaté le désistement d’office de Mme A, qui contestait l’annulation de son permis de visite au centre de détention de Val-de-Reuil. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. La solution retenue est le donné acte de ce désistement, sans examen au fond.