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Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme D E, propriétaire d’une maison à Rouen, afin d’obtenir réparation des dommages causés à sa propriété par des travaux urgents de réparation du réseau d’eau menés par la Métropole Rouen Normandie. La juridiction a rejeté la requête pour incompétence, considérant que le service public de distribution d’eau est un service public industriel et commercial. En conséquence, les litiges entre l’usager et la collectivité relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, et non de l’ordre administratif. Cette solution est fondée sur les articles L. 2224-7-1 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme E, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 25 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui contestait la délivrance d'une carte de séjour "travailleur temporaire" au lieu d'une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne régissent que la première délivrance d'un titre de séjour pour un jeune majeur confié à l'aide sociale à l'enfance, et non son renouvellement. Le préfet a pu légalement délivrer un titre sur le fondement de l'article L. 421-3 du même code, sans erreur de droit ni défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant algérien, demandant l'annulation de deux arrêtés préfectoraux du 18 septembre 2024. Le premier arrêté prolongeait de deux ans une interdiction de retour sur le territoire français, et le second ordonnait son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de prolongation de l'interdiction de retour était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien était inopérant. Les deux requêtes ont été jointes et rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 15 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 31 octobre 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l'arrêté mentionnait les textes applicables ainsi que les éléments de sa situation personnelle. Il a également considéré que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, notamment au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'interdiction de retour d'un mois n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également estimé que le requérant ne pouvait invoquer l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers pour obtenir un titre de séjour "salarié", car l'article 3 de l'accord franco-marocain régit spécifiquement cette situation. Enfin, le tribunal a considéré que le refus n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. A E et sa mère, Mme C E, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’une prise en charge fautive au centre hospitalier intercommunal Eure - Seine, à la suite d’une intervention chirurgicale pour hernie inguinale ayant entraîné une plaie de la vessie et des complications. Le tribunal a retenu une perte de chance d’éviter le dommage, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, et a condamné solidairement l’hôpital et son assureur, la société Relyens, à verser des indemnités aux requérants et à la caisse primaire d’assurance maladie de l’Eure pour ses débours. La solution s’appuie sur les principes de responsabilité pour faute en droit administratif et les textes du code de la santé publique et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de l’absence de procédure contradictoire et de défaut de motivation, la décision ayant été prise sur demande et le requérant n’ayant pas sollicité la communication des motifs. Sur le fond, il a estimé que l’application de la condition de détention d’un titre de séjour depuis cinq ans, issue de la loi du 25 mai 2021, était justifiée, rejetant ainsi l’erreur manifeste d’appréciation invoquée. La solution s’appuie sur les articles L. 121-1, L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. C B. Il a d'abord annulé l'arrêté du 20 septembre 2024 portant assignation à résidence, faute de perspective raisonnable d'éloignement. En revanche, il a validé l'arrêté du 16 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et interdisant le retour pour un mois. Le tribunal a considéré que ces mesures étaient suffisamment motivées, ne méconnaissaient pas le droit d'être entendu, et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C, agent contractuel du centre hospitalier du Rouvray, qui contestait la rupture de son contrat à durée déterminée au 31 août 2021. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue de renouveler le contrat et que la rupture, motivée par l'absence de signature du nouveau contrat due à un arrêt maladie, n'était pas abusive. Il a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires relatives à l'indemnité de fin de contrat et aux congés payés, déjà versées, et a déclaré irrecevables les autres demandes indemnitaires faute de liaison préalable du contentieux. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, un ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a considéré que la décision attaquée du 8 août 2022, prise après un recours administratif préalable obligatoire, était suffisamment motivée. Elle a également jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A s'était volontairement soustrait aux exigences des autorités chargées de l'asile en refusant de déposer sa demande auprès des autorités allemandes compétentes. Par conséquent, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. et Mme B contestant le refus du préfet de la Seine-Maritime d'accorder le regroupement familial au bénéfice de l'épouse, ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en appliquant les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans exercer son pouvoir d'appréciation quant à une éventuelle atteinte disproportionnée au droit à une vie familiale normale. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, agente des services hospitaliers, qui contestait le refus du groupe hospitalier du Havre de reconnaître un accident de service survenu le 24 mars 2022. La décision de rejet de l’administration était fondée sur la transmission tardive du certificat médical requis, en application des articles 35-2 et 35-3 du décret n°88-386 du 19 avril 1988. Mme B n’a pas apporté la preuve de la transmission complète de sa déclaration dans les délais légaux, ni justifié d’un cas de force majeure ou de motifs légitimes. Le tribunal a donc jugé que la décision attaquée n’était pas entachée d’excès de pouvoir.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B A, agent contractuel du centre hospitalier intercommunal Eure - Seine, qui contestait son licenciement pour motif disciplinaire. Le tribunal a jugé que la décision de licenciement, prise par la directrice de l’établissement, était compétente et que la procédure disciplinaire, incluant la convocation à un entretien préalable et l’information des droits, avait été régulièrement suivie. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur les articles 40 et 43 du décret n°91-155 du 6 février 1991 relatif aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 27 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de signature valable, écartant les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 423-23 et L. 612-7, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 27 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, faute pour le requérant d'avoir déposé une demande de titre sur un autre fondement que l'asile. La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement prises par le préfet.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C visant à obtenir l'exécution sous astreinte de l'ordonnance du 30 août 2024. Cette ordonnance avait suspendu le refus de renouvellement de son détachement et enjoint à l'université de Rouen Normandie de réexaminer sa situation. Le juge a estimé que la décision du 4 octobre 2024, plaçant l'intéressé en détachement pour un an dans l'attente de ce réexamen, constituait une mesure d'exécution suffisante au regard de l'injonction provisoire. La solution est fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, aucun élément nouveau ne justifiant de modifier les mesures ordonnées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, contestant l'arrêté du préfet de l'Eure du 26 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B n'établissant pas de risques personnels en cas de retour au Nigéria. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, le pays de destination et l'interdiction de retour, notamment tirés de l'exception d'illégalité et de la violation de l'article 8 de la Convention, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme H, agissant en son nom propre et en qualité d'ayant droit de son époux décédé, afin d'engager la responsabilité du Groupe Hospitalier du Havre (GHH) pour un retard de diagnostic d'une dissection aortique. Le tribunal a retenu une faute de l'établissement dans la prise en charge, caractérisée par un délai anormalement long et un défaut de diagnostic conforme aux règles de l'art, entraînant une perte de chance d'éviter le décès évaluée à 75 %. Sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 376-1 du code de la sécurité sociale, le GHH a été condamné à verser diverses indemnités à Mme H et à ses enfants au titre des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, incluant les souffrances endurées, le préjudice d'affection et les pertes économiques, après application du taux de perte de chance.