17 499 décisions disponibles — page 368/875
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, gardien de la paix, qui contestait l'arrêté du 26 juillet 2022 du ministre de l'intérieur prononçant sa mise à la retraite pour invalidité non imputable au service. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission de réforme et une erreur d'appréciation quant à l'imputabilité au service de son état dépressif, lié selon lui à des faits de harcèlement moral. Le tribunal a considéré que la procédure était régulière et que le lien direct entre la maladie et le service n'était pas établi, confirmant ainsi la décision ministérielle. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Rouen, par une ordonnance du 9 octobre 2024, a donné acte du désistement de M. B A, qui contestait la sanction disciplinaire du blâme infligée par l'institut départemental de l'enfance, de la famille et du handicap pour l'insertion. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une invitation fondée sur l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et a mis fin à l'instance.
Le Tribunal administratif de Rouen annule la décision du 8 novembre 2021 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a refusé d’octroyer un congé de longue maladie à une agente. Le tribunal juge que le préfet s’est estimé à tort lié par l’avis défavorable du comité médical, sans exercer son propre pouvoir d’appréciation, ce qui constitue une erreur de droit. La requête est jugée recevable, la décision attaquée ne comportant pas les mentions des voies et délais de recours. L’annulation est prononcée sur le fondement des principes généraux régissant le pouvoir de décision de l’administration en matière de congés des fonctionnaires.
Refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français opposés à un ressortissant nigérian par le préfet de l'Eure. Le Tribunal administratif de Rouen annule l'arrêté du 5 février 2024. Il estime que la décision de refus de séjour méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la stabilité de la vie familiale de l'intéressé avec son épouse, ressortissante titulaire d'une carte de résident, et de leurs deux enfants nés en France. L'illégalité du refus de séjour entraîne par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, professeure agrégée, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 40 000 euros en réparation des préjudices résultant du refus de sa demande de mutation pour l'année 2022. La requérante soutenait que l'administration avait illégalement refusé sa mutation en méconnaissance des articles L. 512-18 à L. 512-22 du code général de la fonction publique, car un collègue avec un barème inférieur aurait obtenu le poste convoité. Le tribunal a estimé que, bien que le décompte des points de Mme B ait été incorrect, il ne résultait pas de l'instruction qu'un agent avec un cumul de points inférieur au sien avait obtenu une mutation sur un poste qu'elle avait demandé. Par conséquent, la faute de l'administration n'étant pas établie, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. B A, agent public expatrié depuis mai 2018, contestant le refus implicite du préfet de la région Normandie d’appliquer le régime de retenue à la source et d’exonération de certaines contributions sociales (CSG, CRDS, CASA) sur ses rémunérations. Le tribunal a jugé que le préfet, en tant qu’employeur, avait compétence pour appliquer la retenue à la source prévue à l’article 182 A du code général des impôts et pour restituer les prélèvements sociaux indus, rejetant l’argument de l’administration renvoyant à la compétence fiscale. Il a enjoint au préfet de reconstituer les sommes dues en substituant le taux de retenue à la source au prélèvement à la source, et de restituer les contributions sociales indûment prélevées, avec intérêts moratoires, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Les demandes indemnitaires ont été rejetées, faute de préjudice distinct établi.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SARL Europe Ambulance qui demandait l'annulation des décisions de l'inspectrice du travail (30 novembre 2021) et de la ministre du travail (11 mai 2022) refusant d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A, salarié protégé. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que, sur le fond, les faits reprochés à M. A n'étaient pas établis avec une gravité suffisante pour justifier son licenciement, en application de l'article L. 1235-1 du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme E, ressortissante paraguayenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 octobre 2024 du préfet de la Seine-Maritime prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 612-11) et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte mobilité inclusion (CMI) mention "stationnement" pour son fils. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, la requérante n'a pas fourni cette preuve dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Rouen a donné acte du désistement de Mme B, qui contestait une décision du centre hospitalier universitaire de Rouen la constituant débitrice de 57 294,35 euros au titre des frais d’hospitalisation de sa mère décédée. Saisi sur renvoi du tribunal administratif de Versailles, le juge a constaté que Mme B n’avait pas confirmé le maintien de sa requête malgré une invitation en ce sens, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, il a donc constaté le désistement d’office de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur la demande du préfet de l'Eure, a suspendu l'exécution du permis de construire délivré par le maire de Nonancourt à M. A pour la création d'un garage destiné à son entreprise de paysagisme. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, sans condition d'urgence. Le juge a retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité du permis, le projet étant situé en zone Ae du plan local d'urbanisme où seules les constructions liées à l'exploitation agricole ou aux services publics sont autorisées, ce qui n'est pas le cas d'un garage pour une activité de paysagiste.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante chinoise, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 2 octobre 2024 ordonnant son maintien en centre de rétention administrative durant l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'absence d'information prévue par le règlement Eurodac était sans incidence sur la légalité de la décision de maintien. Il a également estimé que le préfet avait pu légalement considérer, sur le fondement de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que la demande d'asile de Mme B, déposée tardivement et après avoir déclaré vouloir se rendre en Grande-Bretagne pour des raisons économiques, visait uniquement à faire échec à son éloignement.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Seine-Maritime. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et avaient été adoptées après un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que M. B ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis son entrée alléguée en 1986, ni de ressources stables ou d'une insertion sociale, et que son concubinage récent ne permettait pas de caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23, L. 611-3 et L. 612-1.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 4 août 2023 refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui invoquait un enlèvement international d'enfants et des troubles psychologiques, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par le GAEC des Poulains contre un arrêté préfectoral l’autorisant à exploiter des parcelles agricoles, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que le litige, relatif à une activité agricole, relevait du tribunal dans le ressort duquel se situent les parcelles, soit le Calvados. Par ordonnance du 8 octobre 2024, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Caen.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus implicite de la communauté d’agglomération Evreux Portes de Normandie de lui communiquer un rapport de médiation et les pièces annexes. En cours d’instance, l’administration a finalement transmis les documents sollicités au conseil de la requérante. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné la communauté d’agglomération à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du courriel du 23 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Eure a refusé de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à M. B, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le défaut de récépissé ayant entraîné la rupture de son contrat de travail et compromis le versement de sa pension alimentaire. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de la méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le dossier de M. B étant complet.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. et Mme D d’un recours en excès de pouvoir visant à contester des procès-verbaux constatant l’abandon manifeste de leurs parcelles, une délibération du conseil municipal et un arrêté préfectoral déclarant l’utilité publique de leur acquisition. Les requérants ont ensuite présenté un désistement pur et simple de leur requête. Par une ordonnance du 8 octobre 2024, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’abandon des poursuites.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 janvier 2024 fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et les violations alléguées de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient manifestement infondés ou non assortis de précisions suffisantes. La décision a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.