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Le Tribunal Administratif de Rouen annule la décision du 26 juillet 2022 par laquelle la cheffe d’établissement du centre pénitentiaire du Havre a imposé un parloir avec hygiaphone à Mme B pour ses visites à son compagnon détenu, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La juridiction a jugé que cette mesure de police, prise sans respecter la procédure contradictoire préalable prévue aux articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration, a privé la requérante d’une garantie essentielle. Le tribunal a également condamné l’État à verser 1 500 euros à Me Seyrek au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante tunisienne, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 2 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'établissant pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. La décision a donc été confirmée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis d'aménager délivré par le maire du Neubourg pour la création d'un parking de 30 places. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié au délai d'instruction, jugeant que le respect d'un délai inférieur au délai maximum légal est sans incidence sur la légalité de l'acte. Les autres moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la méconnaissance du plan local d'urbanisme et des abords de monuments historiques, ont également été jugés infondés. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 423-24 et L. 424-2 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 9 septembre 2024 par laquelle l'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie a rejeté comme irrecevable la demande d'autorisation d'activité de soins de traitement du cancer (chirurgie oncologique gynécologique complexe) présentée par la société Hôpital Privé de l'Estuaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'a pas démontré que la décision contestée porterait une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à ceux des patientes, compte tenu notamment de la possibilité pour les patientes d'être prises en charge par d'autres établissements. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de la famille A visant à obtenir une expertise médicale et des provisions de l’ONIAM pour les préjudices liés à une infection nosocomiale contractée par leur enfant à la naissance. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que le caractère nosocomial de l’infection n’était pas établi et que le lien de causalité direct et certain avec les séquelles neurologiques graves de l’enfant faisait défaut, en l’absence de consolidation de l’état de santé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1142-1, II et L. 1142-1-1 du code de la santé publique, dont les conditions d’indemnisation au titre de la solidarité nationale n’étaient pas réunies.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête des consorts L, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 11 avril 2022 refusant leur permis d'aménager pour la création de huit lots à bâtir à Criquebeuf-sur-Seine. Le tribunal a validé le premier motif de refus fondé sur l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, estimant que le projet nécessitait des travaux de renforcement du réseau électrique non programmés par la commune, qui n'était donc pas en mesure d'en indiquer le délai de réalisation. Il a également confirmé le second motif tiré de l'article 2.1 du règlement du PLU, jugeant que l'implantation lâche des constructions projetées ne respectait pas le paysage urbain traditionnel. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. et Mme C, voisins, qui demandaient l'annulation du permis de construire délivré le 17 mai 2022 par le maire de Clères à M. et Mme B. Ce permis autorisait la transformation d’un bâtiment à usage de bureaux en maison d’habitation. Le tribunal a jugé que le dossier de demande était suffisant et que l’absence de précision sur la sous-destination (logement ou hébergement) n’avait pas faussé l’appréciation de l’administration, en application des articles R. 431-4, R. 431-5, R. 151-27 et R. 151-28 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme C d’un recours en plein contentieux contre un refus du département de l’Eure de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Postérieurement à l’introduction de sa requête, l’administration a fait droit à sa demande. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme C n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme A B d’un recours contre le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de la Seine-Maritime de lui attribuer l’allocation aux adultes handicapés (AAH). En application des articles L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, le contentieux relatif à l’AAH relève de la compétence du tribunal judiciaire spécialement désigné, et non de la juridiction administrative. Par ordonnance du 17 octobre 2024, la magistrate désignée a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rouen, rendue le 17 octobre 2024, rejette la requête en référé suspension de M. B A, ressortissant soudanais, qui contestait le refus implicite de sa demande de regroupement familial. Le juge des référés constate que le délai de six mois prévu à l'article R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré à la date de l'ordonnance, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'était née. En conséquence, la demande d'annulation d'une décision inexistante est irrecevable, et la requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental de la Seine-Maritime fixant à 70 % le montant de l’allocation adulte handicapé reversée au titre des frais d’hébergement de Mme C. La requérante, sa mère et tutrice, invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du code de l’action sociale et des familles. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, faute de pièces justificatives suffisantes sur la situation financière de l’intéressée. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 1 000 euros en réparation du préjudice résultant de l'illégalité d'un refus de permis de visite en salon familial. Le tribunal a estimé que, malgré l'annulation de la décision de refus pour insuffisance de motivation, la même décision aurait pu légalement être prise pour des motifs de maintien du bon ordre et de la sécurité, fondés sur un incident antérieur. En conséquence, le préjudice invoqué ne trouvait pas sa cause directe dans le vice de forme entachant la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a pris acte du désistement d'instance de Mme A, qui contestait des indus de prime d'activité et d'aide personnelle au logement. La requérante n'ayant pas répondu à une demande de confirmation du maintien de ses conclusions, formulée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Les indus litigieux avaient été annulés par la caisse d'allocations familiales avant cette ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, détenu à la maison d’arrêt de Rouen, qui contestait la décision du 25 juillet 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Rennes confirmant deux sanctions disciplinaires (interdiction de recevoir des subsides pendant trente jours et sept jours de cellule disciplinaire). Le tribunal a écarté les moyens tirés d’un vice de procédure, estimant que l’absence de mention du nom complet des agents rédacteurs des comptes rendus d’incident n’entachait pas la régularité de la procédure, dès lors que leurs initiales étaient suffisantes pour établir leur qualité et leur absence de participation à la commission de discipline. La solution s’appuie sur les articles R. 234-12 et R. 232-5 du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Rouen, saisi de deux recours pour excès de pouvoir par M. et Mme D, ressortissants albanais, a examiné la légalité des décisions du 20 avril 2022 par lesquelles le préfet de la Seine-Maritime a refusé de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme le refus de titre de séjour, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux conclusions présentées au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre le refus implicite puis explicite du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. et Mme D, ressortissants albanais, contestant le refus du préfet de la Seine-Maritime de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L.425-9, L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant ainsi la légalité des refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B A dirigée contre l'arrêté du 18 mai 2022 par lequel le maire du Neubourg a délivré un permis d'aménager pour un parc de stationnement de 30 places. Le tribunal a d'abord jugé que M. A, en tant que voisin immédiat du projet, justifiait d'un intérêt à agir, mais a ensuite examiné et écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles N.1.1 et N.2.4 du plan local d'urbanisme et de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B contestant le refus du président du conseil départemental de la Seine-Maritime de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. La magistrate désignée a prononcé cette ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 23 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une méconnaissance du droit d'être entendu et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.