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Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante irakienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime ordonnant son transfert aux autorités bulgares. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles 3, 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de défaillances systémiques en Bulgarie. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la situation de Mme C ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement. En conséquence, le tribunal a refusé d'annuler l'arrêté de transfert et a rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante bangladaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 8 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités roumaines. Le juge a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, l'entretien individuel ayant été réalisé dans des conditions régulières. Il a également écarté les griefs relatifs au défaut d'examen particulier, à la violation de l'article 17.1 du même règlement et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté les conclusions d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de la SCI Château Gallo concernant des désordres affectant sa propriété, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La communauté urbaine Le Havre Seine Métropole, bien que ne s'opposant pas à la mesure, a formulé des protestations et réserves. L'expert désigné devra notamment décrire les désordres, déterminer leurs causes, évaluer la conformité des ouvrages hydrauliques réalisés par la SCI, et chiffrer le coût des travaux de reprise. La demande de la SCI au titre des frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Seine-Maritime. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant s'était borné à transmettre la décision attaquée sans exposer de conclusions ou de moyens, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête sans inviter au préalable le requérant à la régulariser.
Refus de titre de séjour pour dossier incomplet. Le Tribunal Administratif de Rouen, par ordonnance, a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Il a jugé que le refus d'enregistrer une demande de titre de séjour pour incomplétude du dossier ne constitue pas une décision faisant grief, et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Cette solution est fondée sur l'application combinée des articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce dernier constituant une législation spéciale dérogeant à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A B contestant le retrait de six points sur son permis de conduire suite à une infraction routière. La requérante invoquait la violation du principe "non bis in idem" et de l'article 368 du code de procédure pénale, au motif qu'une ordonnance pénale avait déjà été rendue pour les mêmes faits. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, rappelant que les sanctions administratives, comme le retrait de points, peuvent être cumulées avec des sanctions pénales sans méconnaître ce principe. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A Ondja'a d'une requête en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d'obtenir la délivrance d'un titre de séjour ou d'une attestation de prolongation d'instruction pour poursuivre sa formation d'aide-soignante. Le préfet de la Seine-Maritime a fait valoir qu'une décision favorable avait été prise le 12 août 2024 et que le titre était en cours de fabrication. La requérante s'est ensuite désistée de son instance. Par ordonnance du 10 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 26 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le droit d’être entendu, garanti par le droit de l’Union européenne, n’avait pas été méconnu, l’intéressé ayant pu présenter ses observations lors de sa demande d’asile. La décision a été prise en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l’arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 26 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ni l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le requérant n’établissant pas de risques personnels en cas de retour en Afghanistan. La demande d’annulation a donc été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires à fin d’injonction et d’application des dispositions relatives à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure du 21 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le requérant n'établissait pas de risques en cas de retour en Mauritanie ni de vie familiale stable en France. Il a également jugé que l'interdiction de retour était justifiée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de sa faible durée de présence et de l'absence de liens familiaux intenses.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande de Mme B A visant à obtenir une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante sollicitait cette mesure pour évaluer les préjudices résultant d'une maladie professionnelle. Le juge a désigné un expert avec une mission détaillée incluant l'examen médical, la description des séquelles, l'évaluation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, et la communication des débours de l'organisme social. L'expert devra déposer son rapport dans un délai de huit mois, les frais étant réservés pour une liquidation ultérieure.
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet de la Seine-Maritime du 22 mai 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le motif du classement était le défaut de production, dans le délai imparti, d’un justificatif de connaissance de la langue française au niveau B1. Le tribunal a jugé que les arguments de la requérante, tirés de son information préalable à l’administration et de sa demande de prorogation de délai, étaient inopérants, aucune règle ne prévoyant une telle prolongation. La solution retenue est fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 et l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une décision du préfet de la Seine-Maritime classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que le requérant s'était borné à transmettre la décision attaquée sans formuler de conclusions ni exposer de moyens de droit, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation préalable à la régulariser.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête en excès de pouvoir de M. A, détenu au Havre, dirigée contre un courrier du préfet de la Seine-Maritime du 26 août 2024. Le juge a estimé que cette lettre, invitant l'intéressé à présenter ses observations sur un projet de retrait de carte de résident, constituait un simple acte préparatoire et non une décision faisant grief. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions ont été rejetées sans régularisation possible.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, agent territorial victime d’un accident de service reconnu imputable le 4 décembre 2018. La commune de Rouen s’opposait à cette mesure, mais le juge a estimé qu’elle était utile pour évaluer les préjudices subis, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expertise a été confiée à une médecin, avec pour mission d’examiner l’agent, décrire ses séquelles et fixer la date de consolidation. Les demandes relatives à la charge des frais d’expertise et aux frais d’instance ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juin 2024 portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu et l'incompétence de l'autorité, n'étaient pas fondés. Il a relevé que la demande de réexamen d'asile déposée après l'arrêté n'avait pas d'effet suspensif sur l'obligation de quitter le territoire. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Rouen a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet de la Seine-Maritime avait obligé M. A, ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois mois. La décision a été annulée pour vice de procédure, le préfet n'ayant pas permis à M. A d'exercer son droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne avant de prendre la mesure d'éloignement. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quatre mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B épouse A contestant le retrait de deux points sur son permis de conduire. La requérante soutenait ne pas être l’auteure de l’infraction, mais ce moyen a été jugé inopérant car l’imputabilité d’une infraction relève de la compétence exclusive du juge pénal. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, rejette la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la modification d’une décision préfectorale de suspension de son permis de conduire pour obtenir une autorisation de conduire réservée aux trajets professionnels. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de modifier une décision administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Eure lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et lui interdisant le retour pour un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de la loi du 26 janvier 2024 et de la Convention européenne des droits de l'homme.