25 077 décisions disponibles
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C... A... et Mme D... B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 30 juin 2025 leur imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Garonne était compétent et que les décisions attaquées, prises en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), n'étaient entachées d'aucune illégalité, notamment au regard des exigences de motivation et de la Convention européenne des droits de l'homme. Les demandes d'injonctions et de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'éloignement pris à l'encontre d'un ressortissant italien. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, du défaut de motivation et de la méconnaissance du droit d'être entendu. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant géorgien paraplégique. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne démontrant pas que l'offre de soins dans le pays de renvoi était appropriée à l'état de santé grave du requérant. Elle a également relevé une insuffisance de motivation concernant la menace pour l'ordre public et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'ensemble des mesures d'éloignement a été annulé.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 8 juillet 2025 refusant l'admission au séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'intégration réelle du requérant, caractérisée par une présence stable depuis 2018, la scolarité ancienne et assidue de ses quatre enfants en France, et ses efforts d'insertion professionnelle. Le juge a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard notamment des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme relatif au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement d'urgence (HUDA). Le juge a considéré que la procédure n'était pas applicable, car l'intéressé, dont la demande d'asile a été acceptée, relevait désormais du dispositif des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et non plus de l'hébergement d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 et L. 551-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui excluent les bénéficiaires d'une protection internationale de la procédure d'expulsion accélérée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile débouté d'un CADA, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge des référés a rejeté la requête du préfet, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, notamment au regard de la vulnérabilité psychique de l'intéressé et de l'absence de saturation avérée du dispositif d'hébergement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'occupants sans titre d'une aire d'accueil des gens du voyage fermée pour travaux. Le juge a estimé que l'occupation illicite, caractérisée par une entrée forcée et des branchements électriques non autorisés, portait atteinte au fonctionnement du service public et justifait une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, retenant l'utilité de la mesure et l'absence de contestation sérieuse, afin de permettre la remise en état du site pour la saison à venir.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la commune de Toulouse de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'occupants d'une aire de grand passage et le recours à la force publique. L'affaire est donc close sans examen au fond, les défendeurs n'étant plus présents sur les lieux au moment de l'instruction.
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Blagnac en désignant un expert pour constater l'état des immeubles riverains avant des travaux de démolition. Le juge a retenu le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet une telle mesure d'instruction en l'absence de décision administrative préalable. La mission de l'expert, dont les modalités sont précisément définies, vise à établir un constat préalable susceptible de donner lieu à un futur litige.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exclusion d'un enfant d'un service périscolaire. Le juge estime que les requérants n'établissent pas le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, notamment en ne démontrant pas une menace sérieuse et immédiate pour la scolarité de l'enfant. La demande est donc jugée irrecevable sur ce fondement procédural.
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction contre le refus de titre de séjour d'un étudiant étranger. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension de la décision préfectorale de refus de titre de séjour. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension, ni un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. **Textes appliqués** : La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension). Le juge examine également les conditions de délivrance d'un titre de séjour au regard des articles L. 423-23 et L. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête du préfet de la Haute-Garonne visant à expulser Mme D... A... d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge des référés a estimé que le préfet ne démontrait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, notamment en raison d'un délai de plus de trois mois entre la mise en demeure et la saisine du tribunal. La juridiction a également considéré que l'expulsion, au regard de la situation médicale grave d'un enfant et de la scolarisation des autres, porterait une atteinte disproportionnée aux droits de l'intéressée et de sa famille.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par le préfet de la Haute-Garonne d'une demande d'expulsion en référé de deux occupants d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a fait droit à cette demande, ordonnant l'expulsion des intéressés, au motif qu'ils se maintenaient illégalement dans les lieux après avoir été déboutés de leur demande d'asile et avoir fait l'objet d'une mise en demeure infructueuse. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent une telle injonction pour libérer une place d'hébergement.