25 077 décisions disponibles — page 488/1254
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. C et la commune de Bessières pour contester l'arrêté du 4 juillet 2022 retirant ses délégations à M. C, premier vice-président de la communauté de communes Val'Aïgo, ainsi que la délibération du 1er septembre 2022 mettant fin à ses fonctions. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable la requête de la commune de Bessières, estimant qu'elle ne justifiait pas d'un intérêt à agir, les décisions litigieuses concernant M. C à titre personnel. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions de M. C, considérant que le retrait de délégation et la délibération étaient légaux au regard des dispositions de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait la décision du préfet de la Haute-Garonne lui retirant le bénéfice de sa priorité reconnue par la commission de médiation du droit au logement opposable. Le tribunal a jugé que cette décision préfectorale, qui informe le demandeur qu'il a perdu ce bénéfice après un refus d'offre, ne peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Il a rappelé que seul le recours spécial prévu à l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation est ouvert pour obtenir l'exécution d'une décision de la commission de médiation. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL YBC Coiffure, qui contestait des rappels de TVA et des suppléments d'impôt sur les sociétés pour les années 2014 et 2015, d'un montant total de 29 796 euros. La société invoquait une irrégularité de la procédure de contrôle, un rejet injustifié de sa comptabilité et une méthode de reconstitution de bénéfices viciée. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la société n'avait pas démontré avoir été privée d'un débat contradictoire et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, un ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 16 novembre 2022 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a jugé que la décision était légale, notamment au regard des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni aux droits de son enfant (article 3-1 de la CIDE). Les moyens soulevés par le requérant, tels que l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, ou l'illégalité de la mesure d'éloignement sous-jacente, ont été écartés comme infondés.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en formation collégiale (2ème chambre), a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B contre les décisions des 27 juillet et 19 août 2022 par lesquelles Pôle emploi a refusé de lui accorder une aide individuelle à la formation (AIF) pour financer une certification Voltaire. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, une erreur de fait et de droit, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code du travail et de la délibération n° 2015-10 du conseil d'administration de Pôle emploi.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de conseillers municipaux d'opposition de Montastruc-la-Conseillère qui contestaient l'article 32 du règlement intérieur communal, au motif qu'il n'incluait pas la page Facebook de la mairie dans les bulletins d'information générale. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que le recours était tardif. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le délai de deux mois pour agir était expiré, les requérants ayant eu connaissance des délibérations des 24 novembre et 15 décembre 2020 dès leur adoption ou leur affichage.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé la décision du 11 avril 2023 par laquelle le préfet de la Haute-Garonne refusait de délivrer un certificat de résidence à Mme D, ressortissante algérienne. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de la situation. Il a considéré que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légalement justifiée car M. C n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SASU Easydis, qui demandait la décharge de cotisations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2017 et 2018, d’un montant total de 1 363 243 euros. La société soutenait que l’administration fiscale avait commis une erreur de droit en retenant une définition de la notion d’établissement industriel contraire à l’instruction du 1er octobre 1941. Le tribunal a jugé que le moyen n’était pas fondé, en application des articles 1447, 1467, 1473 et 1499 du code général des impôts, ainsi que de l’acte dit loi du 15 mars 1942 maintenu en vigueur. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B A contestant le refus de la CDAPH du Lot de lui accorder une orientation professionnelle en milieu protégé. Le tribunal a constaté que la maison départementale des personnes handicapées, mise en demeure de produire un mémoire, n'a pas répondu et est donc réputée avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. En application des articles L. 5213-1 et suivants du code du travail, le tribunal a jugé que le handicap de M. A justifiait une orientation vers un centre de rééducation professionnelle (CRP). Par conséquent, la décision du 1er décembre 2022 a été annulée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande des sociétés D'Medica et La coopérative Welcoop. Les requérantes contestaient le refus de l'administration fiscale de modifier le calcul de leur crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) pour 2018, en demandant l'application d'une durée quotidienne de travail de 8h20. Le tribunal a jugé que la réclamation préalable était irrecevable, car la société La coopérative Welcoop ne justifiait pas d'un mandat régulier pour représenter la SA D'Medica. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de Mme A, qui contestait la décision de la CAF de la Haute-Garonne de ne lui accorder qu'une remise partielle de 50 % sur un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 818,31 euros pour l'année 2022, sollicitant une remise totale. La requérante invoquait sa bonne foi, l'absence de responsabilité dans la création de l'indu dû à un problème informatique, et sa situation de précarité en tant que mère isolée. La CAF s'est opposée à la demande, faisant valoir que l'indu résultait de la prise en compte tardive du patrimoine financier de Mme A, s'élevant à 64 000 euros en 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la CAF avait fait une exacte application des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et R. 825-3 du code de la construction et de l'habitation, et que la situation de précarité invoquée n'était pas établie au regard de l'importance du patrimoine financier de l'intéressée.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL La Vénus, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la taxe spéciale d'équipement pour 2020 et 2021. La société, exploitant un cabaret-restaurant, demandait à titre principal une exonération sur le fondement de l'article 1464 A du code général des impôts, mais le tribunal a jugé que cette exonération était subordonnée à une délibération préalable de la commune ou de l'EPCI, laquelle n'était pas établie. À titre subsidiaire, la demande de réduction de la base d'imposition pour activité saisonnière, fondée sur le V de l'article 1478 du même code, a également été rejetée, la société n'apportant pas la preuve qu'elle remplissait les conditions légales. En conséquence, le tribunal a confirmé les impositions contestées et rejeté l'ensemble des conclusions de la requérante.
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait la décision d’acceptation de sa démission. La requérante n’a invoqué aucun moyen de droit précis, se limitant à des circonstances factuelles personnelles, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. N’ayant pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux, celle-ci a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet du Tarn du 14 février 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que M. B, titulaire d'un titre de séjour délivré à Mayotte, ne pouvait s'installer sur le territoire métropolitain sans autorisation préfectorale préalable, conformément à l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour en métropole et de l'absence de liens personnels stables. En conséquence, les décisions d'éloignement et de fixation du pays de renvoi ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse annule le refus de regroupement familial opposé par le préfet du Lot à un ressortissant marocain. Le préfet s'était fondé sur une condamnation pour violences de plus de dix ans, mais le juge estime que ces faits anciens et isolés ne caractérisent pas un manquement aux principes essentiels de la vie familiale au sens de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal enjoint au préfet d'accorder le regroupement familial dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au requérant.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. Peron et autres, conseillers municipaux d'opposition à Pins Justaret, contestant deux délibérations (18 mai 2022 et 5 avril 2023) réglementant leur droit d'expression dans les publications municipales. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions indemnitaires des requérants, faute de demande préalable auprès de la commune. Concernant la délibération de mai 2022, le tribunal a constaté qu'elle avait été remplacée par celle d'avril 2023, entraînant un non-lieu à statuer sur les conclusions initiales. La solution retenue est donc un rejet partiel pour irrecevabilité et un non-lieu à statuer, sans se prononcer sur le fond du droit d'expression garanti par l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de Mme A contestant un indu d'aide personnelle au logement (APL) de 916,94 euros, notifié par la CAF du Tarn. La requérante contestait le bien-fondé de la dette et sollicitait une remise totale. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, car Mme A contestait le bien-fondé de l'indu. Saisi en plein contentieux, le juge a constaté que la dette avait été intégralement soldée par des retenues sur prestations, rendant sans objet la demande de remise gracieuse. En revanche, statuant sur le bien-fondé de l'indu, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la CAF avait correctement appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A, ressortissant guinéen, contre un arrêté préfectoral du 22 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du droit d'être entendu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, et que la procédure avait respecté le principe du contradictoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juillet 2023 refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir une résidence continue en France depuis 2017. Par conséquent, l'ensemble des décisions contestées (refus de séjour, obligation de quitter le territoire, délai de départ et pays de destination) ont été validées.