433 401textes du droit de l'Union européenne.
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5 mars 2026
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La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) dans le cadre d'un renvoi préjudiciel allemand. Elle précise les conséquences juridiques d'une suspension, par l'État membre responsable, de la prise et de la reprise en charge des demandeurs d'asile sur le délai de transfert prévu à l'article 29 et sur la possibilité pour l'État membre requérant de déclarer la demande irrecevable en application de l'article 33 de la directive 2013/32. L'arrêt clarifie les obligations des États membres lorsque le transfert ne peut être exécuté en raison d'une telle suspension.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions d'application du taux réduit de TVA aux prestations d'hébergement hôtelier, en jugeant que les États membres ne peuvent pas exclure de ce taux les prestations accessoires (comme le petit-déjeuner) au seul motif qu'elles ne servent pas directement à l'hébergement, dès lors qu'elles sont indissociables de la prestation principale. Cette décision, rendue sur renvoi préjudiciel du Bundesfinanzhof allemand, rappelle que le principe de neutralité fiscale interdit de traiter différemment des opérations économiquement comparables et concurrentes, ce qui a des implications directes sur les mécanismes nationaux de dissociation des opérations taxables.
Dans l'affaire C-10/25, la Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 13 de la directive "autorisation" (2002/20/CE) et l'article 8 de la directive "cadre" (2002/21/CE) concernant les redevances pour l'utilisation des fréquences de télévision numérique. Elle juge que le droit italien, qui fixe ces redevances en fonction d'un objectif de recettes annuelles prédéterminé à visée purement financière, est contraire au droit de l'UE. La décision précise que ces redevances doivent uniquement refléter la valeur d'usage du spectre et non servir un objectif budgétaire, ce qui a un impact direct sur la légalité des impositions frappant les opérateurs de communications électroniques en France.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "consommateur" au sens de la directive 2011/83/UE dans le cadre d'un contrat à distance. Elle juge que la qualité de consommateur n'est pas perdue lorsque le contact avec le professionnel est établi par un autre professionnel mandaté par le consommateur. L'arrêt examine également les limites du droit de rétractation en cas d'abus de droit, offrant des critères pour apprécier un éventuel détournement de ce droit.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de M. Passalacqua, confirmant l'arrêt du Tribunal qui avait lui-même rejeté son recours contre la décision de la Commission de ne pas le promouvoir au grade AD 11 lors de l'exercice 2021. L'arrêt précise les conditions de la comparaison des mérites entre fonctionnaires promouvables et rappelle que l'institution dispose d'un large pouvoir d'appréciation, la charge de la preuve d'une erreur manifeste ou d'un défaut de motivation incombant au requérant.
Dans l'affaire C-757/24, la Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2000/78/CE relative à l'égalité de traitement en matière d'emploi. Elle examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation régionale autrichienne qui, dans le cadre d'un nouveau régime de rémunération pour les agents contractuels, exclut la prise en compte des périodes d'emploi accomplies avant l'âge de 18 ans, alors que le régime antérieur avait été jugé discriminatoire. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut remplacer une réglementation nationale déclarée discriminatoire par un nouveau système, sans pour autant perpétuer une différence de traitement fondée sur l'âge.
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de la Roumanie contre la décision de la Commission excluant certaines dépenses du financement de la PAC. L'arrêt précise les conditions de modification du fondement juridique des corrections financières en cours de procédure d'apurement de conformité, et confirme que la confusion entre terres en jachère et prairies temporaires constitue une non-conformité significative justifiant une augmentation du taux de contrôle. Pour le praticien, cette décision clarifie les limites du droit de l'État membre à être entendu lors d'un changement de base légale et la qualification des erreurs de déclaration agricole.
La Cour de justice de l'Union européenne précise la notion de "bon" au sens de l'article 30 bis de la directive TVA, dans le cadre d'un programme de fidélisation. Elle juge que des points attribués à des clients en fonction d'achats antérieurs et échangeables contre des produits de faible valeur ne constituent pas un bon au sens de cette disposition. Cette décision clarifie le traitement fiscal des programmes de fidélisation en excluant ces points du régime spécifique des bons.
Dans l'affaire C-210/24, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions dans lesquelles une autorité adjudicatrice peut, pour un marché public de services sociaux inférieur aux seuils de la directive 2014/24, imposer comme critère d'attribution l'augmentation des salaires du personnel au-delà de la convention collective sectorielle. La Cour juge qu'un tel critère, s'il est lié à l'objet du marché et respecte les principes de proportionnalité et de non-discrimination, est admissible, tout en rappelant que le droit à la négociation collective (article 28 de la Charte) ne s'oppose pas à ce que l'autorité publique fixe des conditions salariales minimales dans le cadre d'un marché.
La Cour de justice de l'Union européenne a interprété l'article 12 de la directive 2011/98/UE, qui garantit l'égalité de traitement aux travailleurs de pays tiers titulaires d'un permis unique, en matière de sécurité sociale. Elle a jugé que cette disposition s'oppose à une législation nationale, comme celle italienne en cause, qui exclut du bénéfice d'une allocation sociale pour personnes âgées en situation d'indigence les ressortissants de pays tiers titulaires d'un permis de séjour pour raisons familiales, au motif qu'ils ne possèdent pas un permis de séjour de longue durée. Cette décision précise la portée du droit à l'égalité de traitement pour les travailleurs migrants, en incluant les prestations spéciales en espèces à caractère non contributif relevant du règlement (CE) n° 883/2004.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la conversion d'unités de monnaie virtuelle d'un jeu vidéo en ligne en devises traditionnelles constitue une opération de change exonérée de TVA au titre de l'article 135, paragraphe 1, sous e), de la directive 2006/112/CE. Cette décision précise que la monnaie virtuelle d'un jeu vidéo en ligne ne peut être qualifiée de "bon à usages multiples" au sens de l'article 30 bis de la directive, ce qui exclut l'application du régime spécifique de taxation prévu pour ces bons. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt clarifie le traitement fiscal des monnaies virtuelles de jeux et confirme l'application du régime d'exonération des opérations de change, sous réserve que la monnaie virtuelle soit acceptée comme moyen de paiement par des parties autres que l'émetteur.
La Cour de justice de l'Union européenne condamne le Portugal pour manquement à ses obligations au titre de la directive "Habitats" (92/42/CEE), en raison de l'absence de désignation de zones spéciales de conservation et de l'adoption de mesures de conservation nécessaires. Cet arrêt, rendu sur le fondement de l'article 260, paragraphe 2, TFUE, sanctionne l'inexécution d'un précédent arrêt de la Cour par le paiement d'une somme forfaitaire et d'une astreinte. Pour le professionnel du droit français, cette décision illustre le mécanisme de sanction financière pour non-respect persistant du droit de l'environnement de l'UE.
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 5 mars 2026 (affaire C-828/24) interprète la directive 2003/49/CE concernant le régime fiscal commun applicable aux paiements d'intérêts et de redevances entre sociétés associées d'États membres différents. Il précise que la décision d'octroi d'une exonération à la source peut être limitée dans le temps, et que le délai de production de l'attestation prévu à l'article 1er, paragraphe 12 de la directive peut restreindre la période pour laquelle cette exonération est accordée, notamment pour les paiements antérieurs à la production des justificatifs. Pour le professionnel du droit français, cette décision clarifie les conditions temporelles de l'exonération et les conséquences du non-respect des délais de production des attestations par le bénéficiaire.
L'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'affaire C-489/24, *Safita*, précise les conditions et limites dans lesquelles un État membre peut prolonger successivement le délai de six mois pour statuer sur une demande de protection internationale, en application de l'article 31, paragraphe 3, troisième alinéa, sous b), de la directive 2013/32/UE. La Cour indique que la prolongation n'est possible qu'en cas d'afflux simultané et exceptionnel de demandes, et qu'elle ne saurait être reconduite indéfiniment sans violer l'obligation de l'État membre de doter son autorité compétente des moyens appropriés (article 4, paragraphe 1). En pratique, pour un professionnel du droit français, cet arrêt impose de vérifier que toute prolongation du délai d'examen est strictement justifiée par des circonstances objectives et ne constitue pas une mesure permanente ou disproportionnée.