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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

433 860textes du droit de l'Union européenne.

433 860

Total documents

433 860

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 533

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 434

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 611

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 566

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence CJUE62023CJ0790

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#X contre Maahanmuuttovirasto.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Korkein hallinto-oikeus.#Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protocole (no 22) sur la position du Danemark annexé au traité UE et au traité FUE – Accord entre la Communauté européenne et le Royaume de Danemark concernant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée par un ressortissant d’un pays tiers – Règlement (UE) n° 604/2013 – Article 18, paragraphe 1, sous d) – Obligations de l’État membre responsable – Obligation de reprise en charge d’un ressortissant de pays tiers dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande dans un autre État membre – Notion de “demande [de protection internationale]” – Statut particulier du Royaume de Danemark – Notion de “rejet” – Décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d’un titre de séjour temporaire – Exclusion.#Affaire C-790/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise la portée de l'obligation de reprise en charge d'un ressortissant de pays tiers par l'État membre responsable au titre du règlement Dublin III (article 18, §1, d)), dans le cadre des relations spécifiques avec le Danemark. La Cour juge que la notion de « rejet » d'une demande de protection internationale ne couvre pas une décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d'un titre de séjour temporaire accordé par le Danemark, ce qui exclut l'obligation de reprise en charge pour ce motif.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0143_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 30 octobre 2025.#KI et FA contre Mercedes-Benz Bank AG et Volkswagen Bank GmbH.#Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Contrat de crédit destiné à l’achat d’un véhicule automobile – Directive 2008/48/CE – Article 10, paragraphe 2, sous l) – Exigences relatives aux informations devant être mentionnées dans le contrat – Obligation de préciser le taux d’intérêt de retard – Article 14, paragraphe 1 – Droit de rétractation – Début du délai de rétractation en cas d’absence de mention relative au taux d’intérêt de retard – Caractère abusif de l’exercice du droit de rétractation – Conséquences de l’exercice du droit de rétractation dans le cadre du contrat de crédit lié à un contrat d’achat de véhicule – Obligations du consommateur à l’égard du prêteur – Méthode de calcul de l’indemnité compensatrice pour perte de valeur du bien financé – Article 14, paragraphe 3, sous b) – Paiement des intérêts à la suite de la rétractation d’un contrat de crédit lié à un contrat de fourniture de biens.#Affaire C-143/23.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 150

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 566

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence, dans un contrat de crédit, de la mention du taux d'intérêt de retard (exigée par l'article 10, paragraphe 2, sous l), de la directive 2008/48) empêche le délai de rétractation de courir, et ce, même si le consommateur a eu connaissance de ce taux par d'autres moyens. L'exercice de ce droit de rétractation ne peut être considéré comme abusif du seul fait que le consommateur l'utilise pour se soustraire à un contrat devenu désavantageux. Enfin, en cas de rétractation d'un crédit affecté à l'achat d'un véhicule, l'indemnité pour perte de valeur du bien due par le consommateur doit être calculée en fonction de la dépréciation réelle et non selon une méthode forfaitaire prédéfinie.

30 octobre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0215

Ordonnance de rectification du 30 octobre 2025.#YX.#Rectification d’arrêt.#Affaire C-215/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne rectifie matériellement un arrêt antérieur rendu dans l'affaire C-215/24, concernant le requérant YX. La rectification porte sur une erreur matérielle contenue dans le texte de l'arrêt initial, sans en modifier le dispositif ni la portée juridique. Pour le professionnel du droit français, cette ordonnance n'a d'incidence que sur la version officielle de l'arrêt à citer, sans créer de nouveau précédent ou modifier l'état du droit applicable.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0558_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Corendon Airlines Turistik Hava Tasimacilik AS contre Myflyright GmbH.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 6 – Notion de “retard d’un vol” – Report d’un vol annoncé au préalable par le transporteur aérien avec confirmation des nouvelles heures de départ et d’arrivée – Article 5, paragraphe 1, sous c), et article 7, paragraphe 1 – Droit à indemnisation des passagers en cas de retard de trois heures ou plus à l’arrivée d’un vol – Notion d’“heure d’arrivée prévue” – Détermination de la durée du retard.#Affaire C-558/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'un transporteur aérien annonce préalablement un report de vol et confirme les nouvelles heures de départ et d'arrivée, le retard doit être calculé par rapport à ces nouvelles heures confirmées, et non par rapport à l'horaire initial. En conséquence, le droit à indemnisation des passagers prévu par le règlement CE n° 261/2004 pour un retard de trois heures ou plus à l'arrivée s'apprécie au regard de l'heure d'arrivée prévue telle que modifiée et communiquée au préalable.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0558

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Corendon Airlines Turistik Hava Tasimacilik AS contre Myflyright GmbH.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Landshut.#Renvoi préjudiciel – Transports aériens – Règlement (CE) no 261/2004 – Article 6 – Notion de “retard d’un vol” – Report d’un vol annoncé au préalable par le transporteur aérien avec confirmation des nouvelles heures de départ et d’arrivée – Article 5, paragraphe 1, sous c), et article 7, paragraphe 1 – Droit à indemnisation des passagers en cas de retard de trois heures ou plus à l’arrivée d’un vol – Notion d’“heure d’arrivée prévue” – Détermination de la durée du retard.#Affaire C-558/24.

La Cour précise que, pour un vol dont le départ est reporté et communiqué à l'avance par le transporteur avec confirmation des nouvelles heures, le retard à l'arrivée doit être calculé par rapport à l'horaire initialement prévu, et non par rapport à l'horaire modifié. Un tel report ne fait pas perdre au vol son caractère de "vol retardé" au sens du règlement n° 261/2004, et les passagers conservent leur droit à indemnisation si le retard à l'arrivée atteint trois heures ou plus par rapport à l'heure d'arrivée initiale.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0546_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 30 octobre 2025.#PN e.a. contre Sea Fisheries Protection Authority.#Renvoi préjudiciel – Politique commune de la pêche – Règlement (CE) no 1224/2009 – Pesée des produits de la pêche – Article 60, paragraphe 2 – Pesée effectuée lors du débarquement – Article 61, paragraphe 1 – Pesée effectuée après le transport depuis le lieu de débarquement – Lieu de la pesée en cas de contrôle – Possibilité pour les autorités compétentes d’exiger une pesée des produits de la pêche sur le lieu de débarquement avant qu’ils ne soient transportés ailleurs.#Affaire C-546/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 60, paragraphe 2, et 61, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1224/2009 relatif à la politique commune de la pêche. Il précise que les autorités nationales compétentes peuvent exiger que la pesée des produits de la pêche soit effectuée sur le lieu de débarquement avant tout transport, même si l'opérateur a prévu de la réaliser ultérieurement après transport. La décision confirme ainsi la primauté du contrôle sur le lieu de débarquement pour garantir l'exactitude des données de capture.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0500_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Grupo Massimo Dutti SA contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Détermination – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-500/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel, précise les conditions de détermination de la valeur en douane en cas de ventes successives de marchandises destinées à l'exportation vers le territoire douanier de l'Union. Il interprète l'article 29 du code des douanes communautaire et l'article 147 de son règlement d'application, en clarifiant quelle vente doit être retenue comme base pour l'évaluation. Pour le professionnel du droit français, cette décision apporte un éclairage utile sur le choix de la transaction pertinente dans les chaînes d'approvisionnement complexes.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0402_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#BL contre Dr. A, en qualité de mandataire liquidateur de Luftfahrtgesell.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Notification du projet de licenciement collectif erronée ou incomplète à l’autorité publique compétente – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours – Validité du licenciement – Article 6 – Sanctions.#Affaire C-402/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que la notification d'un projet de licenciement collectif à l'autorité publique compétente, au sens de l'article 3, paragraphe 1, de la directive 98/59/CE, doit être complète et exacte. Une notification erronée ou incomplète ne fait pas courir la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, de cette directive, ce qui affecte la validité des licenciements individuels qui en découlent. Les États membres doivent prévoir des sanctions effectives, proportionnées et dissuasives, conformément à l'article 6 de la directive, en cas de non-respect de ces obligations.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0398

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025.#A contre B.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Riigikohus.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière civile et commerciale – Compétence judiciaire, reconnaissance et exécution des décisions en matière civile et commerciale – Règlement (UE) no 1215/2012 – Article 25, paragraphe 1 – Convention attributive de juridiction – Nullité quant au fond selon le droit de l’État membre dont la juridiction est saisie – Notion.#Affaire C-398/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise l'interprétation de l'article 25, paragraphe 1, du règlement Bruxelles I bis (n° 1215/2012) concernant les clauses attributives de juridiction. Elle juge que la notion de "nullité quant au fond" d'une telle convention, appréciée selon le droit de l'État membre dont la juridiction est saisie, doit faire l'objet d'une interprétation autonome et uniforme du droit de l'Union. Cette décision clarifie les limites du contrôle par le juge saisi de la validité matérielle d'une clause d'élection de for, afin d'éviter que des divergences nationales ne compromettent l'effet utile du règlement.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0373_SUM

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 30 octobre 2025.#NI contre Republika Hrvatska.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 2003/88/CE – Protection de la sécurité et de la santé des travailleurs – Article 1er, paragraphe 3 – Article 2, paragraphe 1 – Notion de “temps de travail” – Activités des procureurs du parquet – Directive 89/391/CEE – Article 2, paragraphe 2 – Particularités inhérentes à certaines activités spécifiques dans la fonction publique – Période de garde sur le lieu de travail et période de garde sous régime d’astreinte, effectuées en dehors du temps de travail – Article 31 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Conditions de travail justes et équitables.#Affaire C-373/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que les périodes de garde effectuées par un procureur sur son lieu de travail constituent du "temps de travail" au sens de la directive 2003/88, même si une partie de ce temps est consacrée à des activités personnelles. En revanche, les périodes d'astreinte durant lesquelles le procureur doit être joignable sans être tenu de rester sur place ne relèvent pas de cette qualification. Cet arrêt précise les limites des dérogations prévues pour les activités spécifiques de la fonction publique et réaffirme l'importance du droit à des conditions de travail justes et équitables garanti par la Charte des droits fondamentaux.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0348_SUM

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Compañía de Distribución Integral Logista, SA contre Administración General del Estado.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Régime d’entrepôt douanier – Mise en libre pratique – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Article 112, paragraphe 3 – Détermination de la valeur en douane – Article 214, paragraphe 1 – Moment auquel il faut se placer pour déterminer la valeur en douane – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 97 quindecies, paragraphe 2 – Preuve de l’origine des marchandises – Article 118, paragraphes 1 et 3 – Délai de présentation des preuves de l’origine – Perte du bénéfice du traitement préférentiel – Validité des documents prouvant l’origine des marchandises – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-348/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise les modalités de détermination de la valeur en douane et de preuve de l'origine préférentielle des marchandises placées sous régime d'entrepôt douanier puis mises en libre pratique. Il clarifie notamment le moment pertinent pour apprécier la valeur en douane (article 214, paragraphe 1, du code des douanes communautaire) et les conditions de validité des certificats d'origine en cas de ventes successives (articles 97 quindecies et 118 du règlement d'application). Pour le praticien français, cet arrêt est essentiel pour sécuriser les opérations d'importation impliquant un entreposage douanier et des chaînes de vente complexes.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0348

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 30 octobre 2025.#Compañía de Distribución Integral Logista, SA contre Administración General del Estado.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Tribunal Supremo.#Renvoi préjudiciel – Union douanière – Règlement (CEE) no 2913/92 – Code des douanes communautaire – Régime d’entrepôt douanier – Mise en libre pratique – Article 29 – Valeur en douane des marchandises – Marchandises vendues pour l’exportation à destination du territoire douanier de l’Union européenne – Article 112, paragraphe 3 – Détermination de la valeur en douane – Article 214, paragraphe 1 – Moment auquel il faut se placer pour déterminer la valeur en douane – Règlement (CEE) no 2454/93 – Article 97 quindecies, paragraphe 2 – Preuve de l’origine des marchandises – Article 118, paragraphes 1 et 3 – Délai de présentation des preuves de l’origine – Perte du bénéfice du traitement préférentiel – Validité des documents prouvant l’origine des marchandises – Article 147 – Ventes successives.#Affaire C-348/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel du Tribunal Supremo espagnol, précise les règles de détermination de la valeur en douane dans le cadre de ventes successives de marchandises placées sous le régime de l'entrepôt douanier. Il clarifie notamment le moment pertinent pour apprécier cette valeur (article 214, paragraphe 1, du code des douanes) et les conditions de preuve de l'origine préférentielle des marchandises, en particulier le délai de présentation des documents justificatifs et les conséquences de leur production tardive sur le bénéfice du traitement tarifaire préférentiel.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0321_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 30 octobre 2025.#BC contre S. C. P. Attal et Associés.#Renvoi préjudiciel – Libre circulation des capitaux – Article 63, paragraphe 1, TFUE – Succession – Recours obligatoire à un notaire aux fins de l’établissement de la déclaration de succession dans un État membre autre que celui dans lequel la succession est ouverte – Réglementation de cet État membre prévoyant que les émoluments de ce notaire sont calculés sur l’actif brut total de la succession – Exercice parallèle, par les États membres, de leur compétence fiscale – Absence de restriction à la libre circulation des capitaux.#Affaire C-321/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que l'obligation, pour un héritier, de recourir à un notaire dans un État membre autre que celui d'ouverture de la succession, afin d'établir la déclaration de succession, ne constitue pas une restriction à la libre circulation des capitaux. Cette conclusion vaut même lorsque les émoluments du notaire sont calculés sur l'actif brut total de la succession, car cette réglementation relève de l'exercice parallèle par les États membres de leur compétence fiscale.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0002_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#FL und KM Baugesellschaft m.b.H. & Co. KG et S AG.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 101 TFUE – Effet utile – Directive 2014/104/UE – Règles régissant les actions en dommages et intérêts en droit national pour les infractions aux dispositions du droit de la concurrence des États membres et de l’Union européenne – Article 6, paragraphes 6 et 7 – Article 7, paragraphe 1 – Directive 2019/1/UE – Octroi aux autorités de concurrence des États membres des moyens de mettre en œuvre plus efficacement les règles de concurrence et de garantir le bon fonctionnement du marché intérieur – Article 31, paragraphe 3 – Champ d’application – Mécanisme d’entraide administrative et judiciaire entre autorités nationales – Transfert du dossier d’une autorité de concurrence à une autorité effectuant une enquête pénale – Jonction au dossier d’une enquête pénale des déclarations effectuées en vue d’obtenir la clémence et des propositions de transaction, ainsi que de leurs annexes – Accès à ces documents des personnes mises en examen et des autres parties à une telle procédure.#Affaire C-2/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application des directives 2014/104 et 2019/1 concernant la protection des déclarations de clémence et des propositions de transaction dans le cadre d'une procédure pénale nationale. La Cour juge que ces directives ne s'opposent pas à ce que ces documents, initialement transmis par une autorité de concurrence à une autorité judiciaire dans le cadre d'une entraide, soient versés au dossier d'une enquête pénale. Toutefois, l'accès à ces documents par les personnes mises en examen et les autres parties à la procédure pénale est strictement encadré par le droit national, sous réserve du respect des droits de la défense et de l'effet utile du droit de la concurrence de l'Union.

30 octobre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62023CC0770

Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 30 octobre 2025.###

L'avocat général Kokott propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) concernant la compétence judiciaire en matière de contrats de consommation conclus en ligne. Les conclusions précisent les critères permettant de déterminer si un professionnel « dirige » ses activités vers l'État membre du consommateur, notamment via un site internet, afin de déclencher la protection juridictionnelle spécifique accordée au consommateur. Cette affaire est cruciale pour les professionnels du droit français car elle affine la notion de « ciblage » dans le commerce électronique, impactant directement la détermination du for compétent pour les litiges transfrontaliers.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0790

Affaire C-790/23, Qassioun: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025 (demande de décision préjudicielle du Korkein hallinto-oikeus – Finlande) – X / Maahanmuuttovirasto [Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Protocole (no 22) sur la position du Danemark annexé au traité UE et au traité FUE – Accord entre la Communauté européenne et le Royaume de Danemark concernant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale présentée par un ressortissant d’un pays tiers – Règlement (UE) n° 604/2013 – Article 18, paragraphe 1, sous d) – Obligations de l’État membre responsable – Obligation de reprise en charge d’un ressortissant de pays tiers dont la demande a été rejetée et qui a présenté une demande dans un autre État membre – Notion de demande [de protection internationale] – Statut particulier du Royaume de Danemark – Notion de rejet – Décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d’un titre de séjour temporaire – Exclusion]

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans le cadre d'un renvoi préjudiciel finlandais, la portée de l'obligation de reprise en charge d'un ressortissant d'un pays tiers par l'État membre responsable au titre du règlement Dublin III (article 18, §1, d)). Elle interprète la notion de "demande" de protection internationale et de "rejet" de celle-ci, en tenant compte du statut particulier du Danemark. L'arrêt clarifie notamment si une décision de non-prolongation ou de non-renouvellement d'un titre de séjour temporaire constitue un "rejet" au sens de ce règlement.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0134_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#UR contre DF.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Exigence de notification préalable à l’autorité publique compétente du projet de licenciement collectif – Conformité de la notification aux prescriptions de cette directive – Absence – Validité du licenciement – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours.#Affaire C-134/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence de notification préalable à l'autorité publique compétente, conforme aux prescriptions de la directive 98/59/CE, affecte la validité des licenciements collectifs. Elle rappelle que la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, ne peut être réduite ou ignorée sans respecter les obligations procédurales de notification.

30 octobre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0134

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 30 octobre 2025.#UR contre DF.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Bundesarbeitsgericht.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Directive 98/59/CE – Licenciements collectifs – Article 3, paragraphe 1, premier alinéa – Exigence de notification préalable à l’autorité publique compétente du projet de licenciement collectif – Conformité de la notification aux prescriptions de cette directive – Absence – Validité du licenciement – Article 4, paragraphe 1, premier alinéa – Période de carence de 30 jours.#Affaire C-134/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'absence de notification préalable d'un projet de licenciement collectif à l'autorité publique compétente, conformément aux prescriptions de la directive 98/59/CE, entraîne l'invalidité des licenciements. L'arrêt souligne que cette notification doit être complète et conforme avant le début de la période de carence de 30 jours prévue à l'article 4, paragraphe 1, de la directive.

30 octobre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0571

Conclusions de l'avocat général M. J. Richard de la Tour, présentées le 30 octobre 2025.###

L'avocat général Richard de la Tour propose à la Cour de justice de l'Union européenne de préciser les conditions dans lesquelles un juge national peut écarter une décision de justice définitive contraire au droit de l'Union, en particulier au regard du principe de l'autorité de la chose jugée. Il examine l'équilibre à trouver entre l'effectivité du droit de l'Union et la sécurité juridique, notamment en présence d'une violation manifeste. Ces conclusions pourraient avoir un impact significatif sur les voies de recours en droit français, en redéfinissant les limites du principe d'irrévocabilité des décisions.

30 octobre 2025

Détail →
Arrêt CJUE62024CC0293

Conclusions de l'avocate générale Mme T. Ćapeta, présentées le 30 octobre 2025.###

L'avocate générale propose à la Cour de juger que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose un délai de forclusion pour contester une décision de maintien en détention, lorsque ce délai court à compter de la notification de la décision sans que la personne détenue ait été informée de ses voies de recours. Cette interprétation vise à garantir l'effectivité du droit à un recours juridictionnel, notamment dans le cadre des procédures de transfert relevant du règlement Dublin III.

30 octobre 2025

Détail →